C’est un garçon né en 2003. On a tendance à l’oublier tant son nom revient à répétition depuis désormais plusieurs mois, mais Rayan Cherki n’a que 17 ans. La tentation est forte de vouloir le voir jouer à tout prix pour les observateurs, encore plus après sa bonne performance en Coupe de France contre Sochaux. Un nouveau doublé contre les Lionceaux, un an après celui inscrit contre Nantes qui l’avait propulsé sur le devant de la scène, et c’est une fois de plus la même question qui revient : à quand une place dans le onze de Rudi Garcia pour le gamin de Lyon ?
Là où l’argument du côté incontournable du trio KTM (Kadewere, Toko-Ekambi, Memphis) s’entendait il y a encore un mois, force est de constater que le Zimbabwéen souffre en 2021. Deux buts en onze matches seulement, et le sentiment que Cherki a les jambes et les épaules pour venir pallier ce coup de moins bien de Tino Kadewere. Le talent, il l’a et on le sait. Il reste le plus difficile dans ces cas-là : le montrer au plus haut niveau. Car sans réduire ses bonnes prestations de titulaire en Coupe de France contre les pensionnaires de Ligue 2 Ajaccio et Sochaux, Rayan Cherki n’a pour le moment jamais réussi à les répéter en Ligue 1.

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Attention à ne pas le brûler trop tôt

Les vingtaines de minutes qu’il a pu avoir contre Strasbourg, Montpellier et plus récemment Marseille n’ont pas vraiment donné de raisons à Rudi Garcia de titulariser le jeune gaucher plus régulièrement. Encore soit trop dans l’ombre de ses partenaires, soit trop individuel, Cherki reste un diamant pas tout à fait poli, dont son entraîneur assume pleinement la gestion : "Il est dans la progression normale d’un joueur de cet âge là, avec des hauts mais aussi des périodes où c’est plus compliqué". Ne pas vouloir le lancer trop vite dans le grand bain s’entend, d’autant plus avec la jurisprudence Camavinga par exemple, qui à 18 ans subit un contrecoup après avoir explosé et énormément joué très tôt.
Mais alors quand est-ce le bon moment pour installer Cherki ? Le principal intéressé a faim de jeu, et ne le cache plus : "On ne sait jamais ce qu’il y a dans la tête du coach, mais je sais que j’ai fait une bonne prestation et je veux continuer sur cette lancée". Avant le déplacement à Reims, une semaine après une nouvelle bonne prestation en Coupe et à une période où une place semble vacante sur le côté de l’attaque rhodanienne, les planètes semblent en effet idéalement alignées pour voir débuter Cherki en Ligue 1, et espérer qu’il saisisse cette fois-ci pleinement sa chance.

Rayan Cherki face à deux jours nîmes, le 20 septembre 2020, avec Lyon

Crédit: Getty Images

Un garçon qui "aime la pression"

Chez ses partenaires, on joue malgré tout encore la carte de la patience. "Rayan, il faut qu'il comprenne qu'il doit travailler. On le sait, le talent seul ne suffit pas. Si tu as le talent et le travail, tu peux aller encore plus loin. Il a 17 ans, il ne faut pas lui mettre trop de pression", tempère son partenaire Islam Slimani.

Cherki : "On ne sait jamais ce qu'il y a dans la tête du coach"

Ce à quoi le jeune talent lui répond sans peur : "J’aime bien la pression, je fais avec et on verra bien à la fin de l’année". L'insouciance est une des nombreuses marques de la jeunesse, et celle de Rayan Cherki pourrait grandement servir une attaque lyonnaise qui a besoin de retrouver des jambes et du rythme dans sa course au titre. Plus que jamais, c’est le moment approprié pour se montrer. Même quand on n'a que 17 ans.
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