Maxwel Cornet, Tino Kadewere, Karl Toko Ekambi... Plusieurs joueurs marquent le pas depuis quelques semaines à Lyon, qui joue à Brest vendredi (21H00) en Ligue 1, mais rien n'indique que l'entraîneur Rudi Garcia souhaite bouleverser son onze de base.
La défaite à domicile contre Montpellier (2-1), samedi, a été un coup d'arrêt pour l'OL, a admis le technicien avant d'aller à Brest vendredi en ouverture de la 26e journée de L1. Mais, interrogé sur la possibilité d'injecter du sang frais après les bonnes entrées en jeu face aux Héraultais, de Rayan Cherki et Islam Slimani notamment, le technicien est resté très évasif mercredi en conférence de presse.
Ligue 1
À Lyon, Bosz admet avoir "besoin de temps"
IL Y A 7 HEURES

Le joueur de l'OL Ryan Cherki, face à Dijon en Ligue 1

Crédit: Getty Images

Le ton employé laisse plutôt penser qu'il pourrait encore faire confiance, en Bretagne, au onze de départ qui s'est détaché lors de la première partie de saison. "C'est bon signe si les remplaçants poussent car c'est ce que j'attends d'eux. Maintenant, je peux aussi montrer au onze de départ, comme je l'avais fait après Metz (défaite 1-0, le 17 janvier), qu'il avait tellement bien fait les choses jusque-là que les joueurs méritent de continuer. Aucune position n'est figée", a-t-il répondu.

Hiérarchie difficile à bouger

Pas certain, donc, que l'équipe type de l'OL, dont la hiérarchie est bien installée depuis la mi-septembre, soit bouleversée, surtout avec un match par semaine pour un club privé d'Europe. Seule certitude en défense centrale, Marcelo, l'un des hommes forts actuellement, sera absent sur blessure. Mais il n'y a aucune assurance que le Belge Jason Denayer, de retour dans le groupe après une lésion derrière une cuisse, soit en mesure de débuter la rencontre.
"Nous n'avons perdu que trois fois cette saison", souligne Garcia pour tempérer les ardeurs des partisans d'un chamboulement, en rappelant que son équipe avait enchaîné seize matches sans défaite après son premier échec à Montpellier, le 15 septembre (2-1).

Memphis Depay et Rudi Garcia (OL) / Ligue 1

Crédit: Getty Images

Pourtant, depuis plusieurs rencontres, Maxwel Cornet, ancien attaquant, est en difficulté sur son poste d'arrière gauche, où Garcia l'a reconverti depuis plusieurs mois. L'intermède qu'il a effectué comme ailier gauche en coupe de France contre Ajaccio, en marquant le troisième des cinq buts lyonnais, n'a pas suffi à le remettre en selle et il a encore peiné samedi.

La "KTM" en panne de réalisme

C'est surtout le trio d'attaque Kadewere-Toko Ekambi-Memphis Depay ("KTM") qui affiche moins d'efficacité depuis le début de l'année, malgré de nombreuses occasions. "Il faut que les joueurs soient plus réalistes, plus tueurs. Notre jeu porte à avoir des occasions. Il faut être concentré", lance Rudi Garcia.
Kadewere, dont le compteur des buts est bloqué à neuf depuis son doublé à Saint-Étienne (5-0) le 24 janvier, ne retrouve plus la spontanéité qui faisait sa force avant la trêve. Décevant contre Montpellier, Karl Toko Ekambi n'a lui marqué que deux fois depuis début janvier, face à Bordeaux (2-1) et Strasbourg (3-0), avec une passe décisive à Dijon (1-0).

Tino Kadewere lors de Lyon - Brest / Ligue 1

Crédit: Getty Images

Parmi les joueurs de couloir, seul le défenseur Léo Dubois, à droite, suit une courbe ascendante, avec deux passes décisives contre les Verts pour le doublé de Marcelo, et un but incroyable contre les Girondins qui a donné la victoire à l'OL dans le temps additionnel (2-1).
Garcia aime à rappeler que Toko Ekambi et Kadewere n'animent pas vraiment les couloirs et se partagent l'axe, dans un système où la recrue hivernale, Islam Slimani (32 ans), au profil différent notamment dans le jeu aérien, pourrait donc avoir son mot à dire. Tout comme le jeune Rayan Cherki (17 ans), s'il confirme son match contre Ajaccio et son entrée en jeu face à Montpellier. Mais rien n'indique que le changement soit pour maintenant, dans un groupe où le capitaine Memphis Depay reste incontournable avec cinq buts et deux passes décisives depuis la trêve. La prime à la stabilité ?

Aulas : "On va donner le nom de Gérard Houllier au centre d'entraînement de Lyon"

Ligue 1
"Il a les épaules pour s'imposer" : Comment Bosz a conquis Toulon avant de tenter le pari OL
IL Y A 11 HEURES
Ligue 1
Succession de Memphis, milieu à dégraisser, concurrent pour Lopes : les chantiers de Bosz à l’OL
10/07/2021 À 12:58