Le jeu

Pablo Longoria avait les idées claires. C'est la raison pour laquelle il ne lui a fallu que quelques jours pour compenser le départ surprise de Jorge Sampaoli. Pour lui, Igor Tudor était une opportunité. "Tous ceux qui ont regardé la Serie A ont vu que l'Hellas était une très bonne équipe, avec du cœur, de la verticalité et des intentions de jeu", a soufflé le patron de l'OM au moment de présenter son nouveau coach. L'Espagnol a à la fois choisi l'option de la continuité, en optant pour un entraîneur aux préceptes bien définis... mais aussi très différents de ceux de son prédécesseur.
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Avec l'ancien défenseur croate, oubliez l'obsession de la possession. "Si on commence à parler de jeu, cette conférence va durer jusqu'à demain, a-t-il souri ce mardi. Chaque coach est différent. C'est ce qui fait la beauté du football : chacun peut gagner avec des idées bien distinctes. Mais si je dois décrire ce que je voudrais, je dirais que ce serait un football offensif, intense, vertical. Mais pas au détriment de la défense. Je veux que lorsque les gens viennent au stade, ils ne repartent pas déçus." Y compris en Ligue des champions.

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La question du schéma tactique, qui fut longtemps un sujet de crispation à Marseille avec Sampaoli, revêt vraisemblablement moins d'importance pour l'ancien joueur de la Juventus. L'immuable 3-4-3 qu'il a instauré à Vérone, avec deux hommes derrière l'attaquant de pointe, ne sera pas forcément transplanté à l'OM. "Comment on va jouer ? Vous le verrez bientôt, a souligné Tudor. Les matches ne se gagnent pas grâce au système, même si je sais que c'est quelque chose qui vous intéresse beaucoup."

Les joueurs

Au moment de sa présentation à la presse, Tudor n'avait orchestré qu'un seul entraînement, la veille. Sans surprise, il n'a donc que très peu évoqué les individualités. "En ce qui concerne l'effectif, je connais tous les joueurs parce que j'ai vu les matches de la saison dernière", a-t-il tout de même précisé. Tout juste a-t-il évoqué Dimitri Payet, "un grand joueur que tout le monde connaît." Mais à entendre ses intentions, tant sur le jeu que sur le fonctionnement, on se dit que ses méthodes ne trancheront pas radicalement avec celles de Sampaoli.

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"On va jouer beaucoup de matches, a rappelé Tudor. Je n'ai pas de problème à faire jouer un garçon de 20 ans. Je mets les meilleurs, tout simplement. Et ce sont les entraînements et les matches qui décideront. Il y aura une base de 15 ou 16 joueurs, mais les autres pourront avoir une importance." Autrement dit, certains éléments déjà capitaux la saison dernière, comme Guendouzi ou Rongier, devraient encore avoir un rôle important.
Pour les cadres bousculés, comme Milik ou Mandanda, il faudra encore batailler. Si le technicien croate n'a pas voulu s'attarder sur le cas du portier chouchou du Vélodrome, sur le départ, Pablo Longoria s'est occupé de passer la deuxième couche. "On a beaucoup discuté avec Steve de sa position au sein du club, a confié l'Espagnol. On lui a dit que le modèle serait le même que la saison dernière, c'est-à-dire avec de la concurrence."

Le mercato

En choisissant Tudor, l'OM s'est aussi offert un peu de tranquillité. Avec Sampaoli, les discussions portant sur le marché des transferts furent parfois crispantes pour les deux camps. L'Argentin était particulièrement exigeant, voire idéaliste ? Le Croate, lui, est bien plus ouvert.

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"Le mercato, ce sont les dirigeants qui s'en occupent", a-t-il simplement concédé. Avant cela, Pablo Longoria avait justement salué le discours de son coach sur la structure du club : "Pour lui il y a le club, les dirigeants, l'entraîneur et les joueurs, a-t-il expliqué en mimant des étages avec sa main droite. J'ai beaucoup aimé ça. C'est la mentalité avec laquelle notre projet peut fonctionner." Grand adepte de la période de mercato, Longoria a maintenant plus de champ, même s'il s'est entouré de Javier Ribalta. Et qu'il n'a pas changé d'avis sur l'importance du consensus entre la direction et le staff.
"Il faut toujours répondre aux attentes du coach", a soufflé Longoria. Sampaoli voulait des joueurs impossibles à convaincre. Tudor devrait se contenter de réclamer des profils. Et pour le président de l'OM, ça change tout.
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