La trêve internationale approche et les clubs ne masquent pas leur inquiétude. Plusieurs entraîneurs ont fait part de leurs réticences à libérer leurs internationaux pour la trêve internationale de mars, déterminante pour les qualifications au Mondial 2022 mais impliquant de longs voyages en pleine crise sanitaire, poussant la FIFA à rappeler vendredi qu'elle a déjà assoupli ses règles. "C'est un sujet compliqué, qui implique à la fois les Fédérations, les gouvernements et la FIFA, dans la recherche d'un accord qui soit juste et équitable pour tous", a indiqué l'entraîneur du PSG Mauricio Pochettino, dont plusieurs joueurs sont attendus en Amérique du Sud, à commencer par le Brésilien Neymar qui revient de blessure.
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"Il faut trouver la meilleure solution pour que les compétitions restent les plus justes possible, et pour que les joueurs reçoivent un traitement égal, qu'importe le pays où ils joueront, a-t-il poursuivi. En cette période de pandémie, c'est un élément déterminant qui va avoir un impact sur les résultats. C'est aussi une fenêtre internationale importante, avec des matches décisifs pour la qualification pour le Mondial 2022."
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Fin mars, plusieurs cadres du PSG, Neymar et Marquinhos (Brésil), ainsi qu'Angel Di Maria et Leandro Paredes (Argentine), doivent retraverser l'océan Atlantique pour la suite de la campagne des éliminatoires pour la Coupe du monde au Qatar. Or, depuis le 31 janvier, la réglementation française impose à tous les voyageurs venant d'un pays hors de l'espace européen à s'engager sur l'honneur à s'isoler sept jours une fois arrivé en France. Sans dérogation du gouvernement, Neymar, Marquinhos ou Paredes ne pourront pas jouer le choc contre Lille, actuel leader de la Ligue 1, prévu le 4 avril, s'ils s'envolent pour l'Amérique du Sud avant. "Il faut une décision pour que ni les Fédérations ni les clubs ne subissent un quelconque déficit par un problème qui ne puisse pas être résolu", a expliqué Pochettino.
En Angleterre, l'entraîneur de Manchester City Pep Guardiola et celui de Liverpool, Jurgen Klopp, ont déjà averti qu'ils ne libéreraient pas leurs internationaux susceptibles de subir une quarantaine à leur retour, un débat qui traverse toute la Premier League. Interrogé vendredi lors d'un point presse de l'International Board, garant des lois du jeu, le président de la FIFA Gianni Infantino a souligné que l'instance "a déjà modifié temporairement ses règles pour tenir compte de la pandémie".

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Depuis août dernier, elle permet en effet aux clubs de conserver leurs internationaux si "une quarantaine d'au moins cinq jours est obligatoire à compter de l'arrivée" sur le lieu "où est censé se disputer le match de l'équipe nationale" du joueur, ou sur le lieu du club de celui-ci à son retour. Le patron de la FIFA a néanmoins souligné l'importance du football de sélections, "la seule source de revenus pour la grande majorité des pays dans le monde", même si ce n'est pas le cas en Europe où les clubs dominent.
Il a donc appelé les joueurs à rejoindre leur équipe nationale "à chaque fois que c'est possible, en prenant toutes les précautions et en suivant les protocoles nécessaires", parce qu'il "est important que le football de sélection reste en vie". Gianni Infantino devait par ailleurs tenir vendredi après-midi une réunion virtuelle avec la Confédération sud-américaine (Conmebol), inquiète de l'absence des stars des clubs européens et qui envisage de reporter les rencontres de fin mars.
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