La discrétion ne colle pas à l’ADN de Mourad Boudjellal. L’ancien patron du RCT, réputé pour son franc-parler, n’a pas la langue dans sa poche, même quand il s’agit d’une affaire qui pourrait révolutionner la Ligue 1 avec l’arrivée d’investisseurs colossaux à l’OM. Vendredi, il a surpris son monde avec des détails alléchants quant à une éventuelle reprise puis avec une conférence de presse surréaliste où il se disait tiraillé entre son amour pour Toulon et le projet XXL de l’OM.

Depuis, Boudjellal fait l'après-vente avant même qu’elle soit effective. Samedi, c’est sur Europe 1 qu’il a rappelé qu’officiellement, l’offre faite à Franck McCourt n’était pas encore transmise mais qu’elle ne devrait plus tarder. "On est au point de départ, a-t-il admis. Je suis porteur d’un projet avec des fonds du Moyen-Orient, comme je l’ai dit, animé par un homme d’affaires de premier plan franco-tunisien qui souhaite faire une offre de rachat sérieuse à Franck McCourt. Les dirigeants de l'OM sont prévenus médiatiquement et vont l'être la semaine prochaine par une banque d'affaires privée de dimension internationale, qui va venir avec une offre, précise-t-il. Quand on fait une offre d’achat, c'est qu'on pense que les propriétaires ont peut-être envie de vendre. Mais peut-être qu'on se trompe."

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Également interrogé par Europe 1, Louis Acariès, ancien conseiller de Robert-Louis Dreyfus et cité par Boudjellal comme possible partie prenante du futur organigramme, a confirmé qu’il s’agissait ici d’une vraie ambition portée par l’atypique homme d’affaires. "C’est vrai, c’est réel. Je connais Mourad depuis longtemps. Il a prouvé qu’il était un grand président", a-t-il d’abord expliqué avant de remettre en perspective le dossier. "McCourt n’a pas dit qu’il allait vendre le club, rappelle-t-il en écho aux déclarations de Jacques-Henri Eyraud samedi. Il y a un propriétaire et un président qui sont là, je pense qu’ils font de leur mieux. […] Mais rien n’est fait encore. La vente n’est pas faite. Je suis positif pour Mourad parce qu’il a les arguments pour y arriver".

700 millions ? "Des fake news" selon Acariès

Boudjellal en a-t-il seulement envie ? Samedi, il a en tout cas confirmé son rôle dans le projet de rachat, précisant que le poste de président lui avait bien été proposé en cas d’aboutissement de l’offre et qu’il n’avait pris la parole qu’à la demande du potentiel repreneur. Il a surtout rappelé que son engagement auprès du projet marseillais passerait au-dessus de la présidence du club de Toulon. "Il (le projet, NDLR) est aujourd'hui prioritaire parce que j'ai pris un engagement, explique Boudjellal. La volonté des investisseurs est de faire de Marseille la capitale de la Méditerranée, avec une identité très forte. Mais l'étape 1, c'est McCourt qui a la réponse. […] Ce n'est pas nous qui donnons le tempo, c'est le propriétaire".

Le tempo médiatique, c’est pourtant bien lui qui l’a donné jusqu’à présent. Avec de nombreuses informations à prendre avec des pincettes. Vendredi, l’AFP affirmait que l’offre pourrait se situer aux alentours des 700 millions d’euros. Une somme que Louis Acariès balaye d’un revers de main : "Ce qu’on dit, ce qu’on a soumis, le nom des banques… pour l’instant ce sont des supputations journalistiques. Ce n’est pas vrai tout ça, j’entends 700 millions d’euros, c’est n’importe quoi, ce sont des fake news". Comme quoi, le dossier est encore loin d’avoir livré toutes ses vérités.

Projet à contrecoeur : A quoi joue Boudjellal avec le rachat de l'OM ?

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