Héros le dimanche, coupable le jeudi. Il n’y a jamais de certitude dans le football et André Villas-Boas est venu nous le rappeler. Dimanche soir, ses choix tactiques ont grandement joué dans la victoire de l'Olympique de Marseille sur la pelouse du Parc des Princes (0-1). Quatre jours plus tard, il s’est trompé dans sa composition de départ, avant de se rattraper avec 45 minutes de retard.

La première surprise est venue de la titularisation de Leonardo Balerdi au poste d’arrière gauche. Très fébrile, il a été changé de côté en cours de première période puis été remplacé par Bounar Sarr à la pause. Autre choix interpellant : celui de garder les mêmes hommes et la même animation dans le secteur offensif que face à Paris, avec un Maxime Lopez positionné en faux numéro 9. Un choix compréhensible pour contrer la possession parisienne, un peu moins face aux Verts.

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"Les choses sont toujours bonnes sur le papier mais…"

"Évidemment, la responsabilité est toujours la mienne, pas besoin que vous me le disiez, s’est presque agacé Villas-Boas au micro de la chaîne Téléfoot à l’issue du match. Le plan n’a pas fonctionné aujourd’hui, on n’a pas eu de profondeur. (…) En deuxième période, on a amélioré la profondeur avec Marley (Aké), on a trouvé de l’espace entre les lignes, mais on a raté des occasions. Cette chose qu’on a essayée, on ne peut pas dire que ça a fonctionné. Les choses sont toujours bonnes sur le papier, mais dans les faits…".

Les entrées de Marley Aké, dans un profil de vrai 9 pesant sur la défense, et de Bouna Sarr, évidemment beaucoup plus à l’aise que Balerdi, ont changé le visage de l’OM, beaucoup plus entreprenant et pressant dans le second acte. Mais les Phocéens ont alors déplacé le problème : d’une équipe pénalisée tactiquement, ils sont passés à une formation maladroite devant le but. Aké, justement, a manqué la balle d’égalisation peu après son entrée, en trouvant la barre (54e). Puis deux minutes plus tard, Morgan Sanson a complètement raté sa reprise à bout portant (56e), que Florian Thauvin n’a pu rattraper.

"On a été un peu passifs"

Jessy Moulin s’est chargé du reste et Marseille ne pourra repartir que frustré. "Le problème, c’est qu’on n’a pas mis les occasions, moi le premier, et ça a forcément changé le cours du match. Ils ont été efficaces et pas nous. À la mi-temps, on a changé de système pour passer en 4-2-3-1, c’était mieux car on s’est créés plus d’occasions et qu’on était plus haut. Mais si on ne marque pas de but, on ne peut pas gagner", a reconnu Sanson. "On a eu énormément d’occasions non converties. Ça nous a tués aujourd’hui, il va falloir travailler la finition", a enchaîné Thauvin.

En face, les hommes de Puel ont su presser haut dans un premier temps, avant de faire le dos rond. Et de sanctionner en contre, étant récompensé d’un investissement collectif de tous les instants. "On a été un peu passifs. On n’a pas été très intenses, contrairement à Saint-Etienne", a souligné "AVB". Choix tactiques, investissement, finition. C’était le match d’après, et l’OM ne l’a pas pris par le bon bout.

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