Un carton rouge d'entrée puis trois blessés : l'OL a vécu une soirée agitée, ce samedi face à Lorient (1-1). L'expulsion d'Emerson, survenue au terme du premier quart d'heure après une action litigieuse, a notamment fait enrager les Lyonnais. Et, comme souvent dans ce genre de soirée, le président Jean-Michel Aulas est monté en première ligne. Au micro de Prime Video, quelques minutes à peine après le coup de sifflet final, JMA n'a épargné ni l'arbitre Bastien Dechepy, ni la VAR, ni les instances.
"J'aurais rêvé d'un match à armes égales, a réagi le patron lyonnais. Un peu comme à Paris, bizarrement, on se retrouve non pas déçus du résultat, mais de la qualité de l'arbitrage." Une manière d'évoquer, d'entrée, le penalty litigieux sifflé contre Malo Gusto lors d'un duel avec Neymar, la semaine passée. Et Aulas ne s'est pas arrêté là : "Pour moi, il est à un mètre derrière, le joueur (Enzo Le Fée) touche le talon d'Emerson mais il n'y a pas de faute. Il a perdu le ballon, le ballon est quatre mètres devant. Et on voit que Denayer est derrière, donc ce n'est pas le dernier défenseur."
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On vient de perdre cinq points sur des erreurs d'arbitrage
Le président lyonnais ne s'en est pas pris qu'à M. Dechepy, et a aussi égratigné le VAR et les instances : "La VAR n'apporte pas ce qu'elle devrait apporter. Les arbitres peuvent se tromper. Surtout les jeunes arbitres. La VAR devrait jouer plus de rôle pour corriger les erreurs éventuelles, et ça n'a pas été le cas. Je ne vais pas revenir sur ce qu'il s'est passé à Paris, tout le monde a vu, mais personne à la DTA (Direction technique de l'arbitrage) n'a pris la parole, ce qui n'est pas très bon quand on veut progresser. Je n'ai entendu personne depuis Paris dire qu'il y avait eu une monstrueuse erreur d'interprétation, qui peut fausser le championnat, car on vient de perdre cinq points sur des erreurs d'arbitrage."
Aulas a fait une pause dans sa logorrhée, le temps de féliciter son entraîneur Peter Bosz ("On a une équipe d'entraîneurs de qualité"). Mais il ne pouvait partir sans un dernier mot : "Les clubs français font des efforts sur le plan économique. Il faut absolument que la DTA se prenne en main, car on ne peut pas fausser le championnat sur des décisions comme ça." Un dernier mot… qui n'était pas le dernier, JMA étant allé en rajouter une couche sur OLTV : "On a vraiment l’impression que la VAR n’ose pas intervenir. Le manque de cohérence est gênant. La LFP investit des sommes conséquentes dans la VAR. Il faut trouver une solution."
Mais il n'y a pas que ce rouge qui a frustré les Lyonnais ce samedi. Le programme chargé de l'OL, entre un match de C3 contre Brøndby jeudi et le derby contre Saint-Etienne dimanche, les fâche aussi. A l'image de leur président ("On aurait bien aimé jouer dimanche"), mais aussi de leur coach, Bosz, passé en vitesse au micro de Prime Video : "Nous sommes les seuls en France qui avons joué quatre fois avec deux jours de repos. Les blessures ? C'est quelque chose que j'ai déjà dit." Une référence à l'hécatombe lyonnaise qui a touché Denayer, Boateng et Slimani. Décidément, c'était une soirée à oublier.
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