Les Tops

  • Messi, le récital symbolique
On sentait qu'il revenait très fort depuis le début de la saison. Sa masterclass à Nantes (0-3) a symbolisé cette impression de manière éclatante. Leo Messi n'a pas seulement régalé Kylian Mbappé en adressant deux passes décisives à l'attaquant français. Il a aussi confirmé une influence désormais énorme sur le jeu parisien avec 118 ballons touchés, son record depuis qu'il a rejoint la Ligue 1 à l'été 2021. Avec une forme physique retrouvée et un système de jeu qui le place dans sa zone de prédilection, plein axe avec une liberté de mouvement totale, la Pulga donne enfin la pleine mesure de son talent au PSG. Idéal avant de débuter la Ligue des champions.
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  • A Marseille aussi la rotation fonctionne à merveille !
On a loué à juste titre la rotation du PSG cette semaine, mais celle de l’autre club français en Ligue des champions l’a été tout autant. A Marseille, Igor Tudor a fait des choix forts avant la semaine de C1, qui ont été plus que payants contre Auxerre (2-0). Avec sept changements par rapport au match précédent au coup d’envoi, le Croate a dû se régaler de voir l’ouverture du score olympienne estampillée par Cengiz Under et Gerson, deux joueurs avec moins de temps de jeu cette saison.
Tout le monde est concerné à l’OM, des titulaires inhabituels aux remplaçants d’un soir : Nuno Tavares a été excellent dès son entrée à l’Abbé-Deschamps, et le second but est venu d’une passe de Guendouzi pour une reprise d’Alexis Sanchez, tous deux remplaçants au coup d’envoi. Le turn-over est un art indispensable à gérer pour un coach qui aspire à disputer trois compétitions avec son effectif, et pour l'instant Igor Tudor s'en sort à merveille.
  • Gonalons, 6 ans après
Avec ses 16 buts en plus de 12 ans de carrière, Maxime Gonalons n'est pas le plus prolifique des milieux de terrain. Mais dimanche, l'ancien Lyonnais a renoué avec cette agréable sensation en ouvrant le score pour Clermont face à Toulouse, en renard, sur corner. Il a fallu un peu de patience au joueur passé par la Roma, puisque son but a été vérifié à la vidéo.
Mais ce n'est rien à côté de celle dont il a dû faire preuve pour faire de nouveau trembler les filets en Ligue 1. Son dernier but dans l'élite du foot français remontait en effet à novembre 2016, soit près de six ans, à l'occasion d'un carton de l'OL sur la pelouse de Nantes (0-6). C'était sa dernière saison en France avant d'y revenir. Depuis, il n'avait marqué qu'une fois avec le Séville FC, et une autre fois avec Grenade, mais jamais en championnat.
  • Hors de ses bases, Monaco carbure
Avec seulement huit points pris en six matches, l'AS Monaco réalise un début de saison mitigé. Mais en se relançant sur la pelouse de Nice dimanche soir (0-1), après quatre matches sans victoire en Ligue 1, le club du Rocher a confirmé ses excellentes dispositions à l'extérieur. Loin de ses bases, l'ASM est invaincue, et a pris… sept de ses huit points depuis la reprise. Le deuxième meilleur bilan derrière le PSG, à égalité avec Marseille et Lille.
Comment l'expliquer ? Youssouf Fofana a avancé une raison qui ne ravira pas les supporters du stade Louis-II après la victoire sur la pelouse du Gym : "A l'extérieur, on a plus de soutien, on les entend plus (les supporters)". Au moins, c'est clair…

Breel Embolo buteur contre l'OGC Nice

Crédit: Getty Images

Les Flops

  • Germain, le rouge qui tâche
Il venait de revenir, un peu à la surprise générale, sur le devant de la scène. Valère Germain s'était signalé dimanche dernier avec son doublé lors du carton de Montpellier à Brest (0-7). Et son entraîneur, Olivier Dall'Oglio, l'avait justement récompensé en lui offrant une première titularisation cette saison contre Ajaccio mercredi, puis une deuxième face à Lille. Mais ce dimanche s'est beaucoup moins bien passé pour Germain. Auteur d'un geste plus maladroit que méchant sur Adam Ounas, l'ancien Marseillais a été expulsé juste avant la pause, laissant ses partenaires en infériorité numérique durant toute la seconde période. Son rouge a plombé les Héraultais, battus par les Dogues (1-3).
La catégorie des "plus maladroits que méchants" était d'ailleurs à la mode dimanche. Sanjon Prcic avec Strasbourg, Yoann Salmier avec Troyes, n'avaient pas non plus l'intention de faire mal. Mais à l'arrivée, cela fait encore cinq expulsions lors de la 6e journée, après les quatre rouges de mercredi dernier...
  • Brest, sept jours à oublier
D'un dimanche à l'autre, Brest n'a pas retrouvé le sourire. Giflé sévèrement par Montpellier (0-7) sept jours avant, le club finistérien n'a pas trouvé comment relever la tête. Battus à Rennes mercredi (3-1), les hommes de Michel Der Zakarian ont certes pris un point contre Strasbourg dimanche (1-1). Mais sur leur pelouse, ils ont joué en supériorité numérique pendant plus d'une heure. Et encore, Marco Bizot a sauvé les siens à la 90e devant Kévin Gameiro. Sept jours en presqu'enfer pour les Brestois donc. Sept jours à oublier.
  • Rennes, opération portes ouvertes
Nayef Aguerd est parti. Warmed Omari est lui blessé. Et le Stade Rennais a donc été contraint à un lifting de sa défense centrale pour débuter cette saison. Pour le moment, ce n'est pas vraiment une réussite. Si ce n'est évidemment pas uniquement de la faute des deux centraux - Joe Rodon et Arthur Theate en l'occurrence -, le club breton a encore pris un but ce dimanche face à Troyes (1-1) sur une action où la défense rennaise s'est montrée bien passive. Encore car depuis le début de saison, Rennes est incapable de garder sa cage à zéro en L1 à chacune de ses sorties. Et c'est une des raisons du début de saison mitigé des Rouge et Noir.

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  • Ajaccio, adaptation ratée
Les journées se suivent et se ressemblent pour Ajaccio. Pour son retour en L1, le club corse n'a pas encore trouvé le rythme de l'élite. Les protégés d'Olivier Pantaloni ont encaissé ce week-end leur cinquième défaite en six journées… Et si jusqu'ici, ils avaient "l'excuse" d'avoir affronté de sérieux clients sur le papier (Lyon, Lens, Rennes, Lille ou Montpellier), la venue de Lorient ressemblait à une opportunité à saisir. Mais Thomas Mangani et consorts, incapables de se montrer vraiment dangereux (3 tirs cadrés), ont encore payé cash la moindre de leurs erreurs (0-1). Avec un seul point, Ajaccio reste dernier.
  • Le SCO se cherche une (nouvelle) défense
Il fallait bien finir par tourner la page Romain Thomas - Ismaël Traoré à Angers, mais c’est pour l’instant un pari perdant. Encore défait dans les grandes largeurs à Lyon (5-0) ce samedi, le SCO vient d’encaisser 12 buts en l’espace de six jours ! Pointée du doigt, la défense angevine “new look” avait pourtant débuté la saison par un clean-sheet prometteur contre Nantes (0-0), mais a sombré ces dernières semaines, qui plus est contre des équipes pas forcément réputées pour leurs armadas offensives (Brest, Troyes, Reims…).
Gérald Baticle a beau multiplier les charnières différentes, aucune des trois recrues Cédric Hountondji, Miha Blazic ou Ousmane Camara n’a apporté assurance et satisfaction à ce poste. Les réajustements tactiques de Batista Mendy ou Abdoulaye Bamba, à un poste qui n’est pas le leur, ne font pas beaucoup plus effet : le SCO est avant-dernier avec une différence de buts de -11, et la question de mettre l’état d’urgence sur la défense angevine est déjà légitime.

L'entraîneur du SCO d'Angers Gérald Baticle n'a toujours pas trouvé la formule en défense centrale

Crédit: Getty Images

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