Jean-Pierre Rivère a décidé de (re)prendre la parole. Après ses propos polémiques dimanche soir, où il pointait du doigt la réaction des joueurs marseillais pour justifier les débordements qui ont causé l'arrêt du match face à l'OM, le président de l'OGC Nice a finalement assuré que "les jets de bouteilles" étaient finalement à l'origine des incidents de l'Allianz Arena. Pour lui, il n'y a "pas de débat sur ce point" : c'est tout simplement "inadmissible" et son club "en est responsable". Pour les éviter à l'avenir, un filet va bien être posé, comme confirmé par Rivère dans les colonnes de L'Equipe.

Rivère accuse Longoria de "propos déplacés"

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Si le patron du club azuréen assume finalement sa part de responsabilités, il dénonce toutefois l'attitude de certains joueurs marseillais. Et pas que. "Deux joueurs, Alvaro Gonzalez et Mattéo Guendouzi viennent alors (après le jet de bouteilles sur Payet, ndlr) provoquer les supporters. Par des doigts d'honneur et des paroles. Il y a ensuite des supporters qui descendent de la tribune. Il n'y en a qu'un seul qui passe les panneaux publicitaires mais il est pris par Todibo, qui le remet de l'autre côté (...) Alvaro prend un ballon et envoie un missile en tribune, alors que nos joueurs essaient de l'en dissuader (...) Là, en même temps, il y a deux supporters derrière la ligne de but, pas vindicatifs. À ce moment, le préparateur physique de l'OM (Pablo Fernandez) met un KO à l'un d'eux. Il le sèche. Il est encore aux urgences", explique-t-il au quotidien. Julien Fournier, le directeur sportif, dénonce lui "des doigts d'honneur d'Alvaro en première période" et des "insultes" de Guendouzi.
Interrogé sur des éventuels débordements en tribune présidentielle, Rivère explique que lui et sa famille ont été pris à "partie assez violemment" par Pablo Longoria, le président de l'OM, et le directeur de la communication Jacques Cardoze. "Ils ont eu des propos plus que déplacés, peste le président de l'OGC Nice dans les colonnes de L'Equipe. Quand ça prend une mauvaise tournure et qu'un président de club se tourne vers ma femme avec des gestes très, très limites... Comme seule excuse, il m'a trouvé le fait que ma femme a posé la main sur son bras pour le calmer. Là, sincèrement, ce n'est pas acceptable, et c'est effectivement parti un peu de travers. Il y a le sport, des attitudes et du respect à avoir. Je suis aussi fautif parce que je considérais que je ne pouvais pas laisser passer des choses pareilles... Donc quand je viens faire une conférence de presse en fin de soirée, je n'ai même pas vu ce qu'il s'est passé sur le terrain, à part les jets de bouteilles"
Enfin, concernant le résultat du match (victoire sur tapis vers de Nice, pour l'heure), Julien Fournier estime que tout est "réglementaire", puisqu'une "équipe a refusé de reprendre le match". Le directeur du football niçois n'a donc "aucun doute" et estime donc que ce verdict sera maintenu.

Nice indique que Kluivert et Todibo "ont été agressés"

Peu après la publication de cet entretien, l'OGC Nice a décidé de publier un long communiqué, revenant notamment sur l'envahissement du terrain. "S’agissant de l’envahissement du terrain, et après en avoir retracé la chronologie images à l’appui, l’OGC Nice sort renforcé dans son jugement sur le rôle joué par la délégation marseillaise. Joueurs, entraineur, staff, dirigeants, et personnel de sécurité de l’OM n’ont eu de cesse d’envenimer la soirée. Là où il est de la responsabilité des acteurs de l’apaiser, comme l’ont fait les Aiglons et Christophe Galtier", peut-on y lire.
"Aucun démenti ne saurait résister à la vérité des images, poursuit le club azuréen. Car si, encore une fois, rien n’excuse les jets de bouteille dont plusieurs individus isolés se sont rendus coupables, il n’en demeure pas moins que le point de bascule est l’attitude irresponsable de plusieurs membres du club marseillais. A commencer par l’inconscience de deux joueurs cadres de l’OM perdant toute maitrise en visant des spectateurs à bout portant, puis celle d’un adjoint de Jorge Sampaoli traversant le terrain pour agresser et mettre KO un supporter, qui n’avait certes rien à faire sur le terrain, mais qui n’en est pas moins toujours hospitalisé. Avant que Justin Kluivert et Jean-Clair Todibo ne soient agressés à leur tour gratuitement par un membre de la sécurité marseillaise. Sans oublier les provocations et dérapages propices aux débordements de plusieurs joueurs marseillais dès la 1re période. Des faits que condamne fermement l’OGC Nice tant ils furent déterminants dans le déroulé de ces déplorables événements."
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