Le boulevard annoncé est peut-être en réalité un chemin semé d'embûches pour Lille. Dans le premier de ses deux gros chocs de la fin de saison face à un concurrent au titre, le LOSC s'en est admirablement sorti au Parc des Princes en empochant un succès précieux face au PSG (0-1). Désormais, hormis la "finale" contre Lyon à la fin du mois, le reste des adversaires semble vraiment à portée d'un club plus que jamais en course pour le titre. Pas de concurrent direct, pas d'équipe jouant directement sa survie : la fin de saison lilloise a tout du calendrier idéal. Et c'est bien là tout le problème.
Car voilà, le LOSC a trois défaites en Ligue 1 cette saison, toutes connues face à des adversaires annoncés comme bien modestes. Les trois clubs ayant réussi à faire chuter le leader nordiste cette saison, à savoir Brest, Angers et Nîmes, étaient respectivement 15e, 9e et 19e du championnat au moment de leur confrontation face à Lille. Autant dire que le danger pour les Lillois cette saison vient surtout de leur incapacité à prendre le jeu à leur compte contre les blocs regroupés.
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Christophe Galtier lors de la victoire de Lille sur la pelouse du Paris Saint-Germain, en Ligue 1, le 3 avril 2021

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Fort contre les forts, faibles contre les faibles : Lille en "anti-PSG"

Après la dernière défaite en date contre des Crocos en lutte pour leur survie dans l'élite, le coach Christophe Galtier a d'ailleurs souligné cette faiblesse dans le jeu. "Face aux blocs bas, il faut amener plus de largeur et de présence dans la surface, on a certains atouts mais peut-être pas tous pour battre différents profils d'équipe", a regretté l'ancien entraîneur de l'ASSE. Apparus très sérieux et appliqués dans leur tâche défensive contre les Parisiens samedi dernier, les partenaires d'un Benjamin André toujours aussi exemplaire à la récupération souffrent lorsqu'il est question de forcer le verrou adverse par de la créativité et des attaques placées.
Pour remédier à cela, les Lillois peuvent se rassurer en se disant qu'ils sont débarrassés des autres compétitions qui leur prenaient beaucoup d'énergie, et qu'ils peuvent désormais se focaliser à 100% sur leur objectif, qui n'est plus caché : le titre de champion de France. Une ambition qu'il faut aussi savoir assumer. "Cela peut aussi être lié à un manque d'expérience et de maîtrise dans cette situation où l'on est très exposé. Est-on capable de supporter cette pression ?", s'est interrogé Christophe Galtier avant le match de vendredi contre Metz (21h). C'est là toute la question.

Le calendrier lillois jusqu'à la fin de saison :

  • 32e journée : Metz-LOSC
  • 33e journée : LOSC-Montpellier
  • 34e journée : Lyon-LOSC
  • 35e journée : LOSC-Nice
  • 36e journée : Lens-LOSC
  • 37e journée : LOSC-Saint-Etienne
  • 38e journée : Angers-LOSC

Lille s'est qualifié en huitièmes de finale de Coupe de France après son succès sur le terrain du Gazelec Ajaccio.

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Le leader lillois aura bien sûr un match prépondérant contre un Olympique Lyonnais qui végète en championnat ces dernières semaines, mais qui reste un candidat solide pour la Ligue des champions. Avant ce match le 25 avril prochain, les joueurs de Galtier devront aussi se débarrasser de Montpellier, qui leur avait posé bien des soucis au match aller (victoire 2-3 des Lillois). Les matches piège seront légion pour les Dogues, puisque le derby du Nord entre Lensois et Lillois aura lieu à la 36e journée, dans un match qui pourrait jouer gros dans l'objectif de Top 5 des Sang et Or. Enfin, le dernier déplacement à Angers contre le SCO, qui était venu s'imposer à Pierre-Mauroy en janvier (1-2), promet déjà d'être très compliqué.
Contre tous ces adversaires, le LOSC ne pourra pas se permettre de faux-pas. "Dans les quatre premiers, on est peut-être l'équipe avec le moins d'expérience ou de maîtrise", concède Galtier, rappelant toute la jeunesse de son équipe et les inconvénients qui peuvent aller avec. Jusque-là, elle est synonyme de fougue et d'implication pour les Dogues, qui peuvent se prendre à rêver à un nouveau titre après celui de 2011. 10 ans après, il faudra prendre ce boulevard avec le plus grand des sérieux : "Pour être tout là-haut jusqu'au bout, il va falloir être performant contre tout le monde."
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