Par où commencer ? Par les 18 points recueillis par le FC Nantes jusqu’à présent en 21 journées, le pire total de leur histoire à ce stade dans l’élite ? Par son absence de victoire depuis 12 matches, sa pire disette jamais connue ? Par cette stat si éloquente de 0 tir cadré en 8 frappes ce dimanche face à Metz (2-0) ? Pour trouver des chiffres qui sentent le roussi, pas besoin d’aller chercher bien loin.
Nantes va mal et ce n’est pas l’arrivée de Raymond Domenech qui semble changer quoi que ce soit. Ce dimanche, c’est encore avec le frein à main et la peur au ventre que les Canaris ont entamé le match. Forcément, difficile d’espérer quelque chose dans ces conditions. "Ça passe par l'envie d'abord mais on n'a pas mis assez d'envie, s’énervait Charles Traoré après le match. On jouait les mains dans les poches, il faut arrêter de croire qu'on est en haut, on est en bas. Il faut se dire les choses. Il faut vite tirer la sonnette d'alarme".
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Des propos censés réveiller un groupe qui attend encore un électrochoc. Mais Raymond Domenech ne semble pas encore disposé à céder à la panique ambiante même si le discours n’est guère optimiste. "Charles Traoré exagère, il est déçu, on l'est tous, a expliqué l’ancien sélectionneur des Bleus. Mais on n'a pas joué les mains dans les poches. Ce n'est pas un problème d'envie, c'est un ensemble de détails qui font qu'on ne peut pas jouer le coup à fond. On gâche très vite nos actions offensives. Jusqu'à maintenant on pouvait parler de qualité de jeu mais là, on est dans le dur, les joueurs doivent en prendre conscience".
Sur ce point, Traoré semblait d’accord : l’homme sur le banc ne change pas grand-chose à la donne d’après lui. "On se fait bouger dans les duels, il n'y a pas de révolte, a poursuivi le latéral nantais. Bien sûr qu'il faut être inquiet. Il faut plus de révolte, d'envie. Il faut arrêter de croire qu'on est arrivé. On n'a pas été bon aujourd'hui. On ne peut s'en prendre qu'à nous même, c'est nous les premiers coupables. Il faut arrêter de dire que ce sont les entraîneurs. Il faut agir sur le terrain. Le groupe peut s'en sortir, il faut sortir les 'cojones'".

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Crédit: Getty Images

"Il faut sauver le club"

Après trois matches à travailler une solidité défensive pour refaire de Nantes une équipe difficile à prendre en défaut, Domenech a sans doute constaté que la tâche était bien plus grande encore. Sans réel fonds de jeu et avec des attaquants fantomatiques, les Canaris y vont tout droit. Que changer ? C’est la grande question mais elle ressemble à un casse-tête insoluble pour lui : "Les efforts, ils en font, les courses aussi, a-t-il détaillé. C'est la gestion du ballon qui me gêne, pas la récupération. Je n'ai rien à leur reprocher sur l'état d'esprit. C'est un problème de qualité". Tout est dit.
Voilà donc cette faible équipe nantaise face à une mission qui la dépasse presque : sauver la vénérable maison jaune par tous les moyens. "Ces derniers temps, on avait retrouvé un bloc et il fallait continuer sur ces bases, s’est désolé Sébastien Corchia après coup au micro de Téléfoot. On voulait les trois points et là, finalement, on repart la queue entre les jambes. La situation est très dure à vivre. Tous les matches vont être difficiles. Il faut sauver le club". Reste à savoir comment…
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