Getty Images

Référence européenne, talent confirmé, mental friable : les tops et les flops de samedi

Référence européenne, talent confirmé, mental friable : les tops et les flops de samedi
Par Eurosport

Le 07/03/2020 à 23:21Mis à jour Le 08/03/2020 à 08:46

LIGUE 1 - La L1 possède une référence en Europe en la personne de Pedrag Rajkovic, le gardien de Reims. Kasper Dolberg ne cesse pour sa part de confirmer tout le bien que l'on pensait de lui, alors que Monaco semble bien friable. Les tops et flops de la soirée de samedi.

Tops

  • Rajkovic, profession muraille

Alisson ? De Gea ? Ederson ? Neuer ? Non, le meilleur gardien d'Europe sur penalty s'appelle Pedrag Rajkovic. La muraille de Reims fait décidément peur aux attaquants qui se présentent devant lui. Et ce samedi soir, c'est Alexandre Mendy qui en a fait les frais. L'avant-centre de Brest a paru perdre ses moyens au moment d'exécuter la sentence suite à une faute de Konan sur Court dans la surface (29e). Une frappe trop axiale qui a permis au Serbe de 24 ans de sortir son quatrième penalty de la saison, pour un seul encaissé. Oui, le portier de la meilleure défense du championnat (21 buts encaissés) est bel et bien un spécialiste de l'exercice.

  • Dolberg, la confirmation d'un talent

Il est arrivé à Nice avec une étiquette sur le dos, "Attention talent". Au final, Kasper Dolberg assume parfaitement les espoirs placés en lui. Avec un doublé qui a illustré son sens du but, l'ancien attaquant de l'Ajax Amsterdam (22 ans) a été le grand artisan de la victoire de Nice dans le derby face à Monaco (2-1). Ses deux réalisations lui permettent de gonfler ses statistiques. Pour sa première saison en L1, le voilà avec 11 buts et 3 passes décisives en 23 matches. Oui, le Danois a du talent à revendre. Il méritait bien son étiquette. Et elle ne l'a pas dérangé.

  • Metz, ça sent très bon

C'est la bonne opération du jour. En grande difficulté après quatre matches sans victoire, le FC Metz a enfin réussi à enchaîner pour se propulser loin de la zone rouge. Face à Nîmes, les Messins n'ont presque pas ressenti l'absence de leur meilleur buteur Habib Diallo grâce à un jeu décomplexé qui leur a permis de marquer par deux fois. Suffisant pour se propulser à la 15e place, à sept longueurs de leur victime du jour, qui reste quant à elle dans la peau du barragiste. Et pour couronner le tout, les Messins auront même l'occasion de confirmer leur belle dynamique samedi prochain sur la pelouse de la lanterne rouge, Toulouse, qui vient de subir sa 21e défaite en 28 matches…

  • Enfin, une bonne nouvelle à Toulouse ! (Oui oui, au TFC)

Toulouse a encore perdu ? Oui, mais Toulouse a enfin marqué ! Et franchement, il faut bien que la lanterne rouge, qui n'a plus gagné depuis 18 longues, très longues journées, vive quelques secondes de bonheur sur une pelouse de football. Heureux comme un gamin, Quentin Boisgard a profité du moment de flottement faisant suite à l'ouverture du score dijonnaise pour prendre tout son petit monde de court d'une superbe transversale rentrante mettant fin à sept rencontres sans marquer le moindre but. Bon, finalement, les Toulousains ont encore fini par perdre, mais les Toulousains ont eu le sourire. Et ça, c'est tout de même formidable.

Flops

  • Un Rocher décidément friable

Une magnifique première période, puis Kasper Dolberg a fait souffler un vent de panique. Alors que Monaco avait toutes les cartes en main pour reprendre sa ruée vers l'Europe, la puissante tête décroisée de l'attaquant danois a paru résonner dans celle des Monégasques, complètement hors du coup après l'égalisation. En moins de 20 minutes, Fabregas a écopé d'un carton jaune pour avoir haussé le ton sur Lees-Melou, avant de sortir sans cacher sa frustration, Slimani a aussi été averti pour avoir conspué une décision de M. Delerue et Jovetic a été expulsé pour un tacle extrêmement dangereux sur Lusamba. Il n'en fallait pas plus pour que Dolberg ne fasse définitivement craquer les joueurs du Rocher en offrant le derby de la Côte d'Azur aux Niçois.

  • Les maux nantais

La sortie face à Marseille, marquée par une victoire (1-3), n'était qu'un leurre. Les maux nantais sont toujours là. Et ils sont persistants. Entre un déchet technique flagrant, des imprécisions coupables, un manque de mouvement ou encore une inefficacité criante, le FCN, incapable de déséquilibrer son adversaire, a encore affiché ses manques et s'est incliné chez son voisin angevin (2-0). Avec une seule victoire sur les huit derniers matches, les Canaris coulent tranquillement. Mais assurément. Heureusement pour eux, ils s'étaient construit un matelas confortable en début de saison. Mais qu'il semble loin ce parcours prometteur des hommes de Christian Gourcuff.

  • Le doublé regrettable de Konan

Certains joueurs marquent deux buts dans un même match, d’autres se distinguent différemment. C’est le cas du Rémois Ghislain Konan, qui a réussi à concéder un penalty en première période face à Brest (27e) avant d’être expulsé en seconde pour un second avertissement (68e). L'arrière gauche champenois n'avait pas encore d'écopé du moindre carton jaune cette saison. Dans sa soirée catastrophique, il a tout de même eu la chance de voir ses coéquipiers tenir la baraque. Le penalty breton a été repoussé et Reims a su protéger son but d’avance jusqu’au bout pour s’imposer.

(Léo Anselmetti, Glenn Ceillier et Damien Dorso)

Pariez sur le Football avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313