"Mouillez le maillot !". Quand Peter Bosz avait fini de répondre aux questions d'Amazon Prime sur la pelouse du Groupama Stadium, il a déçu les quelques dizaines de supporteurs encore présents. Ceux-ci auraient aimé que le coach vienne leur dire un mot. "D'accord" avec eux quand ils ont affiché une banderole incitant les joueurs à se "bouger" ou à " se casser" cette semaine au centre d'entraînement, le coach de l'OL n'était cette fois pas du même avis. La mentalité de ses joueurs, rejoints par Clermont dans les ultimes minutes (3-3), lui a plu. Le mal était ailleurs mais le résultat est le même.

Bosz salue l'état d'esprit mais...

Le résultat, c'est un nouveau match nul, le second à domicile après celui concédé à Brest en ouverture. Il fallait remonter à la saison 2000/2001 pour trouver trace d'un OL incapable de gagner l'un de ses trois premiers matches de la saison. Un autre temps puisque les Gones n'avaient pas encore entamé leur série de sept titres de champions de France. La manière, elle, diffère. "Je comprends bien les supporters qui ne sont pas contents, a concédé Peter Bosz à Amazon. On n'a pas le droit de faire match nul à la maison contre Clermont. Quand je regarde le match en tant qu'entraîneur, je ne suis pas du tout content non plus mais l'équipe était complètement différente par rapport à la semaine dernière. Aujourd'hui, pour moi jusqu'au 3-2, c'était pas mal."
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Plus que pas mal même à certains moments. S'il y a bien des choses à redire sur l'aspect défensif de l'OL, l'animation offensive a emballé le match, à l'image de ce but du 3-1 acquis juste avant la pause grâce à un double une-deux entre Lucas Paqueta et Bruno Guimaraes et un de plus entre Paqueta et Houssem Aouar. "Quand je vois le troisième but, c'est le foot que je veux voir. La plupart du match était comme ça mais finalement on n'a pas gagné, juge Bosz. Je suis bien sûr très déçu. Nous ne devons jamais concéder un résultat nul. [...] J'ai vu des choses que l'on ne voit pas chez les U12 (moins de 12 ans)".
Avant cela il y avait donc eu un doublé de Moussa Dembélé en 20 minutes mais aussi un but contre son camp de Sinaly Diomandé. Rien de très grave puisqu'à la pause, l'OL était aux commandes. L'impression générale laissait plutôt entrevoir un match globalement maîtrisé et un premier succès face à l'une des surprises et des belles histoires des deux premières journées. Mais cet OL est fragile et Clermont, très en réussite, le savait.

"Les faire douter était la clé du match"

"Je leur ai dit qu'il suffisait de marquer un but pour les mettre en difficulté, a avoué Pascal Gastien, le coach clermontois à Amazon. Les faire douter était la clé du match. C'est ce qu'il s'est passé quand on a marqué." On a effectivement senti des Lyonnais moins confiants à 3-2 après que Rashani a réduit l'écart à dix minutes de la fin. Mais même ainsi, l'issue du match aurait dû être toute autre.
"En seconde, nous n'avons peut-être pas aussi bien joué. Nous avons eu des occasions pour inscrire un quatrième but et nous n'avons pas concrétisé", regrette Peter Bosz qui évoque ici deux énormes occasions qui auraient dû mettre cet OL à l'abri. A la 75e déjà, Dembélé a "volé" un ballon que Kadewere s'apprêtait à mettre au fond. Pire, à la 85e quand Aouar et Toko Ekambi se sont retrouvés devant Desmas. Ni l'un, ni l'autre n'a réussi à faire le break décisif. "C'est ce qui fait la différence au final. On savait que Clermont allait y croire jusqu'au bout", poursuit Damien Da Silva.
Quelques minutes plus tard, et sur corner, c'est le même Rashani qui mettait les deux équipes à égalité. Pire, si Bayo avait été plus précis dans les arrêts de jeu, Lyon aurait pu concéder une deuxième défaite de suite. C'est tout le dilemme de Lyon en ce moment. Trop talentueux pour ne pas briller mais aussi trop fragile pour que cela suffise. Même avec la recrue Emerson à gauche, la défense a encore faibli. Peter Bosz se satisfera au moins d'avoir été entendu sur l'état d'esprit, effectivement complètement différent de celui vu à Angers. Mais après trois journées, l'OL n'a que deux points. Les faits ont la tête dure.
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