Les Tops

  • Le Neymar que Paris aime voir
Il n'y avait pas grand-chose de clinquant ce dimanche au Parc des Princes (2-1). Mais le terne PSG-OM remporté par les Parisiens a été éclairé par le talent d'un homme : Neymar. Son talent et son entrain. Un appel malin et un geste spectaculaire sont venus punir la sortie hasardeuse de Pau Lopez, sur l'ouverture du score. Puis la star brésilienne a été à l'origine de quelques échanges soyeux avec Kylian Mbappé et Lionel Messi.
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Surtout, Neymar ne s'est pas arrêté là. C'est aussi par sa capacité à répéter les efforts, en attaque comme en défense, que s'est illustré son retour au premier, physiquement. Cela ne changera pas diamétralement le visage de sa saison 2021-2022, ni de celle du PSG. Mais ce dimanche, Neymar a été à la hauteur de son statut de référence mondiale qui a tendance à s'étioler.

Cette fois, Neymar est bien de retour : "Il ne fallait pas l'enterrer"

  • Camara, retour à point nommé
Il y a l'art et la manière de signer un retour après avoir été sanctionné pour problèmes de discipline. Plutôt que d'être sur la pointe des pieds, Mahdi Camara a opté pour le retour en fanfare avec Saint-Etienne, pour celui qui met toute la lumière sur soi. D'un doublé assez étonnant pour un milieu de terrain défensif, deux fois sur coup de pied arrêté, Camara a signé de son nom le succès des Verts contre Brest (2-1) pour relancer son club vers le maintien. "Il fêtait son retour après sa semaine de pénitence. Ça montre que ce garçon a un tempérament incroyable", a félicité Pascal Dupraz après la rencontre. Il sait se faire pardonner, en tout cas.

La joie des Stéphanois après le but de Mahdi Camara contre Brest, samedi 16 avril 2022. / Ligue 1

Crédit: Getty Images

  • Delort, le doublé et le chambrage
L’OGC Nice en avait bien besoin. Les Aiglons se sont imposés dimanche face à Lorient (2-1), alors qu’ils n’avaient plus gagné en championnat depuis le 5 mars et leur succès contre le PSG (1-0). Deux nuls et deux défaites plus tard, Andy Delort a contribué à les remettre dans le droit chemin, d’un doublé. Les hommes de Christophe Galtier sont 4es, après 32 journées.
Leur attaquant providentiel est un diesel : les dix buts de Delort en Ligue 1 avec le club azuréen ont été inscrits en seconde période. Il est aussi un bon client. L’ancien joueur de Montpellier a ainsi lancé d’une déclaration le derby de mercredi prochain, face à Monaco (6e) : "Maintenant, on veut voir un stade Louis-II plein… de Niçois, évidemment. Il l’est rarement, sinon."

Andy Delort après son but sur penalty pour Nice contre Lorient en Ligue 1 le 17 avril 2022

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Les Flops

  • Poussin et les gardiens bordelais c'est poussif
Entre blessure, baisse de performance et tensions avec les supporters, il était temps à Bordeaux de faire souffler Benoît Costil. Un mal pour un bien ? Pas vraiment. Gaëtan Poussin, son remplaçant, a globalement montré de la fébrilité dans sa surface depuis son intronisation en tant que titulaire. Un manque d'assurance illustré ce dimanche contre l'OL (6-1). Le néo-titulaire a d'abord dévissé un dégagement sur la tête de Toko Ekambi pour offrir le but du break, avant de repousser trop timidement un centre de Malo Gusto quelques minutes plus tard. Lucas Paqueta n'avait plus qu'à ajuster du plat du pied et les Girondins étaient menés 3-0 à la pause. Un problème de gardien qui n'arrange pas les errements défensifs des Marine et Blanc : 77 buts encaissés en 32 matches. Sidérant.

Gaëtan Poussin (Bordeaux) face à Lyon

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  • Le fond de la classe en échec
Saint-Etienne a fait la belle affaire du week-end. En effet, l'ASSE est la seule équipe entre la 9e et la 20e place à avoir remporté un match lors de cette 32e journée. Les quatre matches nuls du multiplex de dimanche ont largement figé les positions et, hormis les Verts donc, aucune tête n'a dépassé dans la seconde partie de tableau. Est-ce les enjeux de fin de saison qui crispent les joueurs ? Alors que le maintien risque de se jouer à un score très bas au vu des saisons calamiteuses de Bordeaux et Metz, les jambes se crispent et le spectacle ne pâtit puisque les douze dernières équipes du classement ont inscrit… 11 buts ce week-end. Triste.
  • Strasbourg a (encore) craqué
Ces derniers mois, Strasbourg ne s'est imposé que par de petits écarts. Alors quand les hommes de Julien Stéphan menaient 1-0 à la 84e, tout paraissait normal. Mais un ballon mal renvoyé par la défense a fini sur Yoann Touzghar. Ce dernier a raté sa frappe et créé un cafouillage avec Mama Baldé qui a fini fauché dans la surface par Lucas Perrin. Pénalty, 1-1. Dans la catégorie "points perdus un peu bêtement en fin de rencontre", Strasbourg n'en est pas à son coup d'essai. Lors de la dernière journée, contre l'OL, les Strasbourgeois ont eu de quoi tuer le match et se sont fait punir par Karl Toko Ekambi à la 90e (score final 1-1). Début mars, dans une rencontre archi-dominée à Reims, les Alsaciens ont encaissé un but égalisateur (1-1) à la 84e. Des points éparpillés ici et là qui pèsent dans ces dernières journées.

Troyes et Strasbourg se sont quittés dos-à-dos (1-1) ce dimanche.

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  • Angers, un saumon qui ne convainc pas
La mode est aux maillots sans queue ni tête aux couleurs baroques loin des standards de clubs à la recherche d'un nouveau public. Dans cette nouvelle vague aux réussites aléatoires, le troisième maillot d'Angers, sorti par le SCO lors du nul à Nantes (1-1), est plutôt a rangé dans la catégorie des tuniques ratées. La couleur, orange pâle tirant vers le saumon, est très loin des couleurs historiques du SCO (noir et blanc). Alors pourquoi tant d'audace ? Le communiqué de presse précise que ce maillot célèbre le patrimoine de l'Anjou. Célébrer l'Anjou, peut-être. Célébrer le bon goût, pas sûr.
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