Cela fait quelque temps qu'il s'est détaché comme l'élu du banc parisien. Après Antoine Kombouaré, Carlo Ancelotti, Laurent Blanc, Unai Emery, Thomas Tuchel et Mauricio Pochettino, QSI a décidé de placer le destin du PSG entre les mains de Christophe Galtier. C'est comme si c'était fait. La révolution annoncée au sein du club de la capitale depuis la débâcle de Madrid aura donc débouché sur la nomination d'un coach marseillais pour prendre le banc parisien. Pas celui que l'on croyait. Il y avait beaucoup plus de raisons d'envisager Zinedine Zidane que de d'imaginer débarquer Galtier dans la capitale.
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Il n'est pas question de remettre en question les qualités du désormais ex-entraîneur de Nice. Il avait réalisé un travail remarquable à Saint-Etienne, permettant aux Verts de soulever un trophée, la Coupe de la Ligue en 2013, pour la première fois depuis 32 ans. Il avait fait encore mieux à Lille, conduisant le LOSC à la deuxième place du championnat en 2019, puis à la première deux ans plus tard. Gratter un titre de champion de France sur une période vampirisée par le PSG, ce n'est pas un mince exploit. Il l'a fait. Et cela en dit finalement assez long sur les capacités de Galtier. Il n'en reste pas moins un profil unique en son genre parmi tous les entraîneurs passés à Paris sous l'ère QSI.

Un bilan européen qui grince

Carlo Ancelotti avait déjà deux Ligues des champions à son actif au moment de poser ses valises dans la capitale. Laurent Blanc pouvait s'appuyer sur une carrière remarquable de joueur et des débuts très prometteurs en tant qu'entraîneur au moment de succéder à l'Italien. Unai Emery avait trois Ligues Europa à son palmarès et aspirait à prouver sa capacité à faire aussi bien à l'étage supérieur. Thomas Tuchel faisait partie des entraîneurs en vogue, avec une philosophie de jeu marquée. Et Mauricio Pochettino, un ancien du club, avait prouvé son potentiel en guidant Tottenham à la finale de la Ligue des champions en 2019.

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Galtier n'a rien de tout cela, même si son palmarès est finalement plus fourni que ceux de Pochettino et Tuchel quand ils sont arrivés à Paris. Mais sur la scène européenne, celle où le PSG tient à briller plus qu'ailleurs, son bilan contraste très clairement avec les ambitions parisiennes. Il n'est jamais parvenu à qualifier Saint-Etienne pour un 8e de finale de Ligue Europa en quatre campagnes. Il n'avait pas fait mieux avec Lille en C3 en 2020-21. Et sa seule participation en Ligue des champions avec les Dogues a quasiment viré au cauchemar avec zéro victoire, un nul et cinq défaites.

Zidane n'aurait pas forcément réussi

C'est bien le bilan européen de Galtier qui rend son arrivée à Paris totalement improbable. Car la révolution voulue par la direction parisienne résulte du cataclysme vécu à Madrid en Ligue des champions (3-1). Où les Parisiens avaient totalement perdu leurs moyens après l'égalisation madrilène. Où les limites mentales du PSG étaient une nouvelle fois apparues au grand jour. Où l'absence d'un coach capable de maintenir le cap quand le navire commençait à sombrer s'était fait cruellement ressentir. Ce qui donnait tout son sens à la piste Zidane. Et beaucoup moins à celle menant à Galtier.

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Mais puisqu'il était question de révolution, celle que le PSG se devait de mener ne pouvait pas s'arrêter au choix d'un entraîneur. Les échecs successifs d'Emery, de Tuchel, même si celui de l'Allemand est à relativiser, et surtout de Pochettino ont montré que le chantier face auquel se trouvait la direction parisienne était beaucoup plus vaste que cela. Qu'un seul homme sur le banc n'était pas forcément de nature à régler le problème. Même si cet homme s'appelle Zinedine Zidane. Sans changements plus profonds au sein du club, le triple champion d'Europe n'aurait pas forcément réussi là où les autres avaient échoué.

Enfin un binôme fort à la tête du sportif

C'est justement là que la nomination de Galtier prend tout ce sens. Il faudra voir si les belles intentions affichées par Nasser Al-Khelaïfi dans son discours sont suivies sur le terrain. Mais dans les actes, il y a déjà eu des décisions fortes avec le départ de Leonardo et l'arrivée de Luis Campos au poste de conseiller sportif. Le Brésilien n'entretenait pas forcément les meilleures relations avec les différents entraîneurs qui se sont succédé au PSG et Paris souffrait de ne pas avoir un binôme fort à la tête du secteur sportif. La direction parisienne s'est donné les moyens de corriger le tir.
Dans cette optique, elle pouvait difficilement faire un choix plus judicieux que celui de nommer Galtier pour accompagner Campos. Parce que ce binôme a fait ses preuves à Lille. Parce que ces deux hommes savent très bien comment se répartir les rôles pour que chacun soit le plus efficace dans son domaine d'action. Parce que Campos, le nouvel homme fort de Paris, n'aurait pas forcément la même influence avec un autre entraîneur comme Zidane. Parce que c'est finalement la meilleure base possible pour un chantier aussi important que celui du PSG. Aussi improbable que cela puisse paraître.

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