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Pour la DNCG, une refonte du modèle économique des clubs est "inéluctable"

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Droits TV Ligue 1 Camera

Crédit: AFP

ParAFP
03/06/2020 à 19:50 | Mis à jour 03/06/2020 à 19:50

LIGUE 1 - Alors que le foot français est lourdement impacté par la crise économique découlant de la pandémie de coronavirus, Jean-Marc Mickeler, le président de la DNCG, estime qu'une refonte du modèle économique est "inéluctable". Ses pistes : un plafonnement de la masse salariale et du nombre de joueurs sous contrat, ainsi qu'une dépendance moins importante aux droits TV et aux transferts.

Et si le fameux "monde d'après" s'appliquait aussi au foot français ? C'est en tout cas ce que pense la DNCG. Pour le président de la Direction nationale du contrôle de gestion, Jean-Marc Mickeler, une refonte du modèle économique des clubs de foot français est "inéluctable. Ce dernier plaide pour qu'il soit "moins dépendant des transferts et des droits TV".

La crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus a non seulement conduit à l'arrêt définitif de la saison 2019-2020 en Ligue 1 mais a causé, sur le plan économique, autour de "200 millions d'euros de pertes d'exploitation" sur les quatre derniers mois ainsi qu'une perte complémentaire "de l'ordre de 200 millions d'euros au titre des transferts", a expliqué Mickeler dans un entretien au journal Les Echos.

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"Au final, la crise sanitaire pourrait consommer près d'un quart des fonds propres des clubs. La DNCG a appelé d'année en année à leur renforcement. S'il y a effectivement eu une hausse globale, celle-ci est concentrée sur un nombre limité de clubs. Compte tenu des incertitudes auxquelles ils font face, la refonte du modèle économique des clubs est inéluctable", a estimé le patron du gendarme financier de la Ligue de football professionnel.

Dans une enquête publiée en mai, Mediapart avait reproduit une estimation faisant état d'un "déficit net colossal de 541 millions d'euros" attendu pour les formations de L1 au 30 juin. La LFP avait réagi en expliquant que l'emprunt de 224,5 millions d'euros contracté pour soulager à court terme les trésoreries des clubs professionnels français ne comportait "aucun risque financier". Selon Jean-Marc Mickeler, "sans action volontariste, la viabilité d'un grand nombre de clubs pourrait alors être remise en cause".

En dépit de la hausse des droits TV, la DNCG ne cautionnera pas des budgets qui seraient en réalité artificiels

"J'observe une prise de conscience partagée quand nous échangeons de manière individuelle avec les présidents de clubs. Mais je ne suis pas convaincu que la refonte indispensable du modèle soit aujourd'hui au coeur de leurs débats. L'objectif est de construire un football plus fort, donc économiquement sain, c'est-à-dire moins dépendant des transferts et des droits TV.'

Ses pistes pour une économie plus saine du foot français : "un plafonnement de la masse salariale et/ou sur le nombre de joueurs sous contrat". "En dépit de la hausse des droits TV, la DNCG ne cautionnera pas des budgets qui seraient en réalité artificiels. Ce serait un échec pour le football professionnel français si les clubs faisaient comme si rien ne s'était passé", a-t-il conclu.

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