Ce n'est pas une annonce fracassante, c'est plus une vieille rengaine. Mardi, Nasser Al-Khelaïfi a tenu à faire passer un message. Fort sur le papier. A l'attention de ses stars notamment. "Peut-être devrait-on d’ailleurs changer notre slogan… Dream Bigger, c’est bien mais aujourd’hui, nous devons surtout être réalistes, on ne veut plus du flashy, du bling-bling, c’est la fin des paillettes", a prévenu le président du PSG dans Le Parisien. Le ton est donné : une nouvelle impulsion est voulue au sommet du club. Un changement d'ère, comme l'espèrent les habitués du Parc des Princes. Mais faut-il vraiment y croire ?
Pour entamer cette nouvelle politique et alors que Zinédine Zidane était pressenti comme la piste rêvée des propriétaires qatariens du club, Nasser Al-Khelaïfi a expliqué que le choix de l'entraîneur, Christophe Galtier sauf surprise, lançait cette nouvelle dynamique après une campagne européenne encore décevante. "On a choisi une autre option (ndlr : que Zidane). On a choisi un entraîneur qui sera le meilleur pour ce que nous voulons mettre en place", a glissé "NAK". Cela peut donner l'impression que le dirigeant de 48 ans tape le poing sur la table. Qu'il remet l'institution PSG à sa place, comme en rêvent nombre de supporters.
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Le discours sur l'institution bien connu

Le souci, c'est que ce n'est pas la première fois qu'il monte au créneau de la sorte. C'est même devenu une douce rengaine pour Nasser Al-Khelaïfi à l'heure de faire le bilan de fin d'année et de se projeter sur la suite. Il n'y a ainsi pas besoin de remonter bien loin pour trouver un premier exemple de cette "habitude" de Nasser. Juste un an suffit. En juin 2021, le patron parisien, interrogé sur la situation de Kylian Mbappé, en avait profité pour monter au créneau sur le profil des joueurs et surtout leur mentalité dans L'Equipe en faisant le lien avec l'image du PSG : "Le club est au-dessus de n'importe quel joueur, quel qu'il soit. On veut des joueurs qui se battent, qui donnent tout ce qu'ils ont, qui veulent rester ici."
Ça ne vous rappelle rien ? Les mots sont différents mais l'idée reste la même car les maux eux sont identiques. Et c'est de l'histoire ancienne désormais à Paris. Remontons maintenant en mai 2020. A cette époque, Nasser Al-Khelaïfi utilise déjà le même champ lexical dans France Football : "Au Paris Saint-Germain, nous plaçons l’institution au-dessus de tout et de tous. Ceux qui travaillent au PSG le savent déjà et ceux qui nous rejoindront à l’avenir le feront en toute connaissance de cause." Mais ce n'était là encore par la première fois que le boss parisien allait sur ce terrain.

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Même en 2016…

Cette sortie sur l'institution est ainsi intervenue un an après un entretien déjà à FF où Nasser Al-Khelaïfi avait haussé le ton pour pointer l'attitude du groupe parisien, après une saison décevante marquée par une sortie de route dès les huitièmes de finale en Ligue des champions face à Manchester United. "Les joueurs vont devoir assumer leurs responsabilités encore plus qu'avant. Ils vont devoir faire plus, travailler plus. Ils ne sont pas là pour se faire plaisir. Et s'ils ne sont pas d'accord, les portes sont ouvertes. Ciao ! Je ne veux plus avoir de comportements de stars", avait tonné le président du PSG, alors que Leonardo avait fait son retour quelques jours avant et que plusieurs observateurs avaient dénoncé lors des derniers mois le statut accordé à Neymar notamment. Et ce n'était toujours pas un coup d'essai pour le président parisien.
L'un des premiers coups de semonce de Nasser Al-Khelaïfi remonte en fait à 2016. Malgré le quadruplé national, l'élimination face à Manchester City en quart de finale de la Ligue des champions était resté en travers de la gorge du patron du PSG. Et avec le départ de Zlatan Ibrahimovic, il était temps à ses yeux d'envisager un virage et de "gros changements" dans le projet parisien avec l'ambition selon lui de lancer "un nouveau cycle". "Ce ne sera pas facile pour tout le monde mais c'est le moment de changer. Après cinq ans, il faut relancer un nouveau cycle. Nous rêvons grand, je le dis depuis mon arrivée, nous voulons gagner la Ligue des champions et je n'abandonnerai pas. On va recruter des joueurs qui apporteront encore plus à l'équipe. Au début, on a eu besoin de joueurs pour développer notre image. Aujourd'hui, grâce à eux, le PSG est connu partout dans le monde", avait glissé au Parisien en juin 2016, Al-Khelaïfi quelques jours avant le départ de Laurent Blanc.
En juin, l'histoire est donc souvent un perpétuel recommencement à Paris. Et ce n'est pas sûr que cela rende le discours du boss très audible aux oreilles de ses joueurs.
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