Tops

  • Le championnat est plus disputé que jamais
Monaco veut avoir son mot à dire. Et le public lui dit merci. Fort de sa très belle victoire sur la pelouse du Parc des Princes (0-2), dimanche soir, le club de la Principauté est devenu un peu plus que le premier poursuivant du trio de tête, il a carrément enfilé la cape de prétendant au titre de champion de France. Après 26 journées, six points seulement séparent le leader lillois, 58 points au compteur, à l'ASM, 4e avec 52 points. Cela fait depuis un très long moment qu'on n'a pas vu une telle bagarre à plusieurs pour le sacre. La rareté fait la qualité : cette saison 2020/2021 est un excellent cru.
Ligue 1
Le LOSC se relance et reprend son bien à l'OL
21/02/2021 À 17:58
  • Monaco, solide comme un roc
On a beaucoup parlé de la force de frappe offensive de Monaco, incarnée par la paire Volland - Ben Yedder. Mais au Parc, c'est bien sa défense qui l'a porté vers un brillant succès face au PSG (0-2). Et l'ASM ne s'est pas contentée de camper dans ses 30 mètres en attendant que les Parisiens viennent se casser les dents. Ils ont coupé les solutions de passes avec un quadrillage parfait du terrain, notamment dans sa largeur, tout en harcelant le porteur du ballon pour forcer le bloc adverse à reculer. Non seulement Paris n'a pas marqué, mais il ne s'est quasiment pas montré dangereux, cinq jours après avoir passé quatre buts au Barça au Camp Nou. Cela en dit long sur le chef-d'œuvre défensif réalisé par les hommes de Niko Kovac.

La joie des Monégasques après le but de Guillermo Maripan lors de PSG - AS Monaco (0-2) en Ligue 1

Crédit: Getty Images

Abi rapporte gros
Alors que les Verts avaient remporté trois de leurs quatre derniers matches de Ligue 1, ils n‘ont pu faire mieux qu’un nul face à Reims samedi (1-1). Un moindre mal à y regarder de plus près, étant donné que les hommes de Claude Puel étaient encore menés… à la 89e minute de jeu. Le moment choisi par Charles Abi, entré à l’heure de jeu, pour arracher l’égalisation et offrir un point à l’ASSE.

Mbappé est-il à la table de Messi et Ronaldo ? "Il gagnerait presque à être plus égoïste"

Une entrée qui n’est pas sans rappeler celle qu’il avait effectuée sur la pelouse de Nice fin janvier, lorsqu’il avait offert la victoire aux siens à la 88e minute. Depuis ce déplacement sur la Côte d’Azur (inclus), le joueur de 20 ans a donc rapporté quatre points à Saint-Etienne, en ayant eu droit à une centaine de minutes de jeu. Pas mal, comme ratio.
  • Les bijoux du LOSC pour repartir de l’avant
Après avoir été muselés à domicile contre le Stade Brestois la semaine dernière (0-0), et trois jours après leur “non-match” réalisé en Ligue Europa contre l’Ajax (1-2), les joueurs du LOSC se devaient de remettre la machine en marche à Lorient. Ils l’ont fait, et de quelle façon ! Les hommes de Christophe Galtier se sont imposés 4 buts à 1 sur la pelouse du Moustoir, avec de magnifiques réalisations.

Jose Fonte, Ikoné, Reinildo et Araujo célébrant un but du LOSC (Lorient-Lille)

Crédit: Getty Images

En dehors du premier but, un csc de Gravillon, les Dogues ont par la suite repris l’avantage sur une frappe limpide de José Fonte, digne d’un véritable attaquant, et ont achevé leur succès par un beau tir croisé de Bradaric à mi-hauteur dans les arrêts de jeu de la partie. Mais le véritable chef-d'œuvre de l’après-midi fut pour Jonathan Ikoné, auteur du but du 3-1 d’un maître coup-franc déposé au-dessus du mur des Merlus, laissant le gardien lorientais Matthieu Dreyer figé sur sa ligne. Grâce à ces buts de grande qualité, le LOSC a repris les commandes de la Ligue 1, et avec la manière.
  • Mavididi, retour à point nommé
Plus décisif depuis le 12 décembre, Stephy Mavididi n’a pas fait semblant pour son retour au premier plan. Un doublé en dix minutes primordial dans la victoire de Montpellier contre Rennes (2-1), d’abord par une bonne lecture pour propulser un coup-franc de Savanier sous la barre de Gomis, puis par un très joli numéro dans la surface bretonne, avec une feinte éliminant deux défenseurs rennais avant de faire le break.
Du reste, l’ancien dijonnais a été de tous les bons coups, provoquant également un pénalty en seconde période, manqué par Téji Savanier. Mettant au supplice un Hamari Traoré dépassé, l’Anglais de 22 ans a été un danger de tous les instants, lui qui a inscrit ses cinquième et sixième buts de la saison. Il a surtout signé une performance de référence, capitale pour le MHSC.

Flops

  • Mbappé, le dur retour à la réalité
Il avait tout réussi ou presque sur la pelouse de Barcelone, il a quasiment tout raté face à Monaco. Avec seulement 6 duels gagnés sur 15, l’attaquant français s’est heurté à un os, et n’a jamais réussi à faire la différence dans une rencontre où il n’aura cadré qu’un seul tir, à la 92e minute, mais suite à un geste de la tête. Balle au pied, il n'a jamais pu allumer la cage de Benjamin Lecomte. Il faut dire que l’entraîneur monégasque Niko Kovac avait bien compris celui qu’il fallait cibler à Paris, avouant après la rencontre avoir mis une pancarte sur le Français, quitte à “doubler, voire tripler le marquage sur Mbappé”.
Toujours est-il que l’international tricolore doit répondre présent, même quand il est la cible d’un marquage individuel, comme il a dû le subir contre son ancien club. Retombant dans ses travers avec des talonnades inutiles et une incapacité à changer le rythme des offensives parisiennes, Mbappé s’est agacé au fil de la rencontre, obtenant même un carton jaune “orangé” pour un contact musclé avec Disasi en fin de rencontre. Un match à oublier pour le Français, dans une semaine pourtant mémorable pour lui.
En conférence de presse, Mauricio Pochettino a pris la défense de son attaquant. "Le football n’est pas mathématique. Il y a plein de circonstances différentes. On n’a pas été au niveau pour gagner ce match, collectivement et pas seulement Kylian. Encore une fois, s’il y a un responsable, c’est moi."
  • Cibois "n’a pas percuté", et a coûté des points à Brest
On ne retiendra pas, malheureusement pour lui, ses trois parades décisives en seconde période face aux attaquants lyonnais… A 22 ans, Sébastien Cibois a payé sa jeunesse et son inexpérience, et a surtout plombé le Stade Brestois dans une première période cauchemardesque pour l’ancien gardien du PSG. Un penalty provoqué sur Depay, mais surtout une grossière erreur à quelques mètres de sa cage.
Après avoir tenté un crochet plus que risqué devant un Lucas Paqueta tout heureux de marquer dans le but vide, Cibois a coulé les chances de résultats de l’équipe bretonne, ce qui a particulièrement agacé Olivier Dall’Oglio au micro de Canal+ : "On avait déjà parlé avec Sébastien de ce genre de crochet, apparemment ça n’a pas percuté, tant pis".
Le poste de gardien est décidément délicat pour le technicien gardois, lui qui avait décidé de mettre un Gautier Larsonneur en manque de bonnes performances sur le banc il y a deux semaines… Une chose est sûre, le gardien titulaire dans le prochain onze du SB29 aura plus qu’intérêt à ne pas se rater.
  • OM, une occasion en or sabordée
Trois jours après une victoire séduisante et prometteuse au Vélodrome face à l’OGC Nice, l’Olympique de Marseille avait l’occasion parfaite d’enchaîner à la Beaujoire. En cas de victoire face à un FC Nantes en pleine crise sportive, 18e de Ligue 1, les Phocéens pouvaient mettre la pression sur Rennes et grimper provisoirement à la 5e place, qualificative pour la Ligue Europa. Mais les hommes de Nasser Larguet n’ont pas su prendre leur chance.

Steve Mandanda coupable d'une erreur sur le but de Nantes

Crédit: Getty Images

Pire, ils se sont sabordés. A la 50e minute, sur une passe en retrait assez hasardeuse d’Alvaro Gonzalez, Steve Mandanda est trompé par un faux rebond et laisse filer le ballon. Seul devant le but vide, Ludovic Blas ne s’est pas fait prier. Derrière, les Olympiens ont réussi à réagir et sont revenus au score grâce à Dimitri Payet. Mais en terre nantaise, l’OM aurait pu obtenir plus qu’un point. Attention à ne pas le regretter à l’issue de la 38e journée…
  • Nice, la semaine noire
Il y a huit jours, Nice semblait sur la voie du renouveau. Les Aiglons restaient sur deux succès consécutifs, un en L1 face à Angers (3-0) et un à Nîmes en Coupe de France (1-3) et les nuages s'étaient dissipés dans le ciel azuréen. Huit jours plus tard, ils sont revenus en force après trois défaites consécutives.
D'abord au Parc, où les Aiglons n'ont pas démérité face au PSG (2-1). Puis à Marseille, où le poteau a privé le Gym d'un nul en fin de match (3-2). Mais surtout face à Metz (1-2), dans une rencontre où les Niçois ont payé une première période assez catastrophique. La voie du renouveau paraît bien loin désormais.
  • Ajorque - Diallo, le duo ne répond plus
A Strasbourg, le facteur X est un binôme. En janvier, Ludovic Ajorque et Habib Diallo avaient inscrit six buts à eux deux, en cinq matches. Le Racing avait ainsi bouclé un mois réussi avec trois victoires et un nul. Oui mais voilà, depuis, les deux attaquants n'y arrivent plus. Ni l'un ni l'autre n'a inscrit le moindre but en février.
Ce n'est pas faute d'avoir essayé, notamment face à Angers ce dimanche, où Diallo, repoussé sur un côté, a trouvé la barre en fin de match. Décidément, ça ne veut pas. Conséquence directe : Strasbourg ne gagne (presque) plus. Les hommes de Thierry Laurey ont bénéficié d'une éclaircie à Metz la semaine dernière. Mais Adrien Thomasson ne pourra pas jouer les sauveurs à chaque fois.
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