Les tops

  • Khéphren Thuram ravive le souvenir
Il faut dire qu'il a de qui tenir. Le dépassement de fonction, Lilian Thuram connaît. Khéphren aussi. Titularisé face à Nantes en l'absence de Mario Lemina, à la CAN, et de Morgan Schneiderlin, suspendu, le fils du joueur le plus capé de l'équipe de France a ravivé le souvenir d'un soir de juillet 1998. D'une montée rageuse et pleine d'aplomb, le jeune milieu de terrain a inscrit le but de la victoire niçoise après avoir cassé les lignes adverses et pris un relais avec Amine Gouiri. L'Aiglon est un talisman : à chaque fois qu'il a marqué un but avec l'OGCN, son équipe s'est imposée.
Ligue 1
Nouveau sacre lensois : Fofana élu meilleur joueur africain de L1
IL Y A 2 HEURES
  • Fofana, toujours au bon endroit, toujours au même moment
C'est un copié-collé de son égalisation contre Lille en Coupe de France que Seko Fofana a offert aux supporters lensois samedi soir. Alors que son équipe était tenue en échec par une valeureuse équipe de Saint-Etienne, le capitaine Sang-et-Or a encore attendu le bout du bout du temps additionnel pour venir crucifier les Verts et offrir le succès à son équipe (2-1). Et si le numéro 8 lensois avait trouvé le soupirail contre le LOSC il y a un peu moins de deux semaines, c'est la lunette de Paul Bernardoni qu'il est venu décrocher cette fois-ci.
"Seko avait eu la balle de match quelques minutes auparavant, et il a encore été en chercher une dernière, s'est félicité son coach Franck Haise après la rencontre. On connaît les qualités du joueur, mais c'est surtout le caractère qui compte dans ces moments-là". Le caractère, il faudra en faire preuve pendant le mercato pour résister aux assauts de Burnley - voire du PSG - sur le joueur, qui ne devraient pas ralentir après cette nouvelle performance XXL. Les supporters du Racing doivent en tout cas se réjouir de ne pas avoir vu Fofana partir à la CAN avec la Côte d'Ivoire.

Fofana, encore lui : le capitaine lensois égalise dans le temps additionnel

  • Dembélé, fin de la disette
La saison avait très bien commencé pour Moussa Dembélé, auteur de quatre buts lors des cinq premières journées de Ligue 1. Mais une blessure lui a coûté 11 matches d'absence, avant que son manque de rythme, et certainement de confiance, ne lui coûte neuf apparitions sans marquer le moindre but. Son penalty inscrit à Troyes (0-1), pour offrir la victoire l'OL, a donc été aussi libérateur pour lui que pour son club. Lyon n'avait plus gagné depuis le 28 novembre, certes. Mais l'attaquant français, lui, n'avait plus fait mouche depuis le 12 septembre. Dans l'Aube, Dembélé n'a pas brillé dans le jeu. Mais cette fois, les filets ont tremblé.
  • Ben Yedder, le second souffle
Touché par le Covid, Wissam Ben Yedder n'avait pas pris part au triste spectacle à Monaco le week-end dernier (0-0). Encore trop court pour démarrer contre Clermont, l'attaquant français a toutefois été lancé dès la pause par Philippe Clement. Résultat immédiat : l'ancien Sévillan s'est offert un doublé en sept minutes, de près puis sur penalty, pour permettre aux Monégasques de s'envoler au score. Un second souffle pour Monaco, donc, qui continue de profiter de ses qualités de supersub, lui qui est le deuxième meilleur buteur de l'histoire de la Ligue 1 en championnat. Mais aussi pour lui. "Le Covid m'a affecté un peu. J'ai bien récupéré même si je n'ai pas réussi à jouer le match contre Nantes. Tout va bien, aujourd'hui je me suis bien senti", a-t-il expliqué au micro de Prime Video.
  • Les Dogues n'ont rien lâché
Il en fallait du courage, pour tenir en infériorité numérique au stade Vélodrome pendant une heure. Et Lille l'a eu, ce courage. Plombé par l'exclusion de Benjamin André, jugée "sévère" par Jocelyn Gourvennec à l'issue de la rencontre, le club nordiste a passé sa seconde période à défendre contre l'OM. Mais l'a très bien fait. Botman, par ailleurs buteur, et Fonte ont muselé Milik, Celik et Reinildo ont tenu sur les côtés, Renato Sanches a couru pour deux lorsqu'il est passé dans l'axe et Jonathan David s'est sacrifié en défendant dans le couloir droit. En bref, chacun a fait les efforts et les Dogues ont encore fait preuve de cohérence et de solidité dans un match qui compte. Une abnégation niveau Ligue des champions.

José Fonte face à l'OM

Crédit: Imago

Les flops

  • Bordeaux continue de creuser
"Notre prestation, ce n'est même pas une prestation". Même Enock Kwateng, au micro de Prime Video, n'a pas su trouver les mots pour qualifier la "performance" de Bordeaux sur la pelouse de Rennes. En grand danger sportivement et économiquement, et alors que Gérard Lopez a tenté le tout pour le tout en choisissant d'écarter plusieurs cadres de l'équipe - dont Laurent Koscielny - les Girondins n'ont pas laissé poindre la moindre révolte. Amorphes, extrêmement limités techniquement, les hommes de Vladimir Petkovic semblent incapables de se remobiliser dans l'impact et dans l'intensité. Les voici désormais à 50 buts encaissés en 21 journées. Très inquiétant.

Bordeaux continue de couler à Rennes

Crédit: Getty Images

  • Wahi, le rouge injustifié qui change tout
On a eu beau voir et revoir le contexte sous tous les angles, impossible de comprendre l'exclusion d'Elye Wahi. Entré quelques minutes plus tôt, l'attaquant de Montpellier a vu rouge pour une faute franchement très légère sur Lucas Perrin, même si la faute à vitesse réelle a pu laisser penser le contraire. M. Gaillouste, lui, n'a pas hésité et a directement sorti son carton rouge. Ses assistants du VAR auraient pu lui offrir l'occasion de rectifier son erreur. Cela n'a finalement pas été le cas. A l'arrivée, ça change tout : le MHSC, qui menait à ce moment-là, a finalement été renversé par Strasbourg (3-1).
  • 11 contre 10 ? Trop peu pour Lorient
Face à Angers, Lorient a bouclé un 13e match de rang sans victoire en Ligue 1. Pourtant, les Merlus ont joué en 11 contre 10 pendant plus d'une heure quinze suite à la très vilaine faute de Souleymane Doumbia sur Houboulang Mendes. Mais cette timidité en supériorité numérique n'est plus d'une surprise du côté du FCL. Contre Paris avant la trêve, la formation de Christophe Pelissier avait concédé l'égalisation après l'exclusion de Sergio Ramos. A Lyon, fin septembre, les Merlus n'avaient pas non plus conservé leur but d'avance malgré celle d'Emerson au bout d'un quart d'heure de jeu. Lorient reste englué en bas de tableau, et ne semble pas prêt à accepter les coups de main.
  • Le penalty accordé à Lyon ou l’absurdité de la règle
La loi est dure, mais c'est la loi. De temps en temps cependant, la règle peut être un peu trop absurde à nos yeux. Et ce dimanche, c'est un peu l'impression qu'on a eue quand l'arbitre de la rencontre entre Troyes et Lyon a sifflé un penalty à l'OL pour une main bien involontaire d'Erik Palmer-Brown dans la surface. Dos au ballon, l'Américain pouvait difficilement faire autrement. Alors bien sûr, c'est maintenant la règle quand il y a une main dans la surface. Et l'arbitre n'a fait que l'appliquer, en tout logique. Mais cela laisse songeur. "On peut se poser des questions sur le penalty", a reconnu Bruno Irles, le nouvel entraîneur de Troyes. Et on le comprend.
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