31 juillet 2020 : Le jackpot Osimhen, les bons plans de Campos

Une petite saison mais un énorme jackpot pour le LOSC. Fin juillet, le meilleur buteur du club, Victor Osimhen, quitte le Nord pour rejoindre le bouillant Napoli. Dans l'affaire, les Dogues réalisent la deuxième plus grosse vente de leur histoire et empochent près de 70 millions d’euros. Deux autres cadres quittent Luchin : Loïc Rémy, précieux dans son rôle de joker offensif, et Gabriel, qui s’engage à Arsenal.

Plus cher que Pépé et au même prix que Suarez : le braquage du LOSC avec l'OVNI Osimhen

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Mais Luis Campos a déjà tout prévu. Dans la foulée, Burak Yilmaz débarque libre, le plus gros coup du mercato en L1. Mais ce n’est pas tout : le Portugais mise sur l’inconnu Sven Botman pour accompagner José Fonte en défense centrale et réinvestit près de 25 millions sur Jonathan David. Deux autres coups de maître tant les trois hommes ont rythmé la saison lilloise avec brio.

16 octobre : Campos souhaite quitter le club

L’été a beau être radieux, l’automne démarre par un orage en coulisses. Pierre centrale de l’édifice lillois, Luis Campos décide de quitter le navire et en fait la demande à Gérard Lopez. Arrivé en 2017 après son travail bluffant à Monaco, Campos ne se sent plus en phase avec le projet lillois et souhaite s’en libérer. D’ailleurs, il n’a plus remis les pieds à Luchin depuis le 20 août, preuve qu’il y a de l’eau dans le gaz.

"Il n'est plus présent" : Galtier sans nouvelles de Luis Campos

Un coup dur pour le LOSC qui a surfé sur son extraordinaire méthode de travail pour réaliser de superbes coups sur le marché des transferts (Ikoné, Pépé, Osimhen, Renato Sanches, Yilmaz, André) et des ventes ahurissantes qui vont avec. Sportivement, son travail aura permis à Lille de terminer dauphin du PSG en 2019 et quatrième en mars dernier. Avant la saison du sacre, pour récompenser plus justement un travail colossal.

18 octobre 2020 : Un derby maîtrisé, un effectif mobilisé

Sportivement, le début de saison est réussi. Invaincus au moment de croiser le fer avec un voisin lensois en feu (3e), les Dogues réalisent le derby parfait pour prendre la tête de la Ligue 1 et confirmer leur potentiel impressionnant (4-0). Comme un symbole, c’est avec quatre buteurs différents (Yilmaz, Bamba, Ikoné, Yazici) que les hommes de Christophe Galtier prennent le pouvoir pour la première fois en cette saison 2020-21. La force d’un réservoir offensif complémentaire et impressionnant.

Burak Yilmaz buteur avec Lille contre Lens le 18/10/2020

Crédit: Eurosport

5 novembre 2020 : le chef d’œuvre de San Siro

C’est sans doute à Milan qu’on a définitivement compris de quel bois était fait ce LOSC. Certes, ce n’était que les phases de poules de la Ligue Europa. Mais sur le terrain d’un Milan AC qui écrase la Serie A en début de saison, d’un Zlatan Ibrahimovic si dominant, les Dogues réalisent le match parfait et humilient les Rossoneri dans les grandes largeurs, sous l’impulsion d’un Yazici en feu qui réalise un triplé (0-3). Jamais le club lombard n’avait subi pareille déroute à domicile en Coupe d’Europe. Le tout sans Yilmaz et Benjamin André au coup d'envoi. Non, décidément, ce LOSC a de la ressource et beaucoup de talent.

18 décembre 2020 : Lopez quitte le navire, Létang nouveau patron

Une révolution de palais. A quelques jours du choc face au PSG, Lille change tout dans son organigramme. Mis sous pression par le fonds d’investissement Eliott, Gérard Lopez décide de vendre le LOSC au fonds Merlyn, qui choisit Olivier Létang comme nouveau président. Un désengagement qui change beaucoup de choses, notamment pour Christophe Galtier qui perd le président qui lui avait fait confiance. D’ailleurs, si l’entraîneur des Dogues est annoncé un peu partout la saison prochaine, c’est aussi que ce changement de direction a pesé dans son choix.

20 décembre : Lille résiste à Paris

En attendant, le LOSC continue d'impressionner avant d’accueillir le PSG de Thomas Tuchel lors de la 16e journée. Malgré une supériorité technique du milieu parisien, les Dogues subissent finalement très peu et dessinent un peu plus nettement leur ADN : cohérence, esprit d’équipe et solidité défensive. Ce nul peu palpitant (0-0) confirme paradoxalement un peu plus Lille dans sa quête d’une divine surprise. Lille a résisté, il va finir par tout emporter.

Di Maria contre Lille

Crédit: Getty Images

21 mars : La défaite nîmoise et la main qui tremble

Il y a des séries qui ne disent pas forcément tout d’une équipe : entre la 19e et la 30e journée, le LOSC reste invaincu pendant près de deux mois et demi. Mais, sans Burak Yilmaz absent sur blessure, on sent que les Dogues s’essoufflent. Moins tranchants offensivement, ils lâchent des points face à Brest (0-0) et Strasbourg (1-1) et laissent la porte ouverte aux autres prétendants. Face à Nîmes, c’est une fâcheuse défaite à domicile qui redonne le trône, provisoirement, au PSG (1-2). La main qui tremble et l’impression que les dynamiques s’inversent : on voit Nîmes comme un tournant négatif. Il sera le catalyseur d’une folle fin de saison.

3 avril : Le gros coup au Parc

Tout à sa préparation du choc face au Bayern en quart de finale de C1, Paris en oublie presque son duel décisif face à Lille au Parc des Princes. Les étoiles parisiennes, bien transparentes, se heurtent à une troupe solidaire, organisée, cohérente et franchement séduisante à l’image d’un duo André-Soumaré qui éteint complétement l’entrejeu parisien. Lille joue sur du velours et repart avec un grand coup : une victoire au Parc (0-1) et trois points d’avance sur les Parisiens. Un avantage décisif jusqu’au bout.

Jonathan David a signé une deuxième partie de saison impressionnante avec le LOSC, ponctuée par un but primordial au Parc des Princes

Crédit: Getty Images

25 avril : Le tournant lyonnais

Leader à l’orée de la 34e journée, le LOSC peut tout perdre et chuter en quatrième position en cas de défaite à Lyon. Mais ces Dogues en ont dans le crâne. Menés 2-0 juste avant la pause, ils s’en remettent à un immense Burak Yilmaz pour tout renverser et arracher une victoire aux airs de tournant majeur. L’OL est écarté de la course au titre, le LOSC en ressort encore plus fort. Face à Metz déjà (0-2, 32e journée), on avait eu l’impression que la chance du champion était côté lillois (penalty arrêté par Maignan à 0-0). A Lyon, c’est une confirmation aux yeux de tous : ce titre est pour eux !

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23 mai : Le titre dans la poche

Il aura donc fallu attendre la toute fin de la saison pour que les Lillois décrochent ce titre tant espéré et qui a semblé pouvoir leur glisser entre les doigts après un 0-0 concédé face à Saint-Etienne lors de la 37e journée. Mais Lille et Galtier n'ont pas dévié d'un iota. A Angers, le LOSC n'a pas tremblé. Deux buts signés David et Yilmaz avant la pause ont offert la couronne nationale au club. Une première depuis dix ans. Une sacrée aventure gravée dans l'histoire du club et du football français.
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