Avant la rencontre, Frédéric Antonetti aurait sûrement signé des deux mains si on lui avait assuré de ne pas repartir du Groupama Stadium bredouille. C’est ce qu’a réussi le FC Metz en accrochant l’Olympique Lyonnais (1-1) dans une rencontre pourtant largement dominée par l’OL. Mais l'entraîneur messin peinait après le match à se satisfaire de la performance de ses joueurs. "J’ai les boules parce que ça fait dix faits de jeu qui nous sont contraires, se désole-t-il. Je pense à Lens, je pense à Bordeaux, je pense à Paris… Ce sont des situations qui me reviennent et, à chaque fois, ça nous est contraire et on se retrouve 18e alors que l’on ne devrait pas y être". Le début de rencontre face à Lyon risque bien de s'ajouter à sa liste.
30 ans que je joue à un jeu truqué
Bien rentré dans la partie, Metz avait surpris les Lyonnais d’entrée, dès la 1re minute de jeu, avec un long ballon en profondeur vers Opa Nguette qui avait trompé Anthony Lopes. L’arbitre assistant est venu contrarier les desseins de l’attaquant messin en levant son drapeau à la fin de l’action. Une décision prise à tort selon Antonetti. "En première période, on était bien organisés, bien disciplinés et on a marqué un but valable qui a été refusé, a-t-il commencé en conférence de presse. Je ne ferai plus de commentaire…" Mais le volcanique coach messin n’a pas pu s’empêcher de développer sa pensée.
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"J’ai dit au 4e arbitre : ‘Le but il est valable d’après ce qu’on me dit’, raconte-t-il. Je n’avais pas encore vu les images alors… Quand on les a vu, c’est catastrophique ! Il me répond ‘On a les outils pour juger aujourd’hui’. J’ai dit d’accord. Le problème, c’est que les hommes qui les jugent. Parce que j’ai confiance dans les outils. Mais j’ai beaucoup moins confiance en les hommes. Et j’ai bien raison pour ça. Ça fait 30 ans que je suis dans le football, et ça fait 30 ans que je joue à un jeu truqué voir faussé donc bon… C’est mon sentiment. Et je ne vais pas changer d’avis". Surtout lorsqu’il s’agit de match disputé face à l’Olympique Lyonnais.
Ce n’est pas juste mais rien n’est juste dans le football
"Quand on vient à Lyon, il faut savoir qu’il y a une pression terrible sur tout le monde, s’est-il emporté. En 30 ans, c’est l’endroit où je me suis fait le plus voler ! Il nous manque des points, par notre faute par moments et nous travaillons pour essayer de corriger cela, et il nous manque des points à cause de ce football circus qui est insupportable".

Farid Boulaya (Metz) devance Damien Da Silva (OL), lors de la 19e journée de Ligue 1

Crédit: Getty Images

"Je ne parle pas de si cela avait été de l'autre côté, poursuit Antonetti. On aurait tout entendu pendant une semaine. Ce n'est pas juste mais rien n'est juste en football. C'est dommage car c'est un très beau sport". Pas sûr que l’on en parle pendant une semaine mais nul doute que les déclarations fracassantes de l'entraîneur messin ne manqueront pas de faire réagir.
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