Pablo Longoria se livre enfin. Intronisé comme nouveau président de l'Olympique de Marseille en février dernier, l'Asturien est revenu sur ses premiers pas dans sa nouvelle fonction, la ville de Marseille et sa façon de travailler dans un podcast de la Cadena SER diffusé dimanche. Plutôt réservé d'habitude, l'auto-didacte de 34 ans s'est montré plus à l'aise dans sa langue natale pour parler de lui et de ses méthodes modernes pour assurer le quotidien d'un club aussi spécial que l'OM.
Passé de directeur du football, ou directeur sportif c'est selon, à président en l'espace de sept mois, Longoria a affirmé s'être très bien adapté à la transition de poste. Oui, il était prêt pour le grand saut. Et il avait envie de faire sa révolution au sein d'une institution pas très football ces derniers mois. Il a décrit son arrivée au poste de président, à un âge aussi jeune (34 ans), comme atypique, mais surtout comme une parfaite description de ce qu'offre une ville aussi ouverte que Marseille.
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La vision est différente quand on est président
"Il fallait un club aussi magique que l'OM pour que quelque chose comme ça arrive. Dans une ville aussi multi-culturelle, tout le monde a sa chance. Comment je suis arrivé là ? Avec beaucoup de travail, beaucoup de dévotion et aussi à beaucoup de sacrifices personnels", a détaille l'Espagnol. "J'ai vécu onze années en Italie, après j'ai eu la chance de travailler dans un grand club comme Valence. Je me suis beaucoup dédié au football, en essayant de toujours faire les choses mieux et en faisant la démarche d'apprendre de nouvelles choses."
Concernant ses premières semaines en tant que président de l'OM, Longoria a expliqué que sa mission était désormais globale, et non plus centrée sur un seul sujet. ''La vision est différente quand on est président. Mon objectif, et c'est ce qui a été demandé par le propriétaire, était de remettre le football au milieu du projet. Il fallait centrer ce projet sur le football dans une ville qui vit pour ça. C'est une symbiose que vit cette ville avec son club de foot. Il faut avoir une vision globale des affaires courantes d'un club de football. Il faut comprendre que les grandes ou petites décisions prises ont des conséquences directes sur le terrain. Il faut prendre des décisions stratégiques en ayant toujours le terrain en tête."

Beaucoup de datas et... un soupçon d'humanité

L'Asturien a d'ailleurs donné un cas pratique : il a remodelé le secteur sportif dans son intégralité. Et le travail est toujours en cours. "L'une de mes premières décisions comme président a été de changer la structure sportive. Nous n'avons pas de direction technique à proprement parlé. Nous avons un directeur technique et un directeur de rendement sportif basé sur les statistiques. Que cela signifie pour moi ? Il faut savoir utiliser la technologie dont on dispose, ainsi que la tradition, pour pouvoir analyser au mieux la grande quantité de datas. C'est important de faire un bon scouting, une bonne analyse de la personne, une bonne analyse technique, tactique et d'adaptation des différents joueurs", a détaille le nouvel homme fort de l'OM.
Connu pour son approche au millimètre sur les datas, Longoria a un peu approfondi le sujet. ''Il y a tellement de statistiques dans le football qu'il faut savoir les analyser, les ajuster, pour mieux les utiliser au sein du club. Nous travaillons avec des métriques physiques très particulières (c'est l'utilisation des GPS sur les tenues d'entraînement, ndlr), des métriques techniques adaptées à Sampaoli. Mais il faut aussi prendre en compte le facteur humain, il y a des choses que les chiffres ne donnent pas. C'est là que le talent individuel entre. Car on travaille avec des êtres humains. Prendre des décisions sur des personnes en utilisant seulement les statistiques est quelque chose de compliqué."

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Sampaoli, c'est Marseille bébé

Il a évidemment été question de Jorge Sampaoli. Choisi par Longoria himself, même s'il a habilement évité de le dire, l'Argentin était fait pour venir à Marseille selon le président marseillais. "Sa venue est une décision collective, car nous travaillons en équipe. Lors de nos conversations téléphoniques, j'ai remarqué qu'il incarnait toutes les valeurs de la ville. C'est quelqu'un qui aurait pu naître ici, à Marseille. Il incarne aussi toutes les valeurs du club. Je compare Marseille à trois villes : Naples, Buenos Aires et Montevideo, particulièrement les deux dernières car Marseille est le port d'arrivée en Europe et en France de plusieurs nationalités. Marseille, c'est l'intégration et la passion. Aujourd'hui, il y a peu de personnes aussi passionnées que Sampaoli dans le football."
Passé par l'Espagne, l'Angleterre et l'Italie au cours de sa carrière, Longoria a observé in situe les meilleures ambiances d'Europe. Pourtant, il n'a qu'un rêve : celui de découvrir un Vélodrome plein à craquer et chaud bouillant. "C'est un rêve. Je suis là depuis huit mois et comme tout le monde, je n'ai pas pu profiter de ce stade quand il est plein à craquer. Ce sera un moment spécial pour moi. La ferveur dans le stade a été un facteur déterminant au moment de signer comme directeur général du club."

Jorge Sampaoli (Marseille) - 2021

Crédit: Getty Images

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