Eduardo Camavinga est en pleine forme, merci pour lui. Son entraîneur, Julien Stéphan, avait décidé de se priver de son prodige au coup d'envoi du match opposant Lille à Rennes (1-1), ce samedi soir, dans le cadre de la première journée de Ligue 1. Le jeune milieu de terrain ayant d'ores et déjà affirmé son souhait de poursuivre sa carrière en Bretagne, au moins pour la saison à venir, il n'y avait vraisemblablement aucune autre raison que l'incertitude physique pour justifier sa présence sur le banc des remplaçants durant plus d'une heure.

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Le jeune bachelier, toujours pas majeur - il le deviendra le 10 novembre prochain – a débuté ce nouvel exercice comme il avait bouclé le précédent, il y a cinq mois : avec beaucoup d'assurance, de justesse, de prestance. Et même une pointe de facilité. En 25 minutes (un peu plus en comptant le temps additionnel), Camavinga a apporté tout ce qu'il avait manqué à son équipe. Tout près d'égaliser peu après son entrée en jeu, d'une reprise au second poteau (68e), le surdoué rennais s'est élevé plus haut que tout le monde cinq minutes plus tard pour dévier le ballon vers Damien Da Silva, buteur (74e).

Le plus fou ? Camavinga a encore une "marge de progression"

"C'est vrai qu'on voit beaucoup Eduardo dès qu'il y a de l'espace, de par sa percussion, a analysé son entraîneur au micro de Canal+. Il a distribué le jeu, il a été très influent." Les statistiques ne disent pas autre chose : en moins d'une demi-heure, Camavinga a touché 41 ballons, seulement 8 de moins que Bourigeaud en plus d'une heure. Comme à son habitude, le joueur né en Angola a remporté tous ses duels (6/6) et s'est même permis quelques fantaisies, dont un joli petit pont sur Renato Sanches (78e).

"C’est un jeune joueur, mais j’en étais sûr qu’il allait nous apporter des choses sur la dernière demi-heure, a renchéri Stéphan en conférence de presse. Il a été très convaincant et dynamique. Il a encore une marge de progression, notamment sur des passes mal ajustées." C'est bien la raison pour laquelle il continue d'épater la galerie : Camavinga est jeune, il a le Real Madrid à ses pieds, mais il est encore très loin d'être un produit fini. Rennes, dont le plus beau coup lors de ce mercato aura été de le convaincre de rester, va pouvoir en profiter. Stéphan aussi. Et durant des matches entiers.

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