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Garcia, 50 jours et l'inquiétude grandit toujours

Garcia, 50 jours et l'inquiétude grandit toujours

Le 05/12/2019 à 23:19Mis à jour Le 06/12/2019 à 17:42

LIGUE 1 - Rudi Garcia vient de dépasser le cap des 50 jours passés sur le banc de l'Olympique lyonnais. Le premier bilan est peu reluisant pour l'ancien coach marseillais. Dans le jeu comme dans les résultats, l'OL est toujours aussi loin de répondre aux attentes et le désamour des supporters continue de grandir. Mais la responsabilité de l'entraîneur n'est pas toujours évidente.

L'OL ne s'est pas reconstruit en 50 jours. Ce cap symbolique a été franchi cette semaine pour Rudi Garcia sur le banc lyonnais et les Gones donnent toujours l'impression de ne pas tourner rond. C'était peut-être plus criant que jamais mardi face à Lille (0-1). Au terme d'un match perdu à domicile face à l'un des poids lourds de la Ligue 1, au bout d'une prestation indigente et dans une ambiance glaciale au sens propre comme au figuré. Lyon est toujours malade et son incapacité à guérir laisse perplexe. Garcia n'a pas trouvé le remède. La situation de son équipe semble même empirer chaque jour.

Les résultats

Garcia, c'est à peine mieux que Sylvinho. Le Français a pris 16 points en 10 matches sur le banc de l'OL, contre 13 en 11 rencontres pour son prédécesseur. Dans ce championnat très serré, l'OL est remonté de la 14e à la 10e place depuis que Garcia s'est installé sur le banc rhodanien. Et ne pointe qu'à quatre longueurs du podium. Mais le bilan toutes compétitions confondues de l'ancien entraîneur marseillais n'est pas positif pour autant. Sous sa direction, Lyon subit trop de défaites (40%), ne marque pas assez (1,4 but par match) et concède trop de buts (1,2 par rencontre).

Vidéo - 16e j. - Garcia : "Le problème, c’est que l’on n’arrive pas à enchaîner"

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De manière générale, ce n'est pas suffisant. Mais ce sont les cas particuliers qui interpellent le plus. Les deux défaites subies en L1 face à Marseille (2-1) et Lille (0-1) en premier lieu. L'OL est devenu faible avec les forts, un défaut qui accompagnait déjà son entraîneur quand il était sur le banc marseillais. Garcia est aussi reparti battu de ses deux déplacements en Ligue des champions face au Benfica (2-1) et au Zenit (2-0). Malgré la victoire face au club portugais entre ces deux rencontres (3-1), il n'a fait que confirmer ses difficultés à obtenir de bons résultats dans cette compétition.

  • La part de responsabilité de Garcia : Importante. L'entraîneur a commis trop d'erreurs pour présenter un meilleur bilan. La défaite en supériorité numérique à Marseille et celle face à Lille, pourtant moribond à l'extérieur, au Groupama Stadium en sont les meilleurs exemples.

Le jeu

Le voile ne s'est pas levé comme par magie. Le jeu des Gones, c'est toujours un vaste flou artistique. La supériorité technique que l'OL était capable d'exercer sur l'ensemble des formations de Ligue 1, à l'exception du PSG, avait disparu sous les ordres de Sylvinho. Elle n'est pas revenue avec Garcia. La pauvreté des mouvements offensifs lyonnais reste affligeante. Mais les maux des Gones ne s'arrêtent pas à ses difficultés dans les phases d'attaque. Dans la récupération comme dans le domaine défensif, l'OL affiche toujours des lacunes déjà existantes sous l'ère Genesio.

Rudi Garcia et les joueurs de l'OL

Rudi Garcia et les joueurs de l'OLGetty Images

Garcia s'est appuyé sur un 4-2-3-1 pour tenter de corriger le tir, en associant Memphis Depay à Moussa Dembélé dans l'axe de l'attaque pour exploiter au mieux le potentiel et la complémentarité des deux joueurs. La formule a globalement donné satisfaction jusqu'à la blessure du Néerlandais face à Benfica (2-1). Celle d'Houssem Aouar, revenu face à Lille, explique en partie pourquoi il n'y a pas eu de continuité. Les créateurs ne sont pas légion à l'OL et les départs de Nabil Fekir et Tanguy Ndombele l'été dernier ont laissé un grand vide dans cet aspect du jeu.

  • La part de responsabilité de Garcia : Moyenne. L'effectif lyonnais a perdu en qualité l'été dernier et Garcia en paie les conséquences. Les blessures de Depay et Aouar ont été d'autant plus préjudiciables. L'entraîneur de l'OL n'a pas fait de miracles.

L'image

C'était évidemment un énorme pari. En misant sur Garcia, un entraîneur qui officiait chez le rival marseillais il y a encore quelques mois et qui n'avait pas eu que des mots tendres pour l'OL, Jean-Michel Aulas savait à quoi il s'exposait. L'entraîneur lyonnais n'a pas fait de mystère sur la nécessité d'avoir des résultats à court terme pour justifier un choix qui a fait grincer pas mal de dents parmi les supporters lyonnais. Garcia n'incarnait pas le projet après l'échec de Sylvinho. Mais il devait participer à sa relance. Sans succès, du moins pour l'instant.

L'image de l'OL s'est davantage écornée sous sa direction. Le désamour du public lyonnais s'est amplifié pour atteindre un niveau au moins aussi élevé que sous l'ère Genesio. Mais celui-ci stigmatisait à lui seul les rancoeurs des supporters. Elle semble aujourd'hui s'être propagée à l'ensemble d'une institution dans laquelle les fans lyonnais ne se reconnaissent plus. Les performances des Gones au Groupama Stadium, où l'OL est sur sa plus mauvaise série depuis qu'il a changé de stade, et le manque de caractère de l'équipe lyonnaise ne font qu'amplifier cette impression.

  • La part de responsabilité de Garcia : nulle. Aulas a fait appel à Garcia, c'est à lui d'assumer cette responsabilité. Les difficultés rencontrées par le coach lyonnais depuis sa nomination traduisent surtout l'échec du nouveau projet lyonnais. Le problème est bien plus large que celui de l'entraîneur.

Vidéo - Garcia : "Je reste combatif"

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