Les mots sont durs. Le constat est sans appel. Mais Enock Kwateng pouvait difficilement dresser un autre tableau après la claque reçue par les Girondins de Bordeaux face à Rennes. Ce 6-0 cinglant a rappelé à tout le monde l'urgence de la situation en Gironde. "Si on continue comme ça, on file tout droit en L2 !", a lancé le latéral droit au micro d'Amazon Prime à la sortie du terrain.
Avec cette troisième défaite de rang en L1, Bordeaux reste englué à la 19e place de la L1 avec 17 petits points pris en 21 journées. "Il doit y avoir une réaction, a enchaîné Enock Kwateng. Notre prestation, ce n'est pas une prestation. Quand on voit ce genre de match, vous vous doutez bien que l'état d'esprit est au plus bas dans le groupe. On doit trouver les ingrédients pour remonter au classement car là avec ce genre de prestation, on file tout droit en L2."
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Nous avons eu peur de nous-mêmes
Si quelqu'un en doutait encore, Bordeaux est bien dans le dur. Cette semaine, Thomas Jacquemier avait d'ailleurs déjà tiré la sonnette d'alarme. Le directeur général délégué des Girondins a affirmé que son club, en proie à des difficultés financières, "ne pourrait pas survivre à une descente en L2". De quoi donner quelques frissons aux supporters bordelais. Mais quelques jours après, les hommes au scapulaire n'ont pas trouvé les armes pour repartir de l'avant. Pis, ils ont sombré dans les grandes largeurs. En enregistrant leur plus lourde défaite de la saison. "Nous avons eu peur de nous-mêmes. Nous avons refusé de prendre la responsabilité du jeu et cela a conduit à des erreurs faciles", a résumé l'entraîneur bordelais Vladimir Petkovic.
Après ce calvaire, il va falloir trouver des solutions. Et les raisons des maux bordelais. "Je prends toutes les responsabilités, je n'ai pas réussi à pousser suffisamment les joueurs, à les aider à se libérer de la peur. Quand on a peur, on ne peut pas jouer au football", a estimé Vladimir Petkovic pour ne pas accabler ses joueurs. Dans ce groupe miné par le Covid-19, les mises à l'écart pour des raisons extra-sportives du capitaine Laurent Koscielny, promis à un départ avant fin janvier, ou encore d'Otavio, n'ont cependant pas dû aider. "Aucun joueur n'a la force de penser à ça sur le terrain", a toutefois balayé d'un revers de main Vladimir Petkovic.

Lopez est venu parler aux joueurs

Alors comment Bordeaux peut-il afficher un visage aussi affligeant ? La peur ne peut pas être la seule explication. C'est certain. Mais le staff aquitain sait qu'il doit va d'abord devoir travailler sur l'aspect psychologique pour sortir du marasme. "Je suis un combattant, mon signe astrologique c'est le lion, je ne lâche jamais. A moi maintenant de réussir à transmettre cette énergie à l'équipe. Nous sommes dans la lutte pour le maintien, nous devons aborder les matches de manière plus combattante, avec l'envie de gagner à tout prix", a expliqué Petkovic.
Le technicien bordelais ne sera d'ailleurs pas seul pour essayer de remobiliser ses troupes. Son président, Gérard Lopez, s'active aussi. Il est ainsi venu dans le vestiaire pour parler aux joueurs. "Cela restera entre nous mais c'était un discours encourageant. Il faut qu'on fasse des progrès, qu'on donne plus, qu'on soit là quand il faut", a prévenu l'entraîneur avant de conclure : "Maintenant il faut retrouver le calme et un esprit positif pour affronter les prochains matches". Et ce n'est pas forcément gagné étant donné le contexte actuel en Gironde.
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