Les trois supporters de l'Olympique de Marseille, interpellés mercredi dans le cadre de l'enquête sur les incidents du 30 janvier, étaient jugés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille pour "participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires contre des personnes ou de dégradations de biens, répondant à un appel national destiné à faire pression sur l'équipe dirigeante du club". Il leur est également reproché directement des "dégradations de biens" en réunion et des violences, notamment par le jet d'un fumigène dans un local de sécurité
Leurs avocats ont demandé le renvoi du procès et, dans l'attente, le placement de leur client sous contrôle judiciaire. Le tribunal les a suivis, fixant la date d'audience au 22 mars. La procureure Véronique Fabrot avait requis le placement en détention des trois hommes arguant notamment d'un risque de réitération des faits au regard de la personnalité des prévenus, dont deux ont été présentés comme des personnalités influentes des "South Winners", un club de supporteurs historique de l'Olympique de Marseille.

Condamné huit fois pour de petits délits

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Le premier des prévenus, âgé de 25 ans, secrétaire des "South Winners", employé en CDD à la métropole dans un service de lutte contre les dégradations, aurait été vu au milieu d'un cortège de personnes cagoulées jetant des projectiles. Le deuxième, un chauffeur de poids lourd de 41 ans, filmé au contact de membres du staff de l'OM, a reconnu devant les policiers avoir "une influence" sur les supporteurs, a souligné la représentante du parquet.
Le dernier, chauffeur livreur de 34 ans, condamné huit fois pour de petits délits, a reconnu avoir distribué des fumigènes et en avoir lancé un dans la loge du gardien absent. Le samedi 30 janvier, avant le match OM-Rennes, environ 300 supporters olympiens avaient déclenché de violents incidents devant le portail d'entrée du centre d'entrainement de la Commanderie, quelques dizaines d'entre eux réussissant même à y pénétrer. Sept policiers avaient été légèrement blessés et trois véhicules des forces de l'ordre dégradés.
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