A peine sortis d’une saison compliquée, au terme de laquelle leur équipe première a fini à la dixième place de Ligue 1, loin de ses ambitions comme champion de France en titre, les salariés du LOSC ne sont visiblement pas au bout de leur peine. Une descente de police a eu lieu ce mardi au siège du club nordiste, situé au domaine de Luchin à Camphin-en-Pévèle, comme l'a confirmé le club après des révélations effectués par L'Equipe.

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D’après le quotidien sportif, les enquêteurs de la police judiciaire de Lille auraient procédé à l’audition de plusieurs personnes du club, parmi lesquelles le directeur administratif et juridique des Dogues, Julien Mordacq. Une information démentie par une source proche du dossier à l'AFP, selon laquelle cette perquisition "vise à récupérer des documents dans le cadre des contrats passés de club à club pour l'achat, l'échange de joueurs".
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Le LOSC collabore naturellement à la procédure et ses dirigeants se tiennent évidemment à l’entière disposition de la police
Dans un communiqué, le club, lui, a précisé que cette opération de police avait eu lieu "après une plainte déposé contre X en octobre 2021", les Dogues s'estimant victimes "d’un certain nombre de contrats signés par l’ancienne direction". Celle de Gérard Lopez, à la tête de l'institution lilloise entre 2017 et 2020, avant d'être remplacé par Olivier Létang.
Parmi ces contrats, pourraient figurer ceux signés à l'occasion du transfert de Victor Osimhen, à l’été 2020, à Naples, pour 71,3 millions d’euros bruts. La vente du Nigérian n’avait rapporté que 36 millions nets au club nordiste, qui avait également récupéré 4 joueurs du club italien. Orestis Karnezis, transféré alors pour 20,3 millions d’euros, est le seul à être toujours présent dans l’effectif entraîné cette saison par Jocelyn Gourvenec.
Tandis que, mi-avril, la justice italienne, qui s’était également penchée sur le sujet, avait acquitté onze clubs soupçonnés de "transferts douteux", dont Naples, concerné par le dossier Osimhen pour "plus-values fictives", le LOSC, lui a bloqué depuis plusieurs mois le versement des commissions d'agents sportifs.
Avant de payer ces derniers, il attendait le résultat d’une enquête interne menée par un cabinet d’avocats, missionné par les Nordistes, et qui aurait donc livré ses conclusions. "Le LOSC collabore naturellement à la procédure et ses dirigeants se tiennent évidemment à l’entière disposition de la police et de la justice dans le cadre de cette enquête", a complété le club dans son communiqué.
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