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  • Face aux gros poissons, Laurey a la solution
Un 4-4-2 pour accrocher Lille. Un 3-4-3 pour se payer Monaco. Et enfin un 5-3-2 pour résister à l'OM. Thierry Laurey a encore joué le maître tacticien pour permettre à Strasbourg de prendre des points face à un cador du championnat. Comment ? Avec une recette simple... en apparence. A chaque fois, l'entraîneur du Racing a calqué son dispositif tactique sur celui de son adversaire. A chaque fois, il a réussi à lui poser d'énormes problèmes. Et si la méthode peut paraître un peu facile à première vue, elle démontre surtout que le coach alsacien parvient à obtenir la totale adhésion de ses hommes. "On n'a pas trop souffert", a-t-il simplement analysé après avoir récolté un point au Vélodrome. Au passage, il n'a pas manqué de rappeler à Pablo Longoria que les entraîneurs français pouvaient aussi avoir des idées. Il l'a même prouvé.
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Le duel entre Dimitri Payet (OM) et Lamine Koné (Strasbourg) en Ligue 1 le 30 avril 2021

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  • Marquinhos, encore lui
Trois jours après, Marquinhos a remis ça. Déjà buteur de la tête contre Manchester City mercredi (1-2), le défenseur brésilien a de nouveau inscrit un but crucial pour le PSG en faisant le break face à Lens samedi (2-1). La cinquième réalisation du défenseur parisien cette saison. Du haut de ses 26 ans, "Marqui" a confirmé une fois de plus, s’il le fallait, qu’il est une arme redoutable pour le PSG dans les matches qui comptent. Leipzig et l'Atalanta en avaient fait les frais la saison dernière, Manchester United, le Bayern Munich et City aussi cette saison. Avant, donc, cette nouvelle réalisation très importante dans la course au titre. Mbappé a été laissé au repos et devrait être frais mardi, Neymar a pris confiance en marquant également. Mais les Citizens savent qu'il y aura un troisième homme à surveiller de près, du côté de l'Etihad...
  • Yilmaz – Celik, forts comme des Turcs
Lille continue de faire la course en tête. A trois journées de la fin, le LOSC touche de plus en plus du doigt son rêve de titre. Et ses Turcs y sont pour beaucoup. Si Yusuf Yazici s'illustre un peu moins en ce moment après avoir été déterminant au coeur de la saison, Burak Yilmaz continue de guider les siens avec Zeki Celik, qui ont encore frappé tous les deux face à Nice (2-0) comme contre Metz (0-2). Déjà auteur d'un doublé et d'une passe décisive à Lyon le weekend dernier (2-3), l'ancien de Galatasaray ou de Trabzonspor a marqué un but sublime sur son premier ballon pour ouvrir le score et inscrire sa 13e réalisation de la saison. Quelques minutes plus tard, Zeki Celik, qui avait aussi délivré une passe contre Montpellier (1-1) lors de la 33e journée, l'a imité. Les deux Turcs sont ainsi impliqués dans les huit derniers buts de Lille.

La joie des Lillois après l'ouverture du score de Yilmaz contre Nice

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  • Le pari jeune de Bordeaux
"Il fallait faire le coup de poker". Au micro de Canal +, Jean-Louis Gasset s'est félicité de son audace. Et il a raison. Contre Rennes (1-0), l'entraîneur girondin a fait le pari de la jeunesse pour essayer de relancer son groupe. A bon escient. Pour accompagner Yacine Adli (20 ans), Tom Lacoux (19 ans), Mehdi Zerkane (21 ans) ou encore Samuel Kalu (23 ans), il a choisi de lancer Sékou Mara et de lui offrir sa première titularisation en L1. Et le jeune attaquant de 18 ans a justifié la confiance de son coach en étant décisif à double titre. Il a d'abord été à l'origine de l'expulsion de Steven Nzonzi. Puis quelques minutes plus tard, il s'est offert un vrai but d'avant-centre d'une reprise du gauche. Son premier en L1. Le seul de ce match qui offre trois points précieux aux Girondins, qui peuvent souffler et se féliciter du coup de poker de leur entraîneur.

Sékou Mara, buteur lors du match opposant Bordeaux à Rennes, le 2 mai 2021, en Ligue 1

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  • Petits Verts, grande victoire
Bien sûr, Saint-Etienne peut remercier ces vieux soldats : Mathieu Debuchy et Romain Hamouma, buteurs à Montpellier (1-2) lors de la victoire qui valide son maintien en Ligue 1. Mais ce serait un peu vite oublier le contenu de ce succès. Et les Verts s'en sont sortis aussi grâce à leur centre de formation avec trois joueurs scintillants ce dimanche. D'abord la paire du milieu Lucas Gourna (17 ans) – Mahdi Camara (22 ans). Le premier a déclenché le mouvement du premier but par un dribble et une passe qui a créé le déséquilibre, le second, passeur décisif, a fait la différence sur la deuxième réalisation. Et parce qu'il fallait tenir le score jusqu'au bout, Etienne Green, la belle surprise de cette fin de saison, s'est jeté dans les pieds de Mavididi en toute fin de rencontre. Trois joueurs du cru, trois points cruciaux et les Verts seront en L1 la saison prochaine.
  • Garcia, coaching gagnant
En faisant de nouveau le choix d'une défense à trois, comme lors du quart de finale de Coupe de France entre les deux équipes, Rudi Garcia a encore gêné Monaco dimanche. L'entrée de Tino Kadewere dès la pause, elle, n'a pas révolutionné le visage de l'OL et aurait même dû aboutir sur une seconde exclusion pour les Gones. La titularisation d'un Jason Denayer pas à 100% - et sorti blessé - a aussi de quoi poser question. Mais Bruno Guimaraes et Rayan Cherki ont fait basculer la rencontre en sortie de banc, avec un superbe geste du Brésilien au débart de l'action qui a amené le but de l'attaquant de 17 ans. Un choix payant. Pour un résultat tellement important.

Flops

  • Le zéro pointé de Nice
Nice a longtemps mis l'intensité nécessaire. Et les Aiglons ont joué presque toute la seconde période en infériorité numérique. Mais quand même, on était en droit d'en attendre plus des Niçois, qui avaient planté trois buts à Montpellier (3-1). Au final, Kasper Dolberg and co, étouffés par le pressing lillois, ont été incapables de mettre à mal la meilleure défense de L1. Pas un tir en plus de 90 minutes, ça fait tâche ! C'est même le genre de statistique dont on se passerait bien pour faire la promotion de la L1.
  • L'arbitrage, ses décisions litigieuses et ses débats
A Paris, lors du duel face à Lens (2-1), Jérôme Brisard a agacé Leonardo par certaines de ses décisions en ne protégeant pas suffisamment Neymar à son goût. A Lille, où le LOSC a confirmé son statut de leader face à Nice (2-0), Olivier Létang et Sylvain Armand, le président nordiste et son coordinateur sportif, sont eux aussi descendus dans le couloir pour crier leur colère après un tacle très appuyé sur Jonathan Bamba de Jordan Lotomba qui aurait pu lui valoir un rouge. Et à Bordeaux dimanche lors du duel entre les Girondins et les Rennais, c'est la décision sévère d'Anthony Gauthier d'expulser Steven Nzonzi dès la 8e minute qui a fait jaser. Faut-il s'agacer des pressions mises par les dirigeants ? S'étonner de certains choix des hommes au sifflet ou de voir que le VAR n'a pas été d'une grande utilité ? Cela fait en tout cas beaucoup de discussions négatives en une journée sur l'arbitrage.
  • Nîmes, le grand perdant
Un point est toujours bon à prendre dans une course au maintien. Sauf quand vos deux principaux concurrents s’imposent dans le même temps. Devant au score face à Reims dimanche, les Crocos ont été rejoints sur un but quelque peu chanceux à dix minutes du terme. Deux points de perdu pendant que Lorient et Nantes s’imposaient dans le même temps. Le NO est à deux points de la place de barragiste et six du 17e rang, ce qui rend un maintien sans barrages presque impossible à trois journées de la fin, alors que le club gardois doit encore affronter Lyon et Rennes. Mais après tout, les hommes de Pascal Plancque n’attendent peut-être que ça : ils tournent au ralenti (3 points en 5 matches) depuis leur exploit à Lille le 21 mars dernier. Qui sait si ce n'est pas contre les gros que Nîmes arrachera son maintien...
  • Le "sentiment de honte" de Dall’Oglio
La victoire à Saint-Etienne, le week-end dernier (1-2), n’était donc qu’une parenthèse enchantée. Corrigé par Nantes (1-4) à domicile, Brest a confirmé sa piètre forme à l’échelle du dernier mois. De quoi excéder son entraîneur Olivier Dall’Oglio, pas tendre avec ses troupes à l’issue de la rencontre. "Le premier sentiment qui me vient, c'est un sentiment de honte. On n'a pas respecté notre maillot", a-t-il lâché. Avant de remettre en cause l’état d’esprit de son équipe sur le terrain… et avant la rencontre. "On a été punis logiquement par une équipe qui nous a été supérieure dans les intentions et dans le jeu. On a mis en alerte tout le monde en disant que quasiment maintenu, cela ne veut pas dire maintenu. Certains l'ont pris en compte, d'autres non. La préparation de ce match dans les têtes, dans le sommeil, dans la diététique, n'a pas été ce qu'elle devait être". Les prochaines causeries risquent d’être animées.

Olivier Dall'Oglio est l'entraineur de Brest

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