Sept buts concédés, pour huit points de perdu. Le bilan de l'OL dans les dix dernières minutes de ses matches de Ligue 1, cette saison, frôle le désastre. Avec huit unités de plus, le club rhodanien serait dauphin du PSG. Au lieu de ça, les Gones sont, après 11 journées, soit près d'un tiers du championnat, 9es derrière Angers et Nantes, par exemple. Et ne comptent respectivement que trois et quatre points d'avance sur Clermont et Troyes, tous deux promus cette saison.
S'attarder en longueur sur le classement à ce moment-là de la saison n'a que peu d'intérêt, certes. Mais dans le cas de l'OL, il découle d'une fâcheuse habitude prise dès le mois d'août pour ne jamais le quitter depuis. Rappelez-vous plutôt :
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  • 22 août, 3e journée : l'OL mène 3-1 contre Clermont à domicile et voit le promu revenir à hauteur grâce à des buts inscrits aux 80e et 91e minutes (3-3).
  • 19 septembre, 6e journée : les Gones accrochent Paris au Parc des Princes… jusqu'à la 93e minute et un but de Mauro Icardi (1-2).
  • 3 octobre, 9e journée : Lyon tient sa victoire dans le derby mais Wahbi Khazri égalise sur penalty au bout du temps additionnel (95e, 1-1).
  • 24 octobre, 11e journée : l'OL mène 2-0 contre Nice à dix minutes du terme… et laisse les Aiglons renverser la rencontre, avec des buts concédés aux 80e, 89e et 92e minutes (2-3).
Toutes les trois journées, et même maintenant de manière plus fréquente, l'OL voit donc le scénario se répéter. Mais comment est-ce possible ?

Quand l'OL voit rouge

Dans la foulée de la défaite à Nice, mais aussi quelques jours plus tard au micro d'OL TV, ou encore en conférence de presse avant la réception de Lens : Peter Bosz est évidemment revenu sur le sujet à maintes reprises lors des six derniers jours. Avec une bonne dose d'incompréhension, mais quelques tentatives d'explications. "Ça commence, à mon avis, avec les cartons rouges, a assuré le technicien néerlandais. C'est trop, je n'ai jamais vu ça. On vient juste de démarrer la saison, et on a déjà pris six cartons rouges. Finir un match avec onze joueurs, c'est plus facile qu'avec dix…"
Dans le derby, Anthony Lopes avait effectivement été expulsé à la 74e minute de jeu, alors que l'OL menait au score. Contre Nice, l'exclusion de Tino Kadewere était aussi intervenue alors que Lyon était devant au score (2-1). Mais ces cartons rouges ne sont peut-être que la conséquence d'une équipe qui se tend au moindre vent contraire.
"Contre Nice, après le premier but, on a pris un carton rouge, on a pris un penalty (…) On doit mieux gérer quand on prend un but. On ne doit pas perdre en confiance. On a parlé avec les joueurs pour ne plus répéter ces erreurs", a détaillé Bosz. Car effectivement, il s'agit bien d'erreurs. Souvent individuelles, et souvent flagrantes. De la défense très moyenne de Damien Da Silva sur Elbasan Rashani contre Clermont, à l'incroyable passivité de Jérôme Boateng à Nice en passant par l'oubli de Mauro Icardi par Jason Denayer et Emerson au Parc, le staff rhodanien a eu de quoi charger ses séances vidéos.

Mauro Icardi contre Lyon

Crédit: Getty Images

Pour le meilleur et pour le pire

Il a aussi de quoi se remettre en question, très certainement. Notamment sur la gestion des troupes en cours de match. Contre Clermont, le premier changement était intervenu à la 73e minute. Dans le derby, seule l'habituelle sortie de Boateng, trop court physiquement pour tenir tout un match en début de saison, avait précédé la réaction au carton rouge de Lopes dans le dernier quart d'heure. Et que dire du déplacement à l'Allianz Riviera, où rien n'a bougé avant l'exclusion de Tino Kadewere (85e).
"Nice n'avait pas d'occasion avant le premier but. On n'avait pas perdu le contrôle. C'est pour cela que je n'avais pas fait de changements", s'est justifié l'ancien coach de Leverkusen à ce sujet, préférant inviter ses joueurs à "mieux gérer leur fatigue". Le "contrôle", la qualité de jeu de l'OL, étaient effectivement au rendez-vous avant la chute libre. A l'image d'une montée en puissance ces dernières semaines.
"Pour aller plus haut, j'ai besoin que l'on joue bien. On joue de mieux en mieux même si le résultat était très négatif" a répété Bosz cette semaine. Là est certainement la clé, et l'ex-entraîneur de l'Ajax l'avait évoquée dès son arrivée : trouver le parfait équilibre entre résultats et volonté de faire du jeu. Qu'on ne s'y trompe pas, Lyon n'est pas toujours la victime de ces fins de match de folies - comme en a témoigné son succès sur la pelouse du Sparta Prague jeudi dernier (3-4) - et a de son côté marqué cinq fois après la 80e minute de jeu cette saison, Ligue Europa comprise. Avec cet OL spectaculaire, on ne s'ennuie pas. Mais ses ennuis sont encore trop nombreux.
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