Les tops

Un carton historique et Rennes retrouve le sourire
La situation devenait urgente au Roazhon Park. Après trois défaites de rang sur le même score de 2-0, le Stade Rennais ne pouvait pas se permettre d'aller jusqu'au puissance 4 pour la réception du promu Clermont. Contrainte à plusieurs changements, l'équipe auvergnate a manqué d'automatismes, laissant de nombreux espaces dans sa défense. Et Rennes s'y est engouffré. La formation de Bruno Génésio a évacué sa frustration par une raclée, 6-0, record de la victoire à l'écart le plus large en 1re division égalé dans les annales du club breton. Il fallait remonter à 1933 pour retrouver la trace d'une victoire par six buts, un 8-2 contre le CA Paris. C'est peut-être anecdotique. Mais on voit peu de meilleurs moyens pour s'éviter une crise.
Ligue 1
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IL Y A 19 MINUTES
Moses Simon, du caviar à la louche
Il ne lui a fallu que sept journées pour faire tomber son record personnel en Ligue 1. Moses Simon avait signé cinq passes décisives en championnat lors de ses deux premières saisons nantaises. Il en est déjà à six après avoir délivré une nouvelle offrande à Ludovic Blas sur l'ouverture du score des Canaris face à Brest (3-1). Et il ne s'en est vraiment pas fallu de grand-chose pour qu'il en ajoute une septième, mais Lilian Brassier a devancé Khalifa Coulibaly pour marquer contre son camp sur le dernier but du FCN. Qu'importe. Nantes tient vraiment un formidable distributeur de caviars avec son ailier nigérian.
Quand Bordeaux rime avec golazos
Avec une seule victoire au compteur en sept journées, difficile de classer les Girondins de Bordeaux comme l'une des équipes frissons du début de saison. Mais la formation de Vladimir Petkovic a au moins un mérite : ne pas refuser le jeu. Et avec la confiance naissante, les belles intentions offrent des résultats de très belle facture. A Montpellier ce mercredi, les trois réalisations girondines sont toutes plus belles les unes que les autres, avec une frappe de 25 mètres en pleine lucarne de Hwang Ui-Jo en entrée, la copie mais en couleur et en reprise de demi-volée signée Jean Onana comme plat de résistance, puis le numéro de soliste de Samuel Kalu en dessert avec son coulis de dribbles en petits espaces. Le déplacement dans l'Hérault n'a rapporté qu'un match nul au FCGB mais pour ce qui est des points de style, on n'a pas fait mieux ce mercredi.
Germain, le second souffle
Barré par la concurrence à Marseille et pas dans les plans de Jorge Sampaoli, Valère Germain est en train de rappeler à la Ligue 1 entière qu'il est un joueur qui compte. L'attaquant montpelliérain a signé contre Bordeaux son premier doublé depuis le 10 décembre 2017, contre Saint-Etienne, dans un style propre à l'ancien joueur de Monaco et Nice. A la construction et à la conclusion d'un très beau mouvement en contre-attaque avec son binôme offensif Stephy Mavididi, Germain a aussi fait parler son jeu de tête à la finition sur le deuxième but du MHSC. Son entente avec l'attaquant anglais, mais aussi avec Téji Savanier, auteur du centre sur le deuxième but, est pleine de promesses. Et Montpellier, après avoir perdu son tandem Laborde – Delort, est déjà la deuxième meilleure attaque du championnat.

Les flops

Sampaoli s'est trompé
Jorge Sampaoli est plutôt un adepte du turn-over. Et c'est plutôt légitime pour un entraîneur qui doit mener de front les compétitions domestiques et la Ligue Europa à l'OM. Mais le technicien argentin est certainement allé trop loin dans sa rotation d'effectif face à Angers (0-0). Déjà privé d'une individualité essentielle de son animation offensive en la personne de Dimitri Payet, en plus d'Arkadiusz Milik, toujours blessé, l'entraîneur marseillais s'est quand même passé de Cengiz Ünder, Konrad de la Fuente, Pape Gueye et Mattéo Guendouzi. Sans ses deux dynamiteurs sur les ailes, sans deux milieux qui se projettent régulièrement vers l'avant, Marseille est resté inoffensif et n'a jamais affiché son allant du début de saison. L'OM a perdu deux points. Et Sampaoli n'y est pas pour rien.
Gouiri fâché avec les penaltys
Excellent en début de saison tant par son talent de finisseur que par sa finesse technique, Amine Gouiri a perdu en quelques jours de sa superbe. L'attaquant de l'OGC Nice n'a pas pu empêcher la défaite des siens à Lorient (1-0), le premier revers de la saison pour le Gym. Et Gouiri en porte une partie de la responsabilité, la faute à son penalty manqué à la 54e minute pour égaliser. Une frappe nettement au-dessus du but lorientais, à l'image de celle toute aussi vendangée contre Monaco dimanche dernier, alors que les Aiglons pouvaient prendre les commandes en fin de rencontre. En quatre jours, l'ancien Lyonnais a coûté trois points à sa formation. Et L'OGC Nice flamboyant est devenu l'OGC Nice qui rentre dans le rang.
Der Zakarian, la mayonnaise tarde à prendre
C'est un couple où chacun devait faire des compromis. Jusqu'ici, c'est mal parti. Entre une équipe de Brest tournée vers l'offensive sous les ordres d'Olivier Dall'Oglio, et un entraîneur réputé défensif comme Michel Der Zakarian, l'association n'était pas évidente au départ. Cela se confirme. Les Bretons ont encore étalé leurs limites à Brest (3-1). Les vertus offensives de la saison passée ont disparu pour une équipe incapable de marquer plus de deux fois en un match depuis la reprise, et cela ne lui est arrivé qu'à Paris (2-4). Dans le même temps, elle a toujours concédé au moins un but à chacune de ses sorties. Résultat : aucune victoire et une très inquiétante 19e place au classement. Il faut que la mayonnaise prenne. Et il commence à y avoir urgence.

Michel Der Zakarian

Crédit: Getty Images

Monaco – Saint-Etienne : à qui sera le plus naïf
SI l'ASM a enfin décroché sa première victoire à domicile de la saison en Ligue 1, Niko Kovac ne va sans doute pas se satisfaire de la prestation de ses ouailles. Les Monégasques ont battu Saint-Etienne en étant surtout moins naïfs que leurs homologues du Forez. Le gardien stéphanois Etienne Green se fait surprendre sur la frappe en force premier poteau de Kevin Volland sur l'ouverture du score, avant d'être logiquement exclu pour une faute en dehors de sa surface dès la 33e minute. L'égalisation des Verts doit, elle, en bonne partie au manque de dureté de Benoît Badiashile puis à un Alexander Nübel encore trop tendre dans ses interventions dans le but (10 buts encaissés en 18 frappes cadrées concédées). Le comble revient à Timothé Kolodziejczak, pourtant pas un perdreau de l'année, mais auteur d'une main digne d'une montée au contre de volley et punie par le penalty converti par Wissam Ben Yedder. Bien trop insuffisant à ce niveau.
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