Son arrivée sonnait comme l'un des grands coups du mercato estival en Ligue 1. Champion du monde en 2014 avec la Mannschaft, double vainqueur de la Ligue des champions, collectionneur de trophées avec le Bayern, Jérôme Boateng et son CV très bien garni débarquaient à Lyon. Une recrue séduisante, estampillée Peter Bosz qui avait tout fait pour le faire venir entre Rhône et Saône dans les dernières heures du mercato estival 2021.
Mais l'idylle semble peu à peu tourner au vinaigre. Titulaire quasi-indiscutable en première partie de saison et ce, malgré quelques performances très alternatives, entre le bon et le moins bon, le Berlinois est aujourd'hui mis au placard. Entre nervosité chronique, querelles de vestiaire et prestations inabouties, l'aventure de l'ancien Bavarois vire quelque peu au cauchemar.

Sorgt bei Lyon für Wirbel: Jérôme Boateng

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Des prestations en dents de scie

Son vécu était pourtant attendu pour faire passer un cap à l'OL. Homme de base de Peter Bosz dès ses premières sorties, le défenseur de 33 ans avait livré des copies encourageantes notamment lors de son premier match plein face à l'AS Monaco (2-0), en octobre dernier. Leader fragile d'une défense très poreuse, friable et toujours en panne d'équilibre, Boateng peine depuis à assumer son statut et a été au cœur des critiques sur les soucis défensifs du collectif rhodanien.
Cette irrégularité a d'ailleurs été l'une des raisons qui a poussé Bosz à reléguer l'Allemand dans la hiérarchie. Il n'a plus joué depuis le 5 février dernier et la défaite 2-0 à Monaco où il n'a pas d'ailleurs pas brillé. Pire, il a même été absent du groupe pendant deux rencontres avant de faire son retour face à Lille. Sans pour autant entrer en jeu. Mais le mal semble pourtant ailleurs pour expliquer sa mise à l'écart.

Jéröme Boateng et Emerson face à Monaco

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En eaux troubles dans le vestiaire ?

Si problème Boateng il y a, c'est du côté du vestiaire que la tempête a le plus sévi. 7 novembre dernier. L'OL est à Rennes et prend l'eau de toutes parts face aux Bretons. C'est surtout la première "fracture" entre Boateng et le reste du groupe. Car l'Allemand a été rattrapé par ses démons avec notamment cette image où on le voit haranguer son capitaine Léo Dubois en plein match. Après la rencontre, L'Équipe faisait également état de vives tensions dans le vestiaire avec Rayan Cherki pour un dribble dangereux dans la moitié de terrain des Gones.
L'altercation avec Bruno Guimarães lors d'un entraînement en première partie de saison est un autre symbole des maux et de la nervosité de l'Allemand dans le vestiaire. Des épisodes que Peter Bosz avait tenu à démentir, mais qui ont néanmoins fait couler beaucoup d'encre. Soucieux de faire parler son expérience et de s'imposer comme l'un des cadres, Boateng s'est pris les pieds dans le tapis.

Bosz, le virage à 180 degrés

Pour ne rien arranger, Jérôme Boateng semble avoir perdu la confiance de celui qui l'avait fait venir. Peter Bosz n'a pas hésité à l'écarter après la rencontre face à Monaco, estimant qu'il n'était "pas prêt". Cette sortie continue de soulever des interrogations sur les bords du Rhône.
Le joueur formé au Hertha Berlin est d'ailleurs l'une des victimes collatérales de l'équilibre "retrouvé" de sa formation. Malgré sa réintégration au groupe, l'ancien coach de Leverkusen et de l'Ajax lui préfère aujourd'hui Thiago Mendes, milieu de terrain de formation, qu'il a salué en conférence de presse mercredi. "Il (Boateng) peut jouer. Il s'entraîne bien, je ne peux rien dire là-dessus. Thiago fait du très bon boulot. Quand tu joues défenseur central et que ton équipe concède seulement deux tirs, c’est qu’elle n’est pas mal organisée..."

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Arrivé dans la peau d'un numéro 1, Boateng a indirectement laissé cette place au jeune Castello Lukeba, 19 ans, véritable révélation lyonnaise de la saison et qu'il a accompagné lors de son éclosion au plus haut niveau. Et les derniers mots de son entraîneur n'ont pas de quoi rassurer l'ancien numéro 17 du Bayern Munich. "On a six défenseurs centraux pour deux positions. Tout le monde veut jouer, être dans le groupe, mais c’est un choix de l’entraîneur…"
Dans le flou total, l'international allemand (76 sélections, 1 but) devrait vraisemblablement encore s'asseoir sur le banc vendredi soir à Lorient. Son statut est rare dans notre bonne vieille Ligue 1 et il reste un atout de poids pour l'OL dans la course à l'Europe. Mais rien ne dit quand il pourra enfin voir le bout du tunnel.
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