Depuis le début de la saison, Cesc Fabregas a disputé huit matches de L1. Titulaire à quatre reprises entre la 3e et la 6e journée, il a perdu sa place après la défaite à Brest (1-0), le 4 octobre dernier. Depuis, le champion du monde 2010 à la qualité de passe toujours aussi impeccable n'est plus le premier choix au milieu pour son entraîneur, Niko Kovac. "On a changé notre schéma avec deux milieux défensifs axiaux, Aurélien (Tchouameni) et Youssouf (Fofana), précise le Croate. Quand ils jouent, il ne reste plus qu'une position, celle de N.10, que Wissam (Ben Yedder) et Kevin (Volland) peuvent également jouer. Contre Paris, il (Fabregas) est entré à ce poste et a permis de changer le match. C'est ce que j'attends de lui."

Vous voulez vous abonner à Eurosport ? Profitez de notre offre Black Friday

Ligue 1
La géométrie tactique du professeur Kovac
IL Y A 12 HEURES

Car Fabregas demeure toujours un recours quand ça tourne mal. Ce fut le cas à Lyon et contre Paris. A chaque fois, après son entrée à la pause, il a métamorphosé une équipe en lambeaux. Mais ce n'est pas suffisant... "Ce n'est pas simple pour un entraîneur qui a 25 joueurs à disposition de trouver le bon mix, la bonne solution, reconnaît Kovac. Il faut aussi avoir une solution de repli si la première ne fonctionne pas. Je suis très heureux d'avoir Cesc ici. C'est un grand professionnel, une très bonne personne. Je sais que ce n'est pas facile pour lui. Mais il accepte la situation. Lorsqu'il est sur le terrain, il donne tout. C'est un joueur très, très important pour l'équipe."

"Il sait de quoi il parle"

Recruté par Thierry Henry, délaissé par Leonardo Jardim, incontournable sous l'éphémère direction de Robert Moreno, son rôle a donc progressivement évolué cette saison. Mais à 33 ans passés et fort d'un salaire de plus de 7,2 millions d'euros bruts annuel, qui court jusqu'en juin 2022 et dont il ne pourra trouver l'équivalent en Europe, l'ancien taulier d'Arsenal semble accepter cette nouvelle situation. Devenir passeur d'expérience tout autant que de bons ballons sur le terrain.

Cesc Fabregas lors du match opposant Monaco à Nantes, le 13 septembre 2020

Crédit: Getty Images

Entré avec lui contre Paris, le Brésilien Caio Henrique explique ainsi qu'"avec son expérience, Cesc sait de quoi il parle et ce qui peut se passer sur un match. Contre Paris, il savait le chemin à suivre pour revenir. Pour être plus performant, j'écoute ses conseils, toujours sur le placement, les centres. C'est naturel et fait progresser." "Il est très ouvert, poursuit son entraîneur. On discute facilement ensemble de la situation. Tout le monde connait ses qualités, son passé, son expérience. Mais il sait aussi qu'on ne joue qu'à onze. Cesc est important parce qu'il a beaucoup d'expérience. Il n'y a aucun problème avec lui."

Exemplaire sur et hors du terrain, très apprécié d'un vestiaire qui l'a dignement fêté après la victoire contre Paris, Fabregas semble apprécier sa fin de carrière en Principauté. Et s'il reste un compétiteur "qui a besoin des critiques" et dont "l'objectif est de se qualifier en Ligue des champions", il sait que ses "jambes ne sont plus capables d'enchaîner les longues courses en sprint". "Je n'ai plus 20 ans, conclut-il. Mais je suis bien physiquement et je peux mener une équipe structurée. J'ai toujours senti que j'étais un joueur important pour le club et l'équipe. Cela ne change pas. Je crois aussi beaucoup en moi, c'est le plus important."

Ligue 1
Un succès précieux malgré une petite frayeur pour Monaco
15/01/2021 À 21:53
Ligue 1
Les Verts gâchent encore, Monaco en profite
23/12/2020 À 21:35