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Énigme persistante, réaction d'orgueil et espoir écorné : les tops et les flops de samedi

Énigme persistante, réaction d'orgueil et espoir écorné : les tops et les flops de samedi

Le 05/05/2019 à 00:00Mis à jour Le 05/05/2019 à 09:26

LIGUE 1 - La confirmation d'un talent, celle d'une question, une réponse cinglante et une drôle d'utilisation de l'assistance vidéo... voici les tops et flops des matches de samedi, dans le cadre de la 35e journée.

Les tops

  • L'inédite solidité caennaise

Entre la 1re et la 32e journée de Ligue 1, Caen n'a pas réussi à enchaîner deux matches sans encaisser de but. Défi relevé, et même mieux : Malherbe vient de garder sa cage inviolée lors de trois rencontres de suite. Bilan : deux victoires sur le plus petit des scores et un match nul, 0-0 donc, ce samedi à Guingamp. Pas spectaculaire, mais efficace pour Malherbe (18e, soit en position de barragiste, 30 pts), qui empêche l'En Avant d'opérer un rapproché (20e, 25 pts). "On avait l'intention de faire un bon match dans le contenu (…) on avait envisagé, aussi, de tout faire pour ne pas le perdre parce qu'on savait l'importance qu'il avait du point de vue comptable", a concédé Fabien Mercadal, entraîneur caennais, après la rencontre. Caen s'est contenté d'être solide, mais à l'aune de sa saison, c'est une satisfaction.

  • Youcef Atal est bien spécial

On l’annonce de plus en plus suivi par des grands clubs européens, Chelsea en tête. Patrick Vieira a fermé la porte à son départ. Une semaine après son triplé contre Guingamp, Youcef Atal avait l’occasion de crever l’écran sur une scène bien plus exposée au Parc des Princes contre le PSG (1-1). Le jeune Algérien ne l'a pas laissée passer. Une nouvelle fois aligné comme ailier droit, lui qui a débuté la saison comme latéral, il a enchaîné les actions de grande classe sur son côté. Il aurait même dû être récompensé d’une passe décisive, quand à l’heure de jeu, son petit festival de dribbles face à Bernat puis son centre impeccable aurait dû être converti par Allan Saint-Maximin seul face au but vide. Le ballon s’est écrasé sur la barre transversale mais Atal n’en sort pas moins grandi de sa superbe prestation. Il ne lui a manqué qu’un peu de gaz dans les dernières minutes pour seul bémol.

Vidéo - Veira : "Très content de Youcef Atal"

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  • La réaction d'orgueil de Nîmes

Une claque prise. Une claque rendue. Pas à la même équipe, certes, mais Nîmes a montré un visage très différent d'un week-end à l'autre, les deux fois en déplacement, et a fait étalage d'une capacité de réaction intéressante. Emportés par un Lille déchaîné en deuxième période dimanche dernier (5-0), les Crocos ont infligé une correction à Reims, ce samedi (0-3). Nîmes a laissé le ballon aux Rémois (46%-54%) mais a tiré deux fois plus au but (15-7), glanant un succès globalement fidèle à la physionomie du match. Cette victoire est la plus large des Nîmois en 2019, et ce juste après qu'ils aient concédé leur défaite la plus large de la saison.

  • Bahoken a repris le flambeau

Avec ses 17 buts en L1, l'international camerounais Karl Toko Ekambi avait grandement contribué au maintien du SCO, la saison passée. Transféré l'été dernier pour la coquette somme de 18 millions d'euros à Villarreal, il avait été numériquement remplacé par son compatriote Stéphane Bahoken, signé alors qu'il était libre de tout contrat. Et ce dernier a assumé la succession. Auteur du but de la victoire ce samedi à Bordeaux (0-1), il en est à 11 réalisations en championnat cette saison. Seules sept équipes peuvent se targuer d'avoir un (ou plusieurs) buteur(s) plus prolifique(s). A 26 ans, Bahoken réalise au passage son meilleur exercice en la matière, faisant mieux que ses 7 buts de l'an passé avec Strasbourg. Tandis qu'Angers est solidement installé en milieu de tableau (11e pour l'instant, 13e au pire dimanche).

Les flops

  • Penalty sur Neymar : mais à quoi bon le VAR ?

On peut couper la polémique immédiatement, oui, il y avait bien faute de Dante sur Neymar en fin de match. Même le défenseur niçois l’a reconnu volontiers au micro de Canal+ après la rencontre. Mais comme le joueur du Gym l’a bien fait remarquer, son compatriote du PSG s’était bien aidé du bras pour contrôler le ballon avant de frapper et de voir son pied être accroché. Les images sont sans équivoque, et on voit mal comment Neymar aurait pu tirer au vu de sa première touche de balle. Mais pourquoi donc Frank Schneider, l’arbitre de la rencontre a-t-il accordé ce penalty après avoir visionné les images ? Sans cette assistance du bras, jamais le n°10 parisien ne peut frapper, et cette irrégularité est bien la première faute sur cette action. Un carton jaune pour Dante mais pas de penalty auraient très bien pu suffire. Cette action litigieuse a finalement abouti sur un tir de Cavani arrêté par Benitez, comme un symbole.

Neymar et Angel Di Maria (PSG)

Neymar et Angel Di Maria (PSG)Getty Images

  • Reims, de la déception à la décompression

Les Rémois ont débranché. Pour le Stade de Reims, être dans la course à l'Europe après 29 journées (6e, à 1 point de la 4e place) était une réussite en soi. Mais depuis qu'il a coulé à Strasbourg (4-0), il y a un mois, il n'y arrive plus : trois nuls et trois défaites en six journées, dont la dernière ce samedi, très large à domicile face à Nîmes (0-3). Les Champenois ont dû tirer un trait sur l'objectif sous-jacent d'une qualification européenne et cela semble dur pour eux de se remobiliser. Ils risquent de terminer une saison pourtant longtemps positive sur une mauvaise note. Tombés au neuvième rang du classement, ils ont encore trois matches pour redresser la barre, et la tête.

  • Paredes, du pareil au même

Nous posions la question en avant-match, que faut-il faire avec Leandro Paredes ? Arrivé l’hiver dernier pour 47 millions d’euros, le milieu de terrain argentin est à la peine depuis son arrivée au PSG. Le match contre Nice devait lui permettre d’enfin disputer une rencontre avec la majorité des titulaires en attaque (à l’exception de Mbappé, suspendu), ce que l’ancien du Zenit n’avait pas connu depuis son arrivée. Ses prestigieux coéquipiers autour de lui n’y ont rien changé. Paredes ne semble toujours pas avoir trouvé de repères dans cette équipe et dans le système de Thomas Tuchel. Si ses premières minutes laissaient présager d’un peu plus d’étincelles que lors de ses précédentes apparitions, il a ensuite trop souvent cherché à se rassurer en jouant vers l’arrière avant de disparaître. Pas assez défensif pour jouer en 6, il ne montre pas non plus jusqu’ici qu’il soit indiscutable en 8. Ni même vraiment au niveau attendu d’un titulaire parisien.

  • Guingamp a sans doute laissé passer sa dernière chance

L’En Avant n’avait plus le choix, il lui fallait gagner tous ses derniers matches pour espérer assurer son maintien. Contre Caen, c’était même une petite finale qui attendait les hommes de Jocelyn Gourvennec. Valeureuse mais bien trop limitée, son équipe a eu la maitrise du ballon mais pas celle des opérations. L’EAG s’est montré bien trop peu dangereux face à un de ses adversaires directs, en ne cadrant qu’une seule frappe. Le technicien guingampais a bien tenté de modifier ses armes offensives en faisant entrer Rodelin, Coco et Mendy. Mais le déficit de talent dans la création était trop criant pour pouvoir s’offrir un peu d’espoir. A trois matches de la fin, Guingamp pointe à cinq points du barragiste caennais, peut-être à six demain si Dijon l’emporte. Il lui faudra alors un sacré concours de circonstances pour sauver sa tête dans l’élite.

Marcus Thuram (Guingamp), impuissant contre Caen

Marcus Thuram (Guingamp), impuissant contre CaenGetty Images

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