L'heure est à l'urgence. Et dans l'urgence, toute idée peut être bonne à prendre en compte pour sauver les meubles. Si Jean-Michel Aulas n'a pas manqué d'inventivité pour tenter en vain d'aller au bout de cette saison de L1, Bernard Caïazzo cherche aussi les différentes solutions pour aider les clubs français à passer cette crise inédite du mieux possible. Ce lundi, le président du conseil de surveillance de l'AS Saint-Etienne, également président du syndicat des clubs de Ligue 1 - Première Ligue -, a ainsi évoqué une idée : mettre en place un mercato franco-français en juin.
Alors pourquoi ? "Les dates de mercato dépendent de nos voisins, a expliqué Caïazzo sur RMC. Les autres championnats vont vouloir démarrer au mieux le 1er juillet. Donc nous, nous ne démarrerons pas le mercato international avant le 1er juillet non plus. La seule chose qu’il est possible de faire, on va y réfléchir lors d’un conseil d’administration avec la Ligue vendredi prochain ainsi qu’avec la Fédération, ce serait de faire un mercato franco-français qui durerait quelques jours en juin." L'idée sous-jacente est évidemment de permettre aux pensionnaires de l'élite français de faire quelques transferts, aptes à limiter la casse pour leurs comptes de la saison 2019-2020.

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Cela peut lisser un peu la dette sur tous les clubs de L1
Un pansement bienvenu ? Cela reste à voir. Cette crise inédite liée à la pandémie du Covid-19 a touché l'ensemble du football tricolore. Pas seulement deux ou trois clubs. Et à l'heure actuelle, il est difficile de savoir quelle formation française sera vraiment en mesure de s'activer sur le marché pour injecter de l'argent en L1 ou en L2, sans avoir vendu avant. "Cela peut aider à ajuster leur effectif. Mais d'un point de vue financier, je ne vois pas l'intérêt à partir du moment où cela reste entre les clubs français", nous confie Luc Arrondel, économiste auteur du livre L'argent du football.
Evidemment, certains clubs ne cracheront pas dessus. Une manne en plus de quelques millions d'euros alors que cette crise a laissé les caisses dans un état inquiétant ne serait pas du luxe avant la clôture des exercices comptables toujours prévus le 30 juin. Loin de là. "Cela peut permettre d'aider des clubs plus en difficulté que d'autres. Cela peut lisser un peu la dette sur tous les clubs de L1", abonde Luc Arrondel. Mais à partir du moment où le PSG ne devrait pas acheter massivement en France cet été, cela ressemble un pansement sur une jambe de bois. Car cela ne changera pas grand-chose au problème de base : en attendant le juteux contrat des droits TV signé avec Mediapro, la bouée de sauvetage la plus efficace restera l'apport du marché des transfert international.
Privés de billetterie mais surtout des derniers versements de droits télévisés avec l'arrêt définitif du championnat alors que leurs charges restent élevées, les clubs de L1 vont espérer voir le marché des transferts plus actif que prévu au début de la crise alors que les autres championnats ont repris, ou vont reprendre. Depuis plusieurs années, cette activité est devenue déterminante pour l'équilibre financier des clubs tricolores. Elle le sera encore cet été, malgré les incertitudes qui planent avec l’impact de la crise. "Si on veut vraiment atténuer les pertes financières, cela va venir des transferts à l'étranger", résume Luc Arrondel. Et même si la date de clôture des exercices comptables ne change pas, un marché franco-français avant la vraie ouverture du mercato estival (évoquée pour le 1er juillet) risque d'être bien calme en attendant de possibles gros acheteurs anglais…
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