Il y avait eu, à partir de fin octobre, cette série de quatre matches sans défaite en Ligue 1. Puis, fin novembre, la défaite "logique" contre le PSG (1-3) a été suivie de trois revers de plus, chacun en restant muet offensivement. Début décembre, voilà donc l'AS Saint-Etienne solidement accrochée à la dernière place du classement, certes au contact de Metz, Clermont ou encore Bordeaux avant les matches de dimanche, mais toujours plus plongée dans le doute.
Samedi, les Verts n'ont tout simplement pas existé à Reims. Parce que, d'abord, l'éviction de Claude Puel, remplacé pour un (court) intérim par Julien Sablé, n'a produit aucun électrochoc. Du moins, aucun qui ne soit visible dans le jeu stéphanois. Ensuite parce que le club du Forez a concédé un penalty, et donc l'ouverture du score, dès la 23e minute de jeu. Enfin parce que Denis Bouanga a été incapable de garder ses nerfs devant Ilan Kebbal, 23 ans. Geste d'humeur, carton rouge direct juste avant la pause : l'ASSE, déjà en grande difficulté, s'est tiré une balle dans le pied.
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J'ai senti l'équipe très tendue
"Il y a de la tristesse, je n'ai pas vu ce qu'on a vu cette semaine, a réagi Julien Sablé au micro de Canal+. Ce n'est jamais facile, le départ d'un entraîneur. Il y a eu beaucoup de discours, mais le mal est plus profond. On est en convalescence. Des faits de jeu sont contraires, j'ai senti l'équipe très tendue, surtout en première mi-temps." Une tension qui s'est traduite par des pertes de balle, bien sûr. Mais aussi et surtout par cette exclusion de Bouanga. "C'est compliqué, on se met des bâtons dans les roues. Denis réagit mal, il doit être plus mature", a ainsi pesté Wahbi Khazri au coup de sifflet final.
"Aujourd'hui, il y a eu un peu de crispation, en début de match surtout. Je pense que ça s'est remarqué, a de son côté réagi, plus en rondeur, Timothée Kolodziejczak. On veut bien faire. On est dans l'état d'esprit". Khazri, à qui Sablé a redonné le brassard de capitaine, s'est effectivement démené, par exemple. Mais il n'a pas eu l'occasion de cadrer la moindre frappe, pas plus que l'intégralité de son équipe. Forcément préoccupant.
"On fait une deuxième mi-temps avec du courage, on se bat. Mais c'est compliqué parce qu'encore une fois, on se met en difficultés tout seul. Je ne sais pas si la situation nous crispe, mais il va falloir réagir parce qu'on est en danger et on doit montrer autre chose", a repris l'international tunisien. Et l'ancien Bastiais est lucide : Saint-Etienne a peiné bien avant tous ces faits de jeu contraires.
En première mi-temps, on n'a rien montré
"En première mi-temps, avant le penalty, on n'a rien montré, on a fait beaucoup d'erreurs techniques, on était entre deux à chaque fois, a-t-il reconnu. Ce soir, on ne méritait pas de gagner, clairement". "On n'arrivait pas à se sortir de leur pressing, de leur contre-pressing, alors qu'on a les joueurs pour, a développé Sablé. Lors de la seconde mi-temps, à dix contre onze, on a eu beaucoup plus de maîtrise".
Déception, colère. Certains sentiments font évidemment l'unanimité dans le vestiaire stéphanois. Tout comme un constat : les Verts n'ont pas le droit de baisser la tête aussi tôt dans la saison. "Tout le monde est triste, frustré. Abattu, il ne faut pas l'être, il reste beaucoup de matches. C'est serré en bas du classement. Mais il faut prendre vite des points, le temps presse", a conclu Kolodziejczak. Il y aura, le week-end prochain, une parenthèse Coupe de France. Puis la réception de Nantes, le 22 décembre, vaudra encore très cher.
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