Depuis son arrivée, Mauricio Pochettino a souvent fait dans la langue de bois. Rarement dans la mauvaise foi. Ce samedi, ce fut différent. Regard noir et tête des mauvais soirs, le coach du PSG a tapé à côté dans son analyse immédiate de ce choc de la 31e journée. "On a perdu le match même si ne nous méritions pas de le perdre, a estimé l’Argentin avant de reconnaître le mérite des Lillois. […] On a failli contre une équipe venue ici pour défendre et jouer en transition. Après le but qu’on a concédé, ils étaient dans la situation qu’ils souhaitaient". Le propre des grandes équipes en somme, celles qui rendent réels les plans théoriques bâtis en amont.
Ce samedi, c’est en champion que Lille est venu s’imposer au Parc. Avec un plan qui s’est déroulé comme sur des roulettes, en appuyant sur les faiblesses parisiennes et sans surjouer. "Je suis très fier de mes joueurs, cette victoire leur appartient, a d’ailleurs noté Christophe Galtier, architecte de ce succès mérité. Il fallait avoir un comportement différent par rapport au match de Coupe de France ou la défaite de Nîmes. Je leur avais dit ce matin que pour être au très haut niveau, il fallait quelquefois être moins beau, mais plus précis sur le plan tactique, lucide. Ils ont mis beaucoup d'abnégation". "C'était un match tactique, on l'a remporté tactiquement", a complété un Benjamin André, symbole de cette partition de très haut niveau.
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03/04/2021 À 18:18

Tête froide et ambition

De l’abnégation, du courage et une solidarité à toute épreuve qui confirme ce qu’on a déjà entrevu par le passé dans cette saison décidément à part : ces Dogues ont du caractère à revendre et du talent à tous les étages. "C'était un match difficile face à une grande équipe, a ajouté José Fonte, capitaine fier de ses troupes. On a été concentrés. On a joué sur notre force, c'est-à-dire dans un bloc équipe, solidaire. On est content, mais il reste encore sept matches. Beaucoup de choses peuvent se passer. Il faut continuer avec cette envie. Nous sommes dans la guerre, nous sommes ambitieux, mais il faut rester calme".
Dans un duel électrique, c’est d’ailleurs cette vertu qui a permis au LOSC de ne pas perdre le fil. Malgré la jeunesse de son effectif et une certaine inexpérience à ces hauteurs-là, Lille dégage une force tranquille, incarnée par des cadres sûrs de leur fait et rarement passés au travers cette saison. Et les pieds bien ancrés au sol au moment où certains pourraient perdre la tête.

Jonathan David

Crédit: Getty Images

On est bien dans la bagarre
"Il y avait de la folie dans le vestiaire, mais, tout de suite, Mike Maignan a pris la parole, a calmé tout le monde, a encore révélé Fonte. C'est une grande victoire, oui, mais il reste 21 points à distribuer. Si on joue comme ça sur les sept derniers matches, on peut avoir une chance". Niveau calendrier, il faudra garder les mêmes intentions pour faire face à un programme copieux (Metz, Montpellier, OL ou Lens notamment).
Alors, le LOSC est-il désormais favori pour le titre ? C’est mal connaître Christophe Galtier. Le coach lillois, fidèle à sa ligne de conduite, a simplement renvoyé la balle aux journalistes en conférence de presse. "On est premier, je vous laisse faire les commentaires, a-t-il souri. On est dans la bataille, Lyon, Paris et Monaco aussi. L'écart est petit. Il faudra garder le même engagement contre Metz et Montpellier. On est bien dans la bagarre". Et ils ont déjà cogné très fort…

Et si Galtier était le meilleur entraîneur (et le plus sous-coté) de L1 ?

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