Près de deux mois et cinq matches sans victoire plus tard, l'Olympique Lyonnais est enfin sorti d'une rencontre de Ligue 1 avec plus d'un point. Le 28 novembre dernier, Lucas Paqueta offrait un court succès aux Gones sur la pelouse de Montpellier. Mais les Rhodaniens avaient enchaîné avec une défaite et quatre matches nuls, glissant petit à petit en seconde partie de tableau. Dimanche, si Lille ne s'incline pas au Vélodrome, Lyon sera toujours 11e. Mais à moins d'une semaine du derby contre les Verts, il s'est enfin donné un peu d'air.
Un réveil collectif comme conclusion d'une petite renaissance individuelle : c'est Moussa Dembélé qui a ouvert le score peu après la demi-heure de jeu, lui qui n'avait plus marqué depuis le 12 septembre, soit un mutisme de neuf matches de rang couplé à une longue blessure. Un penalty cruel pour les Troyens comme unique but du match, certes. Mais un grand soulagement.
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Il ne faut pas se cacher, c'est dur
"Elle fait du bien, a soufflé Léo Dubois à l'issue de la rencontre, sur Canal+. Ça a encore été compliqué jusqu’au bout mais on a la victoire, c'est ce qu'il nous fallait". Sourire malicieux au visage, comme pour admettre qu'il faudra repasser pour l'efficacité, Peter Bosz a naturellement partagé le constat de son capitaine. "Toutes les victoires font du bien. Aujourd'hui, notre équipe mérite de gagner", a-t-il estimé.

Léo Dubois

Crédit: Getty Images

63% de possession, 19 tirs à 6 (dont 8 cadrés à 2) : les chiffres confirment les dires du coach néerlandais. Mais Lyon, particulièrement frileux dans le dernier quart d'heure cette saison, a encore manqué l'occasion de vivre une fin de match tranquille. "On a beaucoup d'occasions, on crée du mouvement je trouve, surtout en première période. Si on a un peu plus de réussite, on les met. Après, on est dans une période où, il ne faut pas se cacher, c'est dur", a reconnu Dubois, qui a touché le poteau à l'issue d'un rush solitaire.
On a des occasions, mais on ne marque pas
Comme il en a l'habitude cette saison, le club rhodanien ne s'est pas montré suffisamment tueur dans le camp adverse, à l'image de plusieurs mauvais choix dans le dernier geste. "En première période, on doit marquer le 2e, le 3e, le 4e. On a des occasions, mais on ne marque pas. Donc jusqu'à la fin, on était un petit peu nerveux, surtout sur le corner", a poursuivi Bosz, faisant référence à une retournée de Renaud Ripart dans les dernières secondes.
L'OL n'est donc pas totalement guéri. Mais il a au moins fait un pas vers la guérison de sa nervosité dans les fins de matches, souvent synonymes de cauchemars. Tout en s'achetant un peu de paix dans des temps particulièrement agités, notamment par les interviews de Jean-Michel Aulas. "On est un grand club, c'est normal, beaucoup de personnes parlent autour de nous, a tempéré Dubois. Dans le collectif, on est sereins, on sait qu'on n'est pas à la place où on devrait être mais c'est de notre faute, donc on se concentre sur nous-même et on avance".
"Le bruit autour ? Dans un grand club, tu as toujours ça donc pas de problème", a conclu Bosz. La victoire et tout le monde sur la même longueur d'onde : voilà qui devaient manquer aux Lyonnais.

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