Le jeu : Quel combat !

Un carton rouge, un penalty, des erreurs défensives. Ce Monaco – Lyon a, sur certains points, ressemblé au quart de finale de Coupe de France d’il y a dix jours. Mais il a pris une dimension tellement supérieure. L’OL a dominé la première demi-heure en exploitant bien la largeur dans son 3-4-1-2 calqué sur celui de son adversaire, mais a encore fait les frais de l’efficacité monégasque quand Volland a ouvert le score (25e). De sa propre inefficacité, aussi.
Puis Depay a enfilé son costume de soliste avant que tout ne s’emballe : un rouge logique pour Caqueret (70e) qui aurait dû être suivi de celui de Kadewere (71e). Une tête gagnante de Marcelo, une sortie ratée de Lopes pour un penalty transformé par Ben Yedder (86e), puis une énorme parade du portier portugais face à Geubbels. Avant le final : l’entrée gagnante de Rayan Cherki, auteur de son premier but en Ligue 1 au meilleur des moments. Malheureusement, le combat s’est poursuivi au sens propre, avec de sérieuses échauffourées au coup de sifflet final, qui ont abouti aux exclusions de Marcelo, De Sciglio, Pellegri et Geubbels.
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Les joueurs : Le réveil de Depay, le 100e de Ben Yedder et... l'entrée de Cherki

Puisque Karl Toko-Ekambi a une nouvelle fois fait preuve de maladresse, puisque Tino Kadewere a très peu apporté après son entrée à la pause, Memphis Depay a pris les choses en main au retour des vestiaires, souvent en soliste, à l’image de son but. En face, le duo Ben Yedder – Volland a bien fonctionné en première période avant de s’éteindre jusqu’au penalty du premier, son 100e but en Ligue 1. Dans le sillage d’un Maxence Caqueret encore très présent, le milieu rhodanien a plutôt pris la mesure de celui des Monégasques, jusqu’à l’exclusion du jeune Lyonnais. Dans un match au scénario improbable, les deux défenses ont été exposées… et coupables. Cherki, très peu utilisé ces derniers temps, a inscrit son premier but dans l’élite en sortie de banc.

Le facteur X : Lopes, la pluie et le beau temps

Au cœur d’une saison difficile à titre personnel, puisque marquée par plusieurs erreurs, Anthony Lopes a encore cru qu’il allait coûter cher aux siens. Dans la foulée d’une première sortie qui l’a vu percuter violemment son propre coéquipier Sinaly Diomandé, le gardien portugais a raté le ballon pour donner un… coup de poing à Pietro Pellegri. Penalty logique et transformé par Ben Yedder. Mais une minute plus tard, le dernier rempart rhodanien a de nouveau utilisé son explosivité à bon escient, en jaillissant sur une frappe de Willem Geubbels. Une superbe parade, quelques minutes avant le but de la délivrance de Cherki. Mains sur le visage, le portier a affiché tout son soulagement…

La stat : le double-double de Depay

Face à un Monaco qui n’avait plus pris de but depuis le 3 mars, soit neuf matches de rang toutes compétitions confondues, Memphis Depay a fait gonfler ses statistiques, qui avaient déjà fière allure. Un but puis une passe décisive : voilà le Néerlandais à 19 buts et 10 passes décisives en Ligue 1. Comme l’indique Opta, il est le premier à le faire en France cette saison.

Le tweet qui a de quoi refroidir l'OL

La décla : Jean-Michel Aulas (président de l’OL)

On vient gagner ici mais on va se faire sanctionner. Je sais que Monsieur Turpin avait reçu des louanges des dirigeants et de l’entraîneur de Monaco, donc je vais essayer de lui en faire quelques-unes avant de partir. On n’a pas de chance avec l’arbitrage.

La question : Une victoire improbable… donc logique pour l'OL ?

Une élimination en quart de finale de Coupe de France contre Monaco, puis une défaite lourde de conséquence face au LOSC quelques jours plus tard : l’OL a perdu beaucoup en très peu de temps la semaine dernière. Quatrième de Ligue 1, le club rhodanien semblait destiné à regarder de loin la lutte entre les trois premiers jusqu’en fin de saison. Encore plus quand, à l’échelle de la rencontre de dimanche, les Gones ont été menés au score à la pause, étant virtuellement à sept points du podium. Mais c’était oublier l’ADN du Lyon des temps modernes : une équipe qui n’est jamais aussi forte que lorsqu’on l’enterre. Qui n’est jamais aussi redoutable que lorsque les rencontres basculent dans l’irrationnel.
Il y a, d’abord, eu cette semaine plutôt agitée médiatiquement. Rudi Garcia est apparu tendu en conférence de presse mais surtout, Jean-Michel Aulas a promis un réveil des siens alors que Juninho et Anthony Lopes ont prôné l’union sacrée et affiché leur détermination. Sur la pelouse ? Ce fut une histoire de revanches. Celle d’Anthony Lopes, coupable puis héros. Celle de Rayan Cherki, laissé de côté ces dernières semaines avant d’arracher la victoire à Louis-II, aidé par un Bruno Guimaraes lui aussi dans le dur ces derniers temps. Celle de tout un groupe, qui n’avait pas digéré son élimination en Coupe de France dans une rencontre longtemps dominée et particulièrement engagée.
Pas assez tueur à onze contre onze, l’OL est presque apparu plus sûr de lui quand le scénario s’est emballé. Si irrégulier en 2021, le club rhodanien a rugi au moment où le podium semblait lui échapper. Tout sauf une surprise, au fond. Jean-Michel Aulas n’a cessé de le clamer : Lyon aurait fini européen sans interruption la saison dernière. Sans aller jusque-là, les Gones ont une chance : aussi imparfaits et irréguliers soient-ils, ils ont une nouvelle occasion de montrer que le sprint final, ils aiment ça.

Depay et Paqueta (OL) face à Monaco

Crédit: Getty Images

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