Submergé par le bonheur. Au point de ne plus savoir quoi dire. Sur la pelouse d'Angers, au micro de Canal +, Christophe Galtier a eu bien du mal à s'exprimer. Son équipe venait de lui offrir les plus belles émotions. Elle a maîtrisé son sujet pour vaincre le SCO (1-2) et s'offrir ce titre de champion de France que personne ne pouvait imaginer. "Je ne sais pas, je n'arrive pas à réaliser, l'émotion n'est pas encore totalement là…", a-t-il dit avec une voix hésitante. Avant de se lâcher, enfin : "Putain, c'est incroyable !"
C'est la conclusion rêvée d'une drôle de journée. Un dimanche où les Dogues se sont sentis comme jamais dans la peau du chassé, sans marge d'erreur. Ils l'ont admirablement négocié. En ouvrant le score très tôt à Angers, en faisant le break au moment idéal, juste avant la mi-temps.... Et en tenant leur avantage, malgré le but anecdotique du SCO en toute fin de match. Jusqu'à la délivrance du coup de sifflet final. "La journée a été longue, beaucoup de pression, a reconnu Galtier. Le mérite revient aux joueurs, ce sont eux les héros. C'est exceptionnel."
Ligue 1
Lille est allé au bout de son rêve
23/05/2021 À 20:48
Le mot est presque faible. Finir premier du classement de Ligue 1 au nez et à la barbe de Neymar, Kylian Mbappé et toutes les stars du PSG, cela semblait impossible. Mais impossible n'est pas lillois. Les Dogues ont mené leur barque sans sourciller, parfois contre vents et marée. Et ça, Galtier ne l'a pas oublié. "Pour être champion il faut faire une saison extraordinaire, encore plus quand il y a le PSG, a-t-il reconnu. Avec plein d'émotions, avec un investissement total de la part de mon groupe, qu'on a su mener jusqu'au bout avec mon staff. Avec des périodes parfois difficiles sur le plan affectif avec tout ce qu'il s'est passé pendant les fêtes de Noël…"

"Cette équipe a quand même fait des points contre des concurrents..."

On aurait presque tendance à oublier que le LOSC est champion après avoir connu une révolution de palais avec l'arrivée à la présidence d'Olivier Létang pour succéder à Gérard Lopez, et le départ du directeur sportif Luis Campos. "Je pourrai dire que je suis un entraîneur qui a été champion avec deux présidents, s'est amusé Galtier. Evidemment que le président Létang a su prendre le relais quand il est arrivé, mais je ne peux pas oublier Gérard Lopez, Luis Campos qui a été l'architecte de cette équipe. Je veux le partager avec ces trois personnes, même si elles ne peuvent pas être ensemble, et évidemment tous les gens qui ont travaillé autour de l'équipe, ma famille…. ma maman qui est dans un centre de rééducation, je t'embrasse, papa qui est là-haut, aussi (ému)..."
Galtier aurait pu citer la terre entière dans une joie insubmersible. Il a surtout gardé le meilleur pour la fin : son groupe. Cette incroyable armada lilloise qui a mis la France à genoux. "Evidemment il y a eu des moments clés, la victoire à Lyon, celle à Paris…", a-t-il rappelé. "Cette équipe-là, elle a quand même fait des points contre des concurrents, beaucoup de points. Quand on se présente à Paris alors que quinze jours avant on a perdu des points contre Nîmes à domicile… Je pensais que cette défaite allait nous priver non pas du titre mais de la Ligue des champions."
Mais ces Dogues avaient des ressources insoupçonnées. Tout le monde pouvait prédire qu'ils allaient finir par craquer. Au contraire, ils ont mordu dans la chance qui leur était offerte à pleines dents. Ils y ont cru tellement fort qu'ils en sont devenus invincibles. "J'ai vu un groupe très réactif, avec une grande détermination, que j'ai accompagné souvent, que j'ai secoué de temps en temps…", a reconnu Galtier. "Qu'est-ce que je l'aime, ce groupe ! Je l'aime profondément." Galtier et ses héros peuvent enfin se lâcher. C'est peu dire qu'ils l'ont mérité !
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