Impossible de savoir si Christophe Galtier modifiera en profondeur le fonctionnement du Paris Saint-Germain. Ce qui est certain, en revanche, c'est qu'il s'est d'ores et déjà démarqué de la plupart de ses prédécesseurs, ce mardi, lors de sa conférence de presse de présentation. Avant même de répondre aux premières questions des journalistes qui lui faisaient face, le successeur de Mauricio Pochettino s'est autorisé un petit discours pour évoquer sa fierté et son nouveau rôle. Et surtout, pour lancer une grande mise au point : "Si j'ai accepté ces responsabilités, c'est que j'en suis capable."
L'ancien coach de Nice est assez intelligent pour savoir que son profil tranche avec celui de la plupart des entraîneurs qui se sont succédé sous l'ère QSI. Il sait aussi ce que cela implique. "Il y a des gens sceptiques, je le comprends", a assuré le technicien marseillais. Cette première conférence de presse lui a donc permis de dissiper - d'abord verbalement - les doutes qui ont entouré son arrivée.
Ligue 1
"Ils ont cloné Mbappé" : Entre Efekele et la star du PSG, un parallèle qui a enflammé la toile
IL Y A 20 HEURES

Et maintenant Fofana : Paris va-t-il trop loin dans ses pistes made in L1 ?

À commencer par sa gestion d'un vestiaire bien plus fourni, en talents et en ego, que tous ceux qu'il a connus jusqu'à présent à Saint-Etienne, Lille puis Nice. "Évidemment que cette question se pose, a confié celui qui est aussi un brillant communicant. Ce sont des joueurs qui veulent jouer, prendre du plaisir et gagner. [...] C'est un privilège d'avoir un effectif avec des joueurs de ce niveau. La première des choses est d'échanger mais aussi d'imposer. Il n'y aura pas de compromis dans ce que doit être la force du groupe."

Le groupe au-dessus de tout

Durant plus d'une demi-heure, cette notion de groupe fut une sorte de fil rouge pour chacune des argumentations du nouveau coach parisien. Quelques jours après que Nasser Al-Khelaïfi a décrété la fin du bling-bling, Galtier a joué sur ses grandes forces et sur ce qui le caractérise en tant qu'entraîneur : discipline, rigueur et unité. "Il n'y aura aucun joueur au-dessus du groupe, a-t-il martelé. Mon objectif est de faire en sorte que cette somme de talents devienne une grande force. Je suis déterminé à faire en sorte que cette équipe soit soudée et exigeante pour faire la plus grande saison possible. S'il y a des joueurs qui sortent de ce cadre, ils seront écartés."

"Hormis Lewandowski, toutes les pistes de Campos font sens pour le PSG"

Ces avertissements, répétés et assez inhabituels pour une conférence de presse de ce type, n'ont occulté que partiellement les autres sujets majeurs pour la saison à venir. Notamment celui du jeu. Car pour la première fois, le Paris Saint-Germain a choisi un entraîneur pour sa personnalité et ses résultats bien plus que pour ses idées de jeu. Galtier n'est pas un dogmatique. Il est attaché au 4-4-2. Et à l'équilibre.
Mais à Paris, il va s'adapter. Au moins partiellement. "Il faut avant tout gagner, a rappelé "Galette". Mais avec un tel effectif et dans un club comme le PSG, il faut aussi bien jouer. [...] Paris a très souvent la possession et joue contre des blocs bas. Il faudra à la fois pouvoir attaquer, mettre une grosse pression mais aussi garder un bon équilibre. Bien évidemment que ce sera très différent de ce que j'ai pu faire auparavant."

La fin de l'alternance dans la cage

Le nouveau coach du PSG envisage déjà un système à trois défenseurs, et veut "du rythme et de l'intensité, de la détermination pour récupérer tôt et haut." Il a une idée "très précise" de ce qu'il attend de Neymar. Et ce n'est certainement pas un départ : "Les joueurs de classe mondiale, mieux vaut les avoir avec que contre", a-t-il souri. Galtier n'a pas encore échangé avec le Brésilien, de retour à l'entraînement ce mardi, ni avec Mbappé, à qui il souhaite "ne pas donner toute la responsabilité et la pression".

Que donnerait la défense du PSG avec Skriniar ?

En revanche, l'entraîneur a d'ores et déjà sonné la fin de l'alternance au poste de gardien de but. "J'ai par principe de nommer un numéro un et un numéro deux, a-t-il expliqué. Je fonctionne toujours comme ça." Entre Gianluigi Donnarumma et Keylor Navas, le coach parisien va donc rapidement trancher. Ce qui pourrait entraîner le départ du numéro deux désigné.
Galtier en attend d'autres : "Je pense que l'effectif doit être réduit, a-t-il glissé. On ne peut pas avoir dans le vestiaire des joueurs qui ne jouent pas car ils sont malheureux. Plus vous avez de gens malheureux, moins les performances sont bonnes." La liste des indésirables existe donc bel et bien. Ce n'est pas une surprise. Mais c'est maintenant, là aussi, on ne peut plus clair.
Ligue 1
L'entourage de Messi dément un rapprochement avec le Barça
HIER À 08:22
Ligue 1
Sosie de Verratti et chouchou d'Ancelotti : Ruiz, un nouveau regista au PSG ?
HIER À 22:40