La réponse de Vincent Labrune était fortement attendue après les incidents du match OL-OM dimanche soir. Elle est arrivée au lendemain des faits et le président de la LFP s'est confié à L'Equipe. "Je suis choqué et furieux. Choqué qu'en 2021, après tous les événements que nous avons vécus depuis le début de la saison, il y ait encore des imbéciles qui soient en situation de jeter des projectiles sur les joueurs ou les arbitres, a-t-il d'abord déclaré. Je suis choqué, encore, que l'on mette deux heures pour prendre une décision qui relève de l'évidence et qui aurait dû être prise en deux minutes."
Nous sommes démunis dans notre arsenal de sanctions
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Le successeur de Nathalie Boy de la Tour pointe notamment du doigt les pouvoirs publics. "Nous leur avons écrit pour leur faire comprendre à quel point nous avions besoin d'eux tant nous sommes démunis dans notre arsenal de sanctions, a-t-il renchéri. Il aura fallu attendre les incidents d'hier (dimanche) pour que la réunion avec les ministres, que nous appelons de nos voeux depuis août, soit enfin organisée, dans le cas présent Place Beauvau (ministère de l'Intérieur) demain matin (mardi matin). Il est urgentissime de se réunir tous ensemble. Ces événements sont inadmissibles et ruinent par ailleurs tout le travail de relance sportive et économique qui est mené en parallèle par la LFP et les clubs depuis un an."
Alors que Vincent Labrune, critique envers le système d'organisation "tripartite" entre les clubs, l'État et la LFP, veut "renverser la table sur les questions de sécurité", le dirigeant de 50 ans s'est montré en revanche mesuré concernant Jean-Michel Aulas.
"C'est quelque chose que je comprends. J'ai été six ans président de l'OM et ça m'est arrivé, notamment sur un Marseille-Lyon, épique à l'époque, a-t-il rappelé. De bonne foi, je n'étais pas au courant qu'il y avait une mini-potence de Mathieu Valbuena dans les tribunes du stade. Quand on est dans l'action, on n'a pas accès à toutes les données et parfois on manque de hauteur. Ceci dit, quand on est la LFP, on doit en prendre, alors que les présidents de clubs ont des circonstances atténuantes en réagissant parfois maladroitement. Mais il ne faut pas être aveugle non plus."
Après les incidents à Nice, Lens, Angers, Montpellier, Saint-Etienne et Marseille, lors du Classique, les débordements au Groupama Stadium ont été la goûte d'eau d'un verre déjà bien rempli. Il est désormais plus que temps de réagir.
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