On le remarque quand il est là. Mais aussi quand il ne l'est pas. Ces dernières semaines, Renato Sanches est devenu le visage d'un LOSC irrégulier car dépendant de son milieu portugais, et donc de sa condition physique. Épanoui dans le jeu mais toujours perturbé par les blessures, l'international lusitanien n'est toujours pas capable d'enchaîner les matches durablement mais il n'a jamais été aussi proche de retrouver le niveau qui fut le sien à l'Euro 2016, où il s'était révélé. Pour Lille, sa présence change tout. Sur le terrain. Et en dehors.
Brillant face au Paris Saint-Germain, impressionnant à Séville, passeur décisif face à Angers, le milieu de terrain a considérablement influencé le jeu lillois depuis son retour d'une opération du genou en août dernier. De nouveau touché lors de la trêve internationale, il avait été capitale face à Salzbourg en C1 avant d'être le meilleur joueur lillois lors du succès à Rennes (1-2) en milieu de semaine.
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37 matches manqués à cause de blessures

"Renato Sanches est un joueur de haut niveau capable de jouer sous pression, confiait Jocelyn Gourvennec après la défaite au Parc des Princes, il y a un mois. Quand il est bien physiquement, on voit ce qu'il apporte." La précision est importante ; depuis qu'il a débarqué dans le Nord en 2019, l'international portugais n'a jamais été épargné. Sujet aux blessures musculaires, le joueur de 24 ans a manqué 37 matches pour différentes lésions. L'équivalent d'une saison de championnat.

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Voilà pourquoi Renato Sanches en est encore là, cinq ans après avoir éclaboussé l'Europe, et alors qu'il a retrouvé à Lille un environnement idéal pour se relancer. Sa forme physique est au cœur de son jeu, tant pour défendre que pour se sortir du pressing adverse dans les petits espaces, lancer un contre ou progresser balle au pied. Avec l'enchaînement des matches, le Portugais est redevenu un joueur à part : à Lille, il est celui qui progresse le plus balle au pied, y compris dans la direction du but adverse, et parvient à ouvrir plus de brèches que les attaquants.

Un départ... dès cet hiver ?

A Lille, il est le joueur qui parcourt le plus de distance vers le but, devant les latéraux ou les spécialistes Ikoné et Bamba. Et en Ligue 1, seuls cinq joueurs (tous des ailiers, hormis Savanier) réussissent plus de dribbles par rencontre (2,4). "Il doit enchaîner ces prestations-là", avait réclamé il y a quelques semaines Gourvennec, dont l'équipe manque parfois de créativité et d'inspiration.

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D'autant que l'enjeu n'est pas seulement sportif. Il est aussi économique. Recruté pour 20 millions d'euros en 2019, le Portugais suscite de nouveau l'intérêt de plusieurs grands clubs européens. Et alors que son contrat expirera en 2023, le LOSC pourrait profiter de la relance du Golden Boy 2016 pour renflouer les caisses et éponger une partie des dettes.
"Je me suis déjà exprimé dessus et j’ai déjà discuté avec lui, si une offre d’un grand club arrive, Renato pourra partir", avait confié sur BFM Lille son président Olivier Létang, en octobre. Ce pourrait même être dès cet hiver, même si le départ programmé de Jonathan Ikoné à la Fiorentina devrait permettre de gagner du temps. Ce serait tant mieux pour lui. Pour la santé économique du LOSC. Beaucoup moins pour Jocelyn Gourvennec.
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