On a loué leurs résultats, leurs performances et leur jeu séduisant lors du début de saison. On a également noté une certaine baisse de régime de ces trois formations depuis plusieurs semaines. A des degrés différents, Angers, Nice et Lens sont dans le dur depuis un mois après avoir séduit l'élite française au cours des premières journées. A l'aube de la 19e journée et avant la trêve hivernale, pourquoi ces écuries, toutes passées par la place de dauphin du PSG en championnat, souffrent-elles autant à maintenir les belles performances que laissaient prévoir leur début de saison ?

Un état d'esprit à revoir

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Une première réponse se trouve sûrement dans l'état d'esprit. L'OGC Nice, quatrième de Ligue 1, reste sur trois défaites consécutives à domicile. Ce qui a passablement agacé l'entraîneur des Aiglons, Christophe Galtier, qui l'a fait savoir après la défaite contre Metz, lors de la 15e journée (0-1), où la mentalité de ses joueurs était pointée du doigt. "On a peut-être tendance à croire que les choses se présentent facilement, c’est ce qui m’agace".

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Une certaine suffisance donc, couplée à des difficultés à se sentir concernés. Les Niçois commençaient à avoir pour signature de rattraper des situations délicates, et y ont peut-être pris trop goût. Au point de ne pas pouvoir retrouver la formule magique, comme l'a regretté le capitaine Dante : "On a pris l’habitude de mal commencer les matches et de quand même les gagner, et on pense que ça va se passer tout le temps comme ça, mais le foot te punit".
Un problème d'état d'esprit qui se retrouve à Lens. Solide deuxième et accroché au podium pendant six journées, le Racing reste sur cinq matches sans victoire en Ligue 1. Peut-être un peu trop idéalisés à l'automne, les Artésiens "rentrent dans le rang" pour leur entraîneur Franck Haise, qui a passablement critiqué le comportement de ses joueurs après la défaite à Nantes, lors de la 18e journée (3-2), dans un match où les Sang et Or menaient de deux buts à la pause. "Parfois, on pense être un peu au-dessus de ce qu'on est réellement. C'est la question qu'il faut se poser", avait lancé sans détour le technicien lensois. Avant la trêve, le Racing est sixième, exactement comme la saison dernière à pareille époque.

Des leaders moins porteurs

Le deuxième motif d'explication peut se trouver chez les hommes forts de ces formations, en nette baisse d'inspiration. A Angers, aujourd'hui neuvième de Ligue 1 mais encore accroché aux places européennes il y a un mois, le fantastique début de saison portait un nom : Mohammed Ali-Cho. Le virevoltant attaquant de 17 ans, révélation des premières journées et notamment bourreau de la défense lyonnaise en août lors de la 2e journée, peine à confirmer et reste muet depuis le mois d'octobre.
Constat identique à Nice, où Amine Gouiri n'a plus été décisif depuis un mois et Andy Delort depuis plus de six semaines en championnat. Compliqué pour les Niçois de continuer à performer, alors que leurs deux meilleurs buteurs (15 buts à eux deux en Ligue 1 cette saison) sont incapables de trouver les filets adverses. Et quand les figures de proue d'un effectif sont en difficulté, c'est souvent tout le groupe qui en pâtit.

Andy Delort, Mario Lemina (left) of Nice celebrate the victory following the Ligue 1 Uber Eats match between OGC Nice (OGCN) and Olympique Lyonnais (Lyon, OL) at Allianz Riviera stadium on October 24, 2021 in Nice

Crédit: Getty Images

Un autre élément qui explique cette baisse de régime peut se trouver dans les attentes placées dans ces équipes. Le plus dur avec les surprises, c'est de réussir à confirmer. Au-delà de la pression d'un dauphin de Ligue 1, inhabituelle pour des écuries comme Angers ou Lens, c'est aussi un regard différent que portent les clubs de Ligue 1 avant d'affronter ces formations désormais. Et en étant attendus, il faut pour ces effectifs s'adapter à des comportements différents.
Lors de la défaite d'Angers face à Clermont il y a deux semaines (0-1), Gérald Baticle s'était par exemple étonné de faire face à un adversaire refusant le jeu : "On s’est retrouvé face à un bloc de plus en plus compact et je pense qu’on s’est impatienté. On a cherché à aller davantage dans la percussion au lieu de chercher à les déséquilibrer. On s'est précipité". Car, oui, Angers n'est pas naturellement habitué à faire face aux blocs bas, et doit s'y préparer en conséquence.

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Un nivellement par le bas

Il y a peut-être aussi une simple question de niveau. Ces équipes surperformaient-elles à la fin de l'été et au début du championnat ? Probablement. Il ne semble pas étonnant de voir ni Angers à la 9e place et Lens à la 6e, ni Nice au pied du podium. Mais il y a aussi des éléments à corriger, dans la mentalité notamment, et dans la manière de mobiliser ses joueurs. "J’ai la possibilité, dans mon effectif, de changer certaines choses… et je vais le faire", a d'ailleurs prévenu Christophe Galtier avant ce prochain match à domicile.
Nice n'a d'ailleurs pas à rougir de son mois de décembre, avec de belles performances comme une victoire à Rennes et un nul au Parc. Et ce n'est pas fini. Le hasard du calendrier nous donne une opposition entre Nice et Lens ce mercredi soir, dans un affrontement qui pourrait être un tournant dans la saison de ces deux clubs. Reprendre une dynamique positive et recréer la surprise, ce sera aussi l'objectif d'Angers sur la pelouse de Montpellier. Ces trois formations doivent retrouver la magie de leur début de saison pour reprendre leur marche en avant. Et éviter que l'espoir suscité ne laisse place à une peur de la dégringolade.

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