Neymar et Alvaro Gonzalez n'ont pas été sanctionnés par la commission de discipline de la LFP. Accusés d'avoir tenu des propos discriminatoires lors du houleux PSG-OM du 13 septembre, les deux sont passés à travers les mailles de filet. Faute de preuves suffisantes. La commission a ainsi constaté une "absence de fiabilité" du rapport d'expertise. Et ça ne plait pas à tout le monde. Patrick Vieira notamment. "Ce qui me dérange un peu dans toute cette histoire, c'est qu’on parle de racisme et de propos qu'on ne peut pas accepter. Qu'il n'y ait pas de sanction par rapport à ça me dérange", a lâché le coach de l'OGC Nice.

Si Didier Deschamps n'a lui pas voulu s'étendre sur le sujet lors de l'annonce du groupe France pour les prochains matches des Bleus ("La décision a été prise, il faut l’accepter", s'est contenté de glisser DD), l'affaire a aussi fait réagir Christian Gourcuff. Et si l'entraîneur du FC Nantes reconnait qu'il n'est pas forcément "choqué qu’il n’y ait pas eu de sanction", il voudrait que l'on tire les "conséquences" de cette triste affaire, pas vraiment reluisante pour le football. Il pointe notamment du doigt le contexte ambiant et les réseaux sociaux.

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Vieira sur l'affaire Neymar - Alvaro : "Qu'il n'y ait pas de sanction me dérange"

Il ne faut pas s’étonner que les mecs pètent les plombs

"Ce qui me semble important, c'est le contexte qu'il y a eu autour et qui est maintenant admis et généralisé. Avec les réseaux sociaux notamment, on attise toute cette agressivité, regrette l'ancien entraîneur du Stade Rennais et du FC Lorient. Après il ne faut pas s’étonner que les mecs pètent les plombs. C’est la conséquence de tout ce qu’il y a eu avant. D’un environnement qui attise l’agressivité partout. Il y a une logique. Si on n'assainit pas ce qu'il y a autour…"

Dans son viseur, les petits tweets de Dimitri Payet, qui a fait monter la température avant ce choc en chambrant les Parisiens suite à leur échec en finale de la Ligue des champions face au Bayern Munich. "Je pense à Payet, ça a commencé là", avoue Christian Gourcuff, qui reconnait être d'une autre époque et lâche : "Les réseaux sociaux, ça change le monde. Mais pas dans le bon sens. Comment est-ce possible qu'un joueur puisse s'exprimer sur les réseaux sociaux pour attiser les choses ?".

Pour lui, Payet a dépassé les bornes. L'international français de l'OM n'a notamment pas respecté les codes du "chambrage" aux yeux du technicien breton. "Le chambrage ne se justifie que lorsque vous avez une connivence avec l'autre personne, estime encore Christian Gourcuff. Je chambre mes joueurs, mais ceux avec lesquels j'ai une meilleure relation. Je ne me permettrais pas de chambrer une personne qui serait 'mon ennemi'. Si c'est déjà tendu, les effets sont contraires". Et notamment dans le cadre d'une rencontre OM-PSG, qui n'a pas besoin de ça pour monter en température. "L'animosité entre le PSG et l'OM est déjà complètement idiote, alors si on joue là-dessus en plus... Pour moi, on ne va pas vers le haut. On va vers le bas", conclut Christian Gourcuff.

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