Lyon pensait bien avoir flairé le bon coup l'été dernier. En recrutant Jérôme Boateng, libre après la fin de son contrat avec le Bayern Munich, l'OL imaginait avoir mis la main sur le taulier qui manquait à sa défense. Un an plus tard, les Gones ont largement eu le temps de déchanter. L'Allemand de 33 ans n'est même plus considéré comme un titulaire en puissance au sein de la défense rhodanienne. Et l'idée de la direction lyonnaise semble plutôt de s'en séparer que d'envisager l'avenir avec lui.
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Il est peu probable de le voir sur le terrain du Groupama Stadium face à Troyes. Boateng n'a pas participé à la séance d'entraînement jeudi, à la veille de la rencontre. Peter Bosz, l'entraîneur de l'OL, a évoqué des raisons médicales pour justifier son absence. Cela ne change pas forcément grand-chose pour le technicien néerlandais. Face à Ajaccio lors de la 1re journée, l'ancien joueur du Bayern n'avait pas foulé la pelouse, assistant du banc des remplaçants à la victoire des Gones pour inaugurer la saison de L1 (2-1).
Ce n'était pas une surprise. Boateng avait déjà dû se contenter d'un temps de jeu limité sur la deuxième moitié de la saison passée. Il y avait eu l'émergence du jeune Castello Lukeba qui, lui, s'est immédiatement imposé comme le patron de la défense lyonnaise. Et le repositionnement de Thiago Mendes, milieu défensif de formation, à ses côtés pour former la charnière rhodanienne. Bosz avait choisi de reconduire ce duo pour démarrer la nouvelle saison. Sans que ce choix soit réellement contestable.

Un poids financier considérable

Boateng avait bien réussi quelques performances encourageantes sur la première moitié de la saison passée. Mais il avait aussi affiché une irrégularité préjudiciable pour la solidité de la défense lyonnaise. Il était notamment passé à côté de son sujet lors de la défaite à Monaco (2-0) début février. Le moment choisi par Bosz pour changer son fusil d'épaule et s'appuyer sur le duo Lukeba-Mendes en défense centrale. Au-delà de son manque de rendement, quelques prises de bec avec ses coéquipiers (Léo Dubois, Rayan Cherki, Bruno Guimarães) avaient peut-être fini de convaincre Bosz de ne plus s'appuyer sur lui. Un sacré camouflet pour le champion du monde 2014.

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D'autant plus qu'il sortait d'une saison plutôt aboutie dans un club aussi exigeant que le Bayern juste avant de rejoindre Lyon. Mais il abordait quand même le nouvel exercice avec optimisme. "Je suis heureux de pouvoir enfin effectuer une préparation complète, je me sens très bien, je suis en forme et très motivé, disait-il fin juillet dans les colonnes de Kicker. C’est une situation de départ très différente pour moi de celle de l’année dernière. Je me sens en pleine forme et je sais que je peux jouer à haut niveau. Tant que l’on s’entraîne bien, cela ne fait aucune différence que l’on ait 30 ou 33 ans. Je veux continuer à me mesurer aux meilleurs et j’ai quelques bonnes années devant moi."
Mais les dirigeants lyonnais ne sont pas forcément disposés à lui laisser la chance de le prouver. L'Allemand pèse de tout son poids dans les finances du club avec un salaire estimé à 350 000 euros par mois, le plus élevé de l'effectif rhodanien. Compte tenu du statut du joueur, devenu remplaçant de luxe, l'idée de vendre Boateng est loin d'être dénuée de sens. Mais les prétendants ne semblent pas se bousculer pour tenter de relancer un joueur en chute libre depuis qu'il a posé ses valises sur les bords du Rhône.

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