Le message a le mérite d'être limpide. Maire de Marseille, Benoît Payan a annoncé vouloir vendre l'Orange Vélodrome, qu'il estime comme "trop cher". "Le stade, je veux le vendre parce qu'il me coûte trop d'argent. Je veux le vendre car il est une gabegie financière. Je l'ai dit quand j'étais dans l'opposition. Je le ferai si je trouve un acheteur. Je me débrouillerai dans les mois, les années qui viennent pour trouver un acheteur. Le stade, ce n'est plus possible", a-t-il expliqué lors d'un live sur Facebook.

"Je ne peux pas accepter ça" : le moment où Villas-Boas a annoncé sa démission

"Ce n'est plus possible, niet, terminé, 15 millions d'euros de la poche des Marseillais pendant 30 ans, il va falloir passer à autre chose (...) Un acheteur ? Je vais me débrouiller dans les semaines, les mois ou les années à venir pour en trouver un", a-t-il ajouté. Le socialiste Benoît Payan a repris fin septembre les rênes de la ville à la tête de la coalition de gauche du "Printemps marseillais après la démission de l'écologiste Michèle Rubirola. L'élu avait dénoncé mercredi un gaspillage de l'argent public par l'ancienne majorité de droite de la ville dirigée pendant vingt-cinq ans avec l'ex-maire LR Jean-Claude Gaudin à l'occasion de la remise d'un audit commandé après la victoire de la gauche aux municipales.
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Les travaux ont coûté 268 millions d'euros

Inauguré en 1937 avec une piste de cyclisme, rénové et livré en octobre 2014, le Vélodrome est devenu le deuxième plus grand stade français. Une toiture a été installée. Les travaux ont coûté 268 millions d'euros. Alors dans l'opposition, Benoît Payan avait dénoncé le partenariat public-privé engagé par la municipalité de droite avec le consortium Arma pour la rénovation du stade en pointant un surcoût important lié à des "frais financiers exorbitants".
Côté recettes, la chambre régionale des comptes avait déjà estimé en novembre dernier dans un rapport au vitriol sur la gestion de la commune, que le loyer versé à la ville par l'Olympique de Marseille était trop faible. Il faudrait qu'il passe à 8 millions d'euros par an, contre 5 aujourd'hui, écrivaient les magistrats dénonçant également les 52,2 millions d'euros de subventions versées entre 2012 et 2017. La déclaration du maire de Marseille survient en pleine crise à l'OMC, au lendemain de la mise à pied de l'entraîneur portugais André Villas-Boas et quatre jours après les violences incidents commis par des supporters au centre d'entraînement.
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