Plus l’échéance approche, plus le temps passe vite. Dans trois semaines ou presque, Paris affrontera l’une des meilleures équipes d’Europe, le Real Madrid, pour le rendez-vous majuscule de sa saison en 8e de finale de la Ligue des champions. Et en cette fin du mois de janvier, le PSG et sa colonie de stars n’ont plus de temps à perdre. Et d’abord Sergio Ramos. Ce dimanche marquera peut-être un tournant. Non pas parce que Reims a été éparpillé façon puzzle (4-0), non pas parce que Paris conserve onze points d’avance sur un championnat qui semble déjà plié depuis des semaines mais parce que Sergio Ramos a marqué son premier but et que, surtout, il a disputé l’intégralité de la rencontre.

Auteur d'un doublé, Marco Verratti félicité par ses coéquipiers - PSG - Reims - Ligue 1

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A trois semaines de ses retrouvailles avec son ancien club, c’est capital pour lui, bien sûr, et pour Paris qui l’a recruté pour le guider du haut de son palmarès fantastique et de sa carrière incomparable. Ce dimanche, on a retrouvé Ramos, tel que lui-même : intransigeant derrière et saignant devant à l’image de son but en deux temps plein de convictions et de détermination. Il suffisait d’observer sa joie, dans un but qui comptera peu dans sa carrière mais beaucoup dans sa nouvelle aventure parisienne, pour comprendre le soulagement qui l’a habité. Un an presque jour pour jour après sa déchirure du ménisque qui lui a coûté une deuxième moitié de saison avec le Real et un Euro avec l’Espagne, il aperçoit peut-être, même s’il faut rester prudent, le bout du tunnel.
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J’ai trouvé mon équilibre
"Je suis très content, a-t-il réagi après la rencontre au micro d’Amazon Prime. Le travail est toujours récompensé. Je suis heureux d’avoir joué 90 minutes et d’avoir marqué ce premier but, j’espère qu’il en appellera d’autres". Plus que le but, c’est sa fiabilité physique que scrute le PSG à l’approche des grandes échéances. Avant ce dimanche, le champion du monde espagnol n’avait disputé qu’une rencontre en intégralité depuis son arrivée, c’était à Geoffroy-Guichard fin novembre. Entre sa très longue blessure au mollet, ses gênes musculaires de l’automne ou son expulsion face à Lorient, il n’a jamais pu enchaîner. Ramos n’a pas caché ses difficultés mais a assuré que c’était de l’histoire ancienne : "J’ai passé beaucoup de temps à Madrid et c’était dur au début mais ça va de mieux en mieux. J’ai trouvé mon équilibre ici pour faire mon métier de footballeur."

Sergio Ramos

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"Je connais l’importance d’accumuler l’habitude, la routine et ça fait trois semaines que j’ai repris le rythme, a assuré l’homme aux 35 trophées. Jour après jour, je progresse physiquement. J’essaie d'apporter la meilleure version de moi-même à cette équipe. C’est le meilleur moment de la saison pour arriver à ma meilleure forme avec toutes les échéances qui arrivent." Paris n’a pas souffert de son absence jusqu’ici mais n’aura jamais autant besoin de sa présence qu’en 8e de finale face à une équipe qu’il connaît sur le bout des doigts.

Kimpembe, victime collatérale ?

De quoi rassurer Mauricio Pochettino : "C’était important pour lui de finir le match. Il était bien jusqu’à la fin, on aura encore une semaine pour travailler sa forme et ce sera encore meilleur", a jugé le coach du PSG. Avec un Ramos à ce niveau, et dans l’hypothèse de moins en moins farfelue où il pourrait enchaîner de telles performances, le technicien argentin va désormais faire face à un dilemme. Entre l’Espagnol et Presnel Kimpembe, il va devoir choisir car on imagine mal Pochettino sortir du chapeau une défense à trois face au Real sans jamais vraiment l’avoir testée cette saison.

Pochettino sur Ramos : "Il a passé six mois difficiles"

"On verra, le plus important c’est que tous les joueurs soient disponibles pour pouvoir avoir le choix, a botté en touche l’entraîneur du PSG. J’espère que Sergio et Presnel iront bien et on prendra des décisions plus tard. Ce sera du management." Un problème qui n’en est pas vraiment un. Car Ramos devrait d’abord apporter pas mal de solutions s’il tient la forme qu’il a affichée dimanche face à Reims. Et tant pis pour Kimpembe…

La joie de Sergio Ramos après son but lors du match opposant le Paris Saint-Germain à Reims, le 23 janvier 2022 en Ligue 1

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