Les tops

  • Christophe Galtier, des choix encore payants
L’entraîneur lillois a reçu le trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 1 cette saison, et il a encore prouvé que c’était pleinement mérité. Une semaine après le nul concédé par son équipe face à Saint-Etienne (0-0), Galtier avait décidé de remplacer Jonathan Bamba et Luiz Araujo par Renato Sanches et Yusuf Yazici au milieu de terrain. L’ouverture du score (10e) est venue d’un excellent travail du Portugais, tandis que le Turc a fait la différence sur l’action qui a amené au penalty du 2-0, transformé par son compatriote Burak Yilmaz (45e+1).
Ligue 1
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Pas irréprochable sur l’égalisation angevine, Tiago Djalo, choisi par le tacticien de 54 ans pour remplacer José Fonte (suspendu), a été longtemps très solide pour permettre au LOSC de conserver son avantage, finalement décisif. Une démonstration de plus du flair de Christophe Galtier, qui peut désormais savourer pleinement son premier titre en tant qu’entraîneur.

Christophe Galtier, coach de Lille et champion de France

Crédit: Getty Images

  • Quand Larsonneur se prend pour Landreau
Neymar ne nous avait pas habitués à cela. Pourtant, dimanche soir, sur la pelouse de Brest (0-2), le Brésilien a manqué un penalty (19e). Face à lui, Gautier Larsonneur avait pris le parti de ne pas se positionner dans l'axe, mais plutôt de se décaler légèrement sur sa droite. Fort de sa série de huit penalties consécutifs transformés en championnat, l'attaquant parisien s'est alors élancé, mais après avoir trop ouvert son pied droit, il a vu son ballon passer finalement à côté.
Le coup de bluff du portier breton a donc fonctionné, même s'il n'avait pourtant pas réussi à lire la trajectoire du ballon. Dans l'élite, ce n'est que la deuxième fois que Neymar ne transforme pas un penalty, en 20 tentatives, depuis son arrivée dans le club de la capitale. Quant à la technique employée par Larsonneur, elle n'est pas sans rappeler celle de Mickaël Landreau. L'ancien gardien de but en avait fait de même face à Ronaldinho, lors d'un PSG-Nantes, en 2002.
  • La frappe de Bourigeaud
On ne présente plus la belle patte droite du milieu offensif rennais. Elle a de nouveau frappé dimanche soir lors du succès des Bretons face au Nîmes Olympiques (2-0). A la 51e minute d'une rencontre parfaitement maîtrisée par les hommes de Bruno Génésio, le n°14 du Stade Rennais a reçu un ballon sur le côté gauche, qu'il a décidé de jouer en repiquant dans l'axe pour jouer un "une-deux" avec un coéquipier positionné à l'entrée de la surface. Contré involontairement par le Nîmois Antoine Valerio, le ballon a retrouvé les pieds du maître-artilleur rennais après un contre favorable. La suite a été du Bourigeaud dans le texte : il a expédié un OVNI dans la cage de Baptise Reynet. Muet depuis le 14 mars, l'ancien lensois a porté son total de buts à 6 cette saison avec ce missile.
  • David, à point nommé
C'était la grosse recrue lilloise du dernier mercato estival. Et l'une des déceptions de la première moitié de la saison. Mais Jonathan David a su s'en remettre. Sa montée en puissance était déjà très nette sur la deuxième moitié de l'exercice, à l'image de son but décisif pour donner la victoire à Lille dans le choc face au PSG (0-1). L'attaquant canadien n'en est pas resté là. Si les Dogues se sont imposés à Angers dans le match du sacre, il n'y est vraiment pas pour rien. Après avoir ouvert le score, il a provoqué le penalty transformé par Burak Yilmaz sur le deuxième but lillois. Histoire de conclure cette première saison au LOSC de la plus belle des manières.

Les flops

  • Garcia et l'OL, le souci de l’inconstance
Qu’a-t-il manqué à cet OL pour rester dans le trio de tête et attraper une place pour la prochaine Ligue des Champions ? Très probablement de la régularité dans le contrôle de ses rencontres, notamment à domicile où les Gones ont concédé des défaites évitables contre Metz (0-1), Montpellier (1-2), Lille (2-3) où les Lyonnais menaient 2-0. Bien entendu, la nouvelle défaite surprise contre Nice (2-3) a été le pompon.

Rudi Garcia lors de la rencontre entre l'OL et Nice (2-3), lors de la 38e journée de Ligue 1 2020-2021

Crédit: Imago

Principal responsable des performances de son équipe, Rudi Garcia savait qu’il quitterait le club à la fin de la saison et il n'a pas réussi à faire franchir un cap mental à son équipe dans la gestion des rencontres. Mais malgré un titre honorifique de champion d’automne à la mi-saison, les Rhodaniens ne sont pas parvenus à remplir leur mission initiale, la faute à une seconde partie de saison où ils ont perdu le fil.
  • Nantes, une décision qui coûte cher
C'est une décision lourde de conséquence. Elle aurait pu assurer le maintien de Nantes en Ligue 1 et l'a finalement condamné à sauver sa peau lors des barrages face à Toulouse. Il semblerait bien pourtant que le pied de Damien Le Tallec ait heurté Marcus Coco (78e). Mais après avoir désigné le point de penalty, Monsieur Buquet s'est déjugé lors du visionnage des images précipitant la défaite nantaise face à Montpellier (1-2). Assurément le tournant de la saison des Canaris alors même qu'un match nul leur permettait de garantir leur place en Ligue 1 la saison prochaine. "J'ai un principe, on ne refait pas l'histoire. Ils ont sifflé, ils ont raison", a réagi un Antoine Kombouaré très bon esprit.

Antoine Kombouaré ne semble pas vraiment maîtriser la situation au FC Nantes

Crédit: Getty Images

  • Pour la soirée de folie, il faudra repasser
On a connu des soirées multiplex de dernière journée totalement incroyables, avec des buts en veux-tu en voilà et les rebondissements les plus improbables. Celui-ci ne rentrera pas dans cette catégorie. On n'en voudra pas aux Lillois d'avoir rapidement tué le suspense pour le titre mais, hormis la débâcle lyonnaise, l'ensemble manquait quand même de sensationnel. Et surtout de buts. Il n'y en a eu que 23 pour animer cette ultime journée de Ligue 1 qui nous a finalement un peu laissé sur notre faim.
  • Faivre, le soir sans
Il y a des soirs comme ça ou rien ne va dans le bon sens. Romain Faivre, l'une des révélations de la saison, a connu ça contre le PSG. Le milieu brestois s'est d'abord rendu coupable d'une grossière faute sur Angel Di Maria qui a provoqué un penalty en faveur des Parisiens, manqué par Neymar. Il a ensuite eu la malchance de dévier le corner d'Angel Di Maria et de lober ainsi son gardien Gautier Larsonneur sur l'ouverture du score des hommes de Mauricio Pochettino. Il a enfin manqué l'occasion d'égaliser un butant sur Keylor Navas au terme d'une superbe action brestoise. Dans la foulée, Kylian Mbappé a assuré la victoire du PSG. Frustrant.
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