William Saliba a retrouvé du temps de jeu. Et le sourire. Forcément. L'ancien défenseur de l'AS Saint-Etienne a repris goût à la compétition et à la lumière des projecteurs depuis son arrivée à Nice, sous forme de prêt. Après de longs mois à ronger son frein à Londres où Mikel Arteta ne comptait clairement pas sur lui, le jeune défenseur tricolore a trouvé une porte de sortie bienvenue. Et après quelques semaines, il ne s’en cache pas : il s’étonne encore de ses premiers pas sur les bords de la Tamise. "Je ne pensais vraiment pas, après avoir été transféré pour 30 millions d'euros, que j'allais me retrouver à jouer avec la réserve", reconnaît-il ce dimanche dans l'émission Téléfoot.
Acheté à Saint-Etienne en juillet 2019 par Arsenal, puis prêté dans la foulée à son club formateur pour la saison 2019-2020, William Saliba s'est retrouvé dans une situation ubuesque dans son nouveau club, qu'il avait rejoint avant l'été. Malgré son talent et la somme investie, Mikel Arteta ne l'a pas jugé prêt à se frotter aux joutes de Premier League. Même si les Gunners ont rencontré de nombreux soucis au coup d’envoi de ce nouvel exercice, le très jeune défenseur axial (19 ans) a même été écarté de l'équipe première et placé durant quelques matches en réserve. Alors, ce transfert est-il une erreur de carrière ? "Je ne pense pas être parti trop tôt. Quand tu te sens prêt, il faut partir. Ce sont des choses qui arrivent. J’ai confiance en moi", répond-il, serein.
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Son désir d’être le patron de la défense à Nice ? "Ce n’est en aucun cas être prétentieux ou avoir la grosse tête
William Saliba connaît ses qualités. Ce n'est pas cet épisode qui va le faire douter. Il avait en plus l'avantage d'avoir déjà montré son énorme potentiel avec Saint-Etienne en L1 durant ses deux premières saisons dans l'élite, malgré quelques blessures et son jeune âge. Après dix mois loin de la compétition du haut niveau, une porte de sortie s'est donc présentée, sans surprise. Elles étaient même nombreuses. Mais Nice s’est vite imposé comme l’option numéro 1. "Pour moi, la meilleure solution, le meilleur choix, c’était de rejoindre l’OGC Nice. Il y a un bon projet, une bonne équipe, de bonnes ambitions, ça joue bien au ballon", remarque-il.
Dans un axe défensif orphelin de Dante - l'expérimenté capitaine brésilien est sur la touche après avoir été victime d'une grave blessure au genou en novembre -, l'ex-Stéphanois a une vraie carte à jouer. Avec son 1,93 m ou encore sa qualité dans les un contre un, son apport se voit déjà. Sur la Côte d'Azur, il veut même déjà "être le patron de la défense", comme il l'a annoncé dès sa présentation. "Après la blessure de Dante qui était le patron de l’équipe, j’ai eu des contacts avec les dirigeants qui m’ont demandé si j’étais prêt à prendre ce rôle. J’ai dit oui, même si je suis jeune. Ce n’est en aucun cas être prétentieux ou avoir la grosse tête", lance-t-il encore. En clair, son premier passage à Arsenal n’a pas érodé sa confiance en soi.
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