La LFP n'a pas tardé à réagir. Au lendemain du match Nice-ASSE (4-2), où des ultras niçois ont entonné des chants injurieux à l'encontre d'Emiliano Sala, décédé dans un accident d'avion en janvier 2019 alors qu'il devait rejoindre Cardiff, la commission de discipline de la Ligue a été saisie à la suite du rapport du délégué de la rencontre qui a constaté l'incident. Depuis mercredi soir, les faits ont provoqué une vague d'indignation dans le monde du football.
Du côté niçois, Christophe Galtier n'a pas pris de gants pour pointer les auteurs de ces chants. "Ces mecs-là n'ont rien à faire dans un stade, a assuré l'entraîneur du Gym en conférence de presse. Il faudrait les bannir, vraiment. C'est honteux. J'ai de la peine pour la famille d'Emiliano. Je savais que les supporters pouvaient être violents, cons, mais là..". Christian Estrosi, maire de Nice, a réclamé la plus grande "fermeté" dans cette enquête et proposé que le public de l'Allianz Riviera applaudisse à la 9e minute du match Nice-Lille samedi, en référence au numéro que portait l'Argentin.
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Une honte mondiale
Alors qu'Antoine Kombouaré a dénoncé "la connerie humaine qui n'a pas de limite", l'onde de choc a secoué l'Argentine. "C'est une honte mondiale", écrit Tyc Sports l'un des plus grands médias sportifs argentins. De son côté, le quotidien Olé décrit un épisode "lamentable". Ce jeudi, les ultras de la tribune Populaire Sud, où les chants ont été entonnés, ont évoqué "une erreur" dans un communiqué.

Des incidents entre joueurs et supporters lors de Nice-OM

Crédit: Getty Images

Cette saison, les ultras niçois ont déjà été pointés du doigt, après le match contre Marseille, en août, interrompu après des échauffourées qui ont conduit certains supporters à envahir la pelouse et s'en prendre aux joueurs adverses. L'OGC Nice a été sanctionné d'un retrait de deux points (dont un avec sursis) ainsi que le huis clos total de son stade pour trois matches. Sa rencontre contre l'OM avait été donnée à rejouer, à huis clos, sur terrain neutre. La prochaine réunion de la commission de discipline est prévue le mercredi 18 mai. (Avec AFP)

Maracineanu "sidérée"

Contactée par RMC Sport, la ministre déléguée aux sports Roxana Maracineanu a réagi à cette affaire, éprouvant "de la sidération du monde du football et de toutes les personnes qui suivent ces matches avec passion." "Tout le monde a été choqué par ces chants totalement indécents.Je suis heureuse d’avoir vu l’entraîneur du club (Christophe Galtier) poser ce sujet dès l'entrée en conférence de presse. Le club a aussi réagi immédiatement après le match. Je trouve ça très bien. Les consciences sont éveillées sur ce sujet.
Pour l'ancienne nageuse, cela ne doit toutefois "pas en rester là". "J’encourage le club à prendre des sanctions vis-à-vis des individus ou du groupe de supporters concerné par ces chants. Peut-être qu’une partie de la solution est de dire clairement au plus haut niveau des instances sportives que de tels chants peuvent être une cause d’arrêt des matchs. Les joueurs auraient-ils dû s'arrêter de jouer ? Si les arbitres entendent (ces chants) il faut qu'ils aient désormais une consigne de pouvoir interrompre le match."
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